Poitiers : Festival International "Filmer le travail"

Comprendre, analyser, détailler à travers le 7ème art l'évolution du rapport entre le capital et le travail, l'épanouissement tant personnel que collectif au sein de son entreprise, est l'objectif ambitieux de "Filmer le travail".

Filmer le Travail : Festival unique en son genre sur le monde du travail
Filmer le Travail : Festival unique en son genre sur le monde du travail

Rendez-vous à Poitiers du 4 au 13 février 2022 pour la 13ème édition du Festival international Filmer le travail autour d’une nouvelle thématique centrale : le travail de la terre et avec le vivant.

Dix jours de festival rythmés par de nombreux événements et en présence d’invité.e.s : projections de films suivies de débats, conférences et tables rondes, rencontres et ateliers, journées d’études, programmation jeune public, expositions et concert, et bien d’autres propositions à découvrir !

Au programme : des projections, des expositions, des concerts, des conférences et des tables rondes, une compétition internationale de films proposant une programmation de documentaires de création récents sur le travail.

L'association Filmer le travail organise de nouveau ce festival qui est devenu au fil des éditions un lieu de référence concernant le cinéma documentaire sur le travail où échangent professionnels de l'image, chercheurs, acteurs et spécialistes du travail. Le festival touche aussi un public plus large qui y voit une opportunité de débat citoyen.

Le festival propose aussi des temps forts sur la création documentaire contemporaine autour du son et d’un film en fabrication, en présence de professionnels.

Edito du festival : le travail de la terre et avec le vivant

« Agis en ton lieu, pense avec le monde » Édouard Glissant

Après une 12e édition en ligne, nous nous réjouissons que cette 13e édition soit l'occasion de retrouver le chemin des salles et le public. Pour la 3e année consécutive, Filmer le travail fait le choix d'une thématique centrale et transversale en prise avec des problématiques actuelles, le travail de la terre et avec le vivant, qui sera abordée au fil d'une programmation mêlant cinéma, recherche, littérature et création artistique.

Lieu de travail et de vie, espace menacé, territoire à protéger, zone à défendre, la terre se retrouve à la croisée d'enjeux poli- tiques, sociaux et économiques. Cette édition mettra en réso- nance des portraits d'hommes et de femmes au travail, reliera les luttes d'hier et celles d'aujourd'hui, en identifiant les rapports de domination à l’œuvre et leur histoire. La revalorisation du milieu naturel et du vivant aujourd'hui permet d'interroger autrement les rapports de force existant entre pratiques intensives et nouvelles manières de travailler la terre, et nourrit un renouvellement des formes artistiques, que le festival se proposera d'explorer. Cette tension entre la destruction de l'environnement et le soin porté à la terre, à celles et ceux qui la travaillent, aux formes alterna- tives de travail en commun, aux liens qui relient l'homme à son écosystème, seront au cœur de cette édition.Affiche FLT2022 Web 1

Au programme, de nombreux événements dont deux exposi- tions : la première sur la bande dessinée récemment parue de Étienne Davodeau, Le Droit du sol qui interroge l'histoire du sol comme peau du monde à travers l'évocation des traces laissées par l'homme; la seconde composée des photographies de Claude Pauquet sur la décroissance et les nouvelles formes d'habiter et de travailler la terre ; côté musique, le duo formé par Lucas Ravi- nale et Loup Uberto reprendra très librement les polyphonies des travailleurs des champs du nord de l'Italie.

Le beau film de Florence Lazar, Tu crois que la terre est chose morte sera montré en ouverture: l'occasion de relier la lutte éco- logique menée sur les terres martiniquaises par des agricul- teurs·trices, herboristes et citoyens·ennes à l'histoire coloniale ; la sélection de films programmée avec l'historien du cinéma Federico Rossin proposera un voyage dans le temps et les formes filmiques, avec des films de Youssef Chahine, Paul Leduc, Johan van der Keuken, Peter Nestler, Bill Douglas, etc., mêlant des portraits de bergers, de botanistes, d'indiens, de paysans en lutte au Mexique, au Japon, en Égypte ou en Angleterre. Le Brésil sera mis à l'honneur avec trois films récents : Chão de Camila Freitas, Rio de Vozes de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana, et le magnifique premier film de Maya Da-Rin La Fièvre. Des films où l'épique et le poétique se mêlent pour aborder le Mouvement des paysans sans terre, la lutte des pêcheurs·euses du Nordeste brésilien ou la lutte intérieure d'un homme coupé de son environnement naturel, métaphore de l'écocide amazonien.

Côté jeune public, deux films d'animation particulièrement réjouissants seront proposés : Pompoko de Isao Takahata et La petite taupe aime la nature de Zdenk Miler, qui feront la part belle à l'amour des animaux et de la terre, au collectif et à l'ami- tié. La question du lien avec l'animal viendra d'ailleurs clore cette édition avec la projection en avant-première de Vedette de Clau- dine Bories et Patrice Chagnard.

Des rencontres croisées écrits/écrans rythmeront le festival, en présence de Barbara Glowczewski (Réveiller les esprits de la terre) et de la cinéaste Elsa Maury (Nous la mangerons, c'est la moindre des choses) que nous inviterons à dialoguer avec l'autrice et ber- gère Florence Robert (Bergère des collines). Une soirée consacrée aux dystopies environnementales croisera projection super 8 avec le collectif Les Scotcheuses et des lectures de textes choisis. Enfin, des cafés littéraires seront proposés à l'Envers du bocal qui deviendra le temps de cette édition un lieu partenaire privilégié.

Les journées d'études, co-organisées avec l'Université de Poitiers et soutenues par l'OIT, porteront sur l'écologisation des pratiques agricoles, la réappropriation collective des terres et la ques- tion des communs, favorisant les dialogues entre chercheurs et cinéastes. En écho à une lutte locale, un dialogue croisé sur les luttes environnementales sera proposé en présence d'Antoine Chao, reporter radio, de cinéastes, et de militants du collectif Bassines non merci !

Nouveau temps fort du festival : l'invitation faite à un cinéaste tra- vaillant sur la thématique centrale. Cette année, Vincent Lapize vien- dra présenter son film Le Dernier Continent et ses projets en cours.

Autre séance-événement du festival à ne pas manquer: la pro- jection du film récemment restauré, Ali au pays des merveilles de Alain Bonnamy et Djouhra Abouda, film expérimental, politique et radical sur la condition des travailleur·seuse·s immigré·e·s en France au milieu des années 1970.

En écho à l'actualité et au travail des soignants, le film H6, plon- gée vertigineuse dans le plus grand hôpital de Shanghai sera projeté en présence de sa réalisatrice Ye Ye.

Filmer le travail s'affirmera cette année encore comme un lieu d'émergence de nouveaux talents avec la compétition internatio- nale de films documentaires récents, grand temps fort du festival. Cette année 18 films documentaires inédits seront présentés, proposant un renouvellement des formes et des sujets. La créa- tion d'un nouveau prix, le Prix du partenariat France – OIT, viendra réaffirmer la dimension internationale du festival. Des moments de rencontres professionnelles seront également proposés (sur le montage, la diffusion, le documentaire sonore, etc.) ainsi que des avant-premières, dont Une partie en cours de Jean-Philippe Rimbaud, film lauréat de l'appel à projets lancé avec France 3 Nouvelle-Aquitaine.

En savoir plus https://filmerletravail.org/

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