Collonges-la-Rouge : tout savoir sur la diversité de son patrimoine

Dans le cadre de sa politique de valorisation du patrimoine, la Région Nouvelle-Aquitaine publie régulièrement des ouvrages dans une collection intitulée "Visages du Patrimoine". Le dernier ouvrage - le 15ème - est consacré à Collonges-la-Rouge (Corrèze).

A partir des résultats de l’étude menée entre 2009 et 2011 par Agnès Brahim-Giry, chercheur et responsable de l’Unité Recherche-Photographie, service du Patrimoine et Inventaire de la Région Nouvelle-Aquitaine, cet ouvrage propose de partir à la découverte (ou à la redécouverte) des richesses patrimoniales de la commune de Collonges-la-Rouge, à travers onze siècles d’histoire.

Château de Vassignac, pignon ouest, tour polygonale et échauguette méridionale.  ©Région Nouvelle-Aquitaine, service patrimoine et Inventaire, Pascal BouvencourtChâteau de Vassignac, pignon ouest, tour polygonale et échauguette méridionale.
©Région Nouvelle-Aquitaine, service patrimoine et Inventaire, Pascal Bouvencourt

Largement documenté et illustré, cet ouvrage est une réédition augmentée d’un précédent Parcours du Patrimoine (2011) qui avait rencontré un vif succès (l’édition est aujourd’hui épuisée). Cette publication présente le patrimoine collongeois dans un cadre territorial historique indissociablement liée à la vicomté de Turenne, à ses seigneurs et ses gouverneurs.couverture ouvrage Collonges la Rouge

L’étude qui a été menée et qui couvre l’ensemble du patrimoine bâti et des objets mobiliers publics a permis de mettre en évidence les caractéristiques architecturales des édifices, leurs variantes et leur chronologie.

Mais également de contribuer à valoriser et à garder la mémoire d’un patrimoine, notamment rural, qui n’a, jusqu’à présent, que peu retenu l’attention des historiens et dont certains éléments apparaissent comme fragilisés.

Enfin, cette étude a permis de renouveler le discours à l’attention de la population locale et des visiteurs.

Destiné à servir de guide de visite, cet ouvrage invite à remonter le temps et découvrir l’histoire de cette petite commune de Corrèze. Toute la diversité du patrimoine collongeois est ainsi révélée à travers deux itinéraires l’un dans le centre-bourg et l’autre dans l’espace rural où se côtoient manoirs, fermes, maisons de vigneron et bâtiments à vocation agricole comme les granges, fours, séchoirs, cabanes de vigne….

Par ailleurs, des approches thématiques, hors parcours, abordent un patrimoine parfois inédit comme certaines peintures à la grisaille. Cette approche scientifique a été possible grâce à la participation des propriétaires qui ont accepté d’ouvrir leur porte et de faire découvrir les richesses patrimoniales de leurs intérieurs, jusqu’à présent méconnues.

Mentionné dès le VIIIe siècle, le site de Collonges-la-Rouge figurait au Moyen Âge parmi les principales agglomérations de la vicomté de Turenne comme village fortifié doté en 1310 d’une charte de franchise. Collonges-la-Rouge a connu un essor important aux XIIIe et XIVe siècles et à plusieurs reprises au cours de la fin du Moyen Âge et de l’époque moderne.

Maison de la Sirène, vue générale de la façade principale nord  ©Région Nouvelle-Aquitaine, service patrimoine et Inventaire, Philippe RivièreMaison de la Sirène, vue générale de la façade principale nord
©Région Nouvelle-Aquitaine, service patrimoine et Inventaire, Philippe Rivière

Nombre de maisons individuelles se font l’écho de ces phases d’expansion, sous la forme de constructions a novo ou de bâtiments recomposés. Ce village a été sauvé et valorisé par l’association des Amis de Collonges dès 1927 et grâce aux efforts des habitants qui ont eu à cœur l’entretien et la valorisation de leur patrimoine.

Vue générale sud-ouest du manoir de Maussac ©Région Nouvelle-Aquitaine, service patrimoine et Inventaire, Agnès Brahim-GiryVue générale sud-ouest du manoir de Maussac
©Région Nouvelle-Aquitaine, service patrimoine et Inventaire, Agnès Brahim-Giry

Preuve en est : l’idée de créer l’association des Plus Beaux Villages de France née à Collonges-la-Rouge, à l’initiative de son député-maire de l’époque, Charles Ceyrac. Il souhaitait regrouper des villages pour les sortir de l’anonymat et relancer leur économie en faisant la promotion d’un développement rural harmonieux reposant sur le triptyque « qualité, notoriété et développement ». Soixante-six maires répondent à son appel et créent à Salers, dans le Cantal, le 6 mars 1982, l’association dont le siège est à Collonges-la-Rouge. En 2020, elle compte 159 adhérents.

 

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