Centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane

Le centre de la mémoire d’Oradour permet depuis juillet 1999 l’accès aux ruines du village martyr d’Oradour-sur-Glane, en Haute-Vienne, dont la population fut massacrée le 10 juin 1944 par une partie de la 2e division Waffen SS "Das Reich".

C'est l'un des épisodes les plus tragiques de la Seconde Guerre mondiale en France. Le massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) est dans toutes les mémoires
C'est l'un des épisodes les plus tragiques de la Seconde Guerre mondiale en France. Le massacre d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) est dans toutes les mémoires

Équipement culturel d’interprétation, il propose aux visiteurs du site une approche documentée visant à la compréhension des faits et de leur contexte historique.

Rappel historique : le massacre d’Oradour

Le village d’Oradour-sur-Glane, situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Limoges, est connu du monde entier pour porter les traces du tragique événement survenu le 10 juin 1944. En un après-midi, la population est décimée, le village détruit. 642 hommes, femmes et enfants sont assassinés par les armes et le feu ; le village anéanti est pillé et incendié.

place du champ de foire copie

Pour la troupe, ayant fait ses armes sur le front de l’Est d’où elle revint décimée, le crime a été mené méthodiquement, lui permettant ainsi d’initier ses nouvelles recrues à l’exercice de la terreur comme moyen de domination.

De la paisible bourgade limousine, il ne reste en fin d’après-midi que des décombres fumants, des bâtiments éventrés. Avec les quelques survivants rescapés des tueries, les ruines d’Oradour, conservées en l’état, sont les témoins de la violence du massacre. Elles sont dès la Libération classées monument historique et visitées par plus de 300 000 personnes chaque année. Oradour devient le symbole national de la barbarie nazie, et incarne aujourd’hui encore l’archétype des massacres collectifs de populations civiles par des troupes en armes.

Une exposition permanente pour comprendre le drame

Le centre de la mémoire propose aux visiteurs, en amont de la visite des ruines dénuées d’éléments explicatifs, un parcours en cinq étapes replaçant le massacre d’Oradour dans son contexte historique et illustrant un processus, celui de la violence érigée en idéologie.

CMO Oradour 01

À partir de documents d’archives mis à jour parfois pour la première fois, l’exposition permanente du centre apporte un éclairage nouveau sur le massacre et la destruction duvillage, ainsi que des éléments de réponse, multiples, à la question « Pourquoi Oradour? ».

Le 10 juin 1944 est réintégré dans le contexte historique large des racines et de la montée du nazisme, de la guerre et des mouvements de troupes dans la région dès le printemps 44, de la terreur érigée comme instrument de conquête et de domination, en Europe de l’Est jusqu’en Limousin.

Au fil du parcours, le visiteur s’approche de l’événement, et découvre les dernières heures avant le massacre, puis le récit du 10 juin par un film, réalisé par le centre de la mémoire à partir d’images des ruines et d’un commentaire reprenant les témoignages des survivants ainsi que les dépositions des Waffen SS. On y suit, heure par heure et pas à pas, la troupe à l’oeuvre dans le village.

vue expo LIBRE DROIT

Sont ensuite évoqués d’autres massacres commis dans la même période, avant d’accéder à l’ « après » : la découverte des ruines, les processus de commémoration et de justice, et la reconstruction, enfin, du nouvel Oradour. Une galerie composée des visages des victimes, imprimés sur des plaques de porcelaine, accompagne le visiteur dans le couloir menant aux ruines.

Une scénographie significative

Les espaces au sein du bâtiment sont volontairement dénudés, à l’état brut, faisant place aux images et aux textes. Construite en opposition d’espaces présentant en noir et rouge, sur des cimaises détachées du mur, le nazisme et l’avancée de la Das Reich vers Oradour, et d’espaces clairs présentant sur des matériaux souples le village avant le drame, la scénographie de l’exposition renforce et accompagne le parcours historique proposé au visiteur.

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Un parcours d’interprétation

Le centre de la mémoire fait partie des équipements dits « d’interprétation », dont les premiers à naître en France au début des années 90 sont l’Historial de Péronne et le Mémorial de Caen. Dans un tel équipement, pas de collection artistique, mais une histoire que l’on raconte et au travers de laquelle chemine le visiteur, y acquérant les clés de compréhension d’un processus complexe.

fin expo perm LIBRE DROIT

Expositions itinérantes

Les Jeunesses hitlériennes  - De Nuremberg à Oradour
De la propagande hitlérienne à ses applications les plus abjectes

Entre la logique froide et manipulatrice de l’endoctrinement du régime nazi et les ravages perpétrés par cette "jeunesse sans faiblesse", le centre de la mémoire propose un parcours documenté, présentant en parallèle deux approches : l’une, émanant du centre de documentation de Nuremberg, sur les Jeunesses hitlériennes, mise en perspective de l’exposition relative à la déportation créée par la Fondation pour la mémoire de la déportation.

Ce parcours est complété par des images d'actualité de 1941 à 1944, et du film Le Pont (1953) qui retrace l'histoire de sept écoliers allemands confrontés à la réalité cruelle de la guerre.

pdf-eb697.pngLes jeunesses Hitlériennes - De Nuremberg à Oradour

Oradour-sur-Glane, Souviens-toi...

38 photographies encadrées pour évoquer le drame d'Oradour-sur-Glane, village ordinaire du Limousin frappé le 10 juin 1944 par la division Waffen SS Das Reich.

Aux images de l’ancien Oradour succède l’horreur du 10 juin 1944. On y découvrira des vues des ruines qui circulent dès l’été 1944, mais aussi des clichés réalisés par Willy Ronis. Le 12 juin 1949, l’oeil talentueux du photographe saisit, en plus des hommages aux victimes et des conditions de vie des habitants, les regards et attitudes significatives d’un deuil qui ne fait que commencer. L’exposition se poursuit avec la reconstruction, le nouvel Oradour et le centre de la mémoire. Tourné vers la vie, Oradour n'oublie pas mais s'est reconstruit : une leçon du passé à appliquer à l'avenir.

pdf-eb697.pngOradour-sur-Glane, Souviens-toi...

Oradour-sur-Glane, village martyr

Cette exposition, qui relate le massacre d’Oradour-sur-Glane et présente le village martyr, est destinée aux établissements scolaires, bibliothèques, médiathèques, musées, et autres structures culturelles.  

Au travers de 52 photographies ressurgit une histoire, celle d'Oradour avant, pendant et après le massacre. Les photographies sont présentées encadrées d'un bois naturel, rappelant la simplicité du bourg rural qu'était Oradour, et la sobriété nécessaire au sujet. Articulée selon sept thématiques, l'exposition est complétée par des textes.

pdf-eb697.pngOradour, village martyr

Le centre organise également régulièrement des conférences, tables rondes et rencontres avec l’histoire et les mémoires des conflits du XXe et XXIe siècles, animées par d’éminents universitaires et spécialistes. La politique d’action culturelle de l’établissement s’appuie également sur la création artistique, par le biais de représentations et lectures théâtrales.

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Un lieu de mémoire - Le centre de la mémoire

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