Croisière : activité 2021 et perspectives 2022 pour le port de Bordeaux

En 2020, la pandémie COVID 19 a conduit à l’annulation quasi totale du programme de croisières sur le port de Bordeaux, comme dans le reste du monde. Pour la saison 2021, le port de Bordeaux bénéficiait d’un programme record de 61 touchées qui .....

.... avaient été confirmées par les opérateurs de paquebots dès fin 2019/début 2020. Le décret interdisant toute activité de croisière, en vigueur jusqu’au 30 juin 2021, a conduit à l’annulation de toute la première partie de saison 2021, qui correspond à un pic d’activité au port de Bordeaux. La reprise a néanmoins eu lieu dès la mi-août 2021, et la majeure partie du programme initial sur cette période a été confirmée, avec quelques annulations compensées par des réservations de dernière minute.

Le Grand Port Martime de Bordeaux - GPMB - a ainsi accueilli 19 navires entre mi-août et fin octobre 2021, avec des taux de remplissage volontairement limités (protocoles anti-covid des compagnies). Ce sont ainsi 13 890 passagers essentiellement britanniques, allemands et américains, qui ont pu profiter de reprise des escales en Gironde.

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Pour 2022, le GPMB retrouve des niveaux de réservations d'escales similaires à ceux de 2019, tant sur le site de Bordeaux, que celui du Verdon, avec un total de 59 réservations entre début avril et début novembre 2022.

Accompagner le développement de l’activité croisière : Pauillac « phase 1 »

 Depuis un peu plus d’une dizaine d’années, le port de Bordeaux, les professionnels portuaires et les acteurs du tourisme se sont mobilisés pour un développement raisonné et équilibré de la croisière sur l’estuaire. Avant la crise sanitaire, une soixantaine de navires de croisière (pour plus de 40 000 passagers), escalaient sur le port chaque année, dont 80 % à Bordeaux centre. 2022 devrait permettre de renouer avec ce niveau d’activité – sauf rebond pandémique - .

En amont de la création d’un nouveau terminal qui devra faire l’objet d’une décision concertée et cofinancée entre le port et les collectivités, le départ anticipé d’Airbus a permis de libérer le poste 700 à Pauillac et constitue ainsi une réelle opportunité pour commencer à accueillir des escales-test à court terme, avec un investissement de confortement des infrastructures existantes (navires de croisière jusqu’à 306 mètres).

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Les retombées pour le territoire de l’activité croisière maritime sont importantes : chaque passager dépense près de 150 € / jour à Bordeaux, et chaque membre d’équipage près de 30 €. A ces dépenses directes des passagers à terre dans des commerces ou des sites touristiques, s’ajoutent les nombreuses retombées pour les professionnels portuaires et prestataires locaux : pilotage, remorquage, lamanage, agents maritimes, port, avitaillement des navires, pré et post séjours etc.

Les premières réflexions menées par le GPMB, avec l'appui du pilotage de la Gironde, ont montré que le site de Pauillac pouvait techniquement répondre à la contrainte nautique des grandes unités, tout en répondant à la problématique touristique. Consultées, les compagnies qui opèrent ces navires ont émis un avis très positif, et la tendance apparait comme très favorable sur ce marché : les carnets de commande des chantiers sont pleins, et les unités de 300 à 330 m de long seront le cœur de la flotte mondiale de demain. La crise sanitaire n’a pas remis en cause les commandes en cours, y compris sur les navires dont la construction n’a pas encore débuté.

dossier de presse Janvier 2022 final 15

Les compagnies qui disposent de petites unités veulent continuer à escaler sur le port de la Lune, qui propose aux passagers une expérience « cœur de ville Unesco » rare à l’échelle mondiale. La ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole ont exprimé leur très fort soutien au projet de Pauillac, qui permettra d’accueillir en Gironde des passagers qui échappent aujourd’hui au territoire avec une nouvelle offre d’infrastructure qui génèrera une demande additionnelle des compagnies.

Les travaux de confortement du poste 700 pour l’accueil de paquebots ont été validés par les instances de gouvernance du GPMB et seront réalisés fin 2022 et courant 2023. Ils consistent essentiellement en :

  • l’ajout d’un massif d’accostage à l’aval
  • la création d’un point d’amarrage supplémentaire à l’amont, plus une passerelle d’accès pour les lamaneurs de 38 m
  • l’aménagement d’un tube existant à l’aval, plus une passerelle d’accès pour les lamaneurs de 55 m
  • la rectification de la souille à -9.50 m

Bordeaux Paquebot 0122c

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