L’Ecole Royale Andalouse de Jerez à Bordeaux

En avant-première du Jumping International de Bordeaux, Congrès et Expositions de Bordeaux produira au Parc des Expositions, l’une des quatre prestigieuses académies équestres du monde, l’Ecole Royale Andalouse d’Art Equestre. « Cómo Bailan los Caballos Andaluces » (Comment dansent les chevaux andalous), sera ....

..... le spectacle emblématique de l’Ecole présenté au public bordelais. Un florilège de figures de haute-école et de dressage classique (où certains écuyers de l’école ont excellé). Des mouvements, lorsqu’ils sont ainsi maîtrisés, donnent effectivement l’impression que les chevaux dansent. Ce spectacle est un authentique ballet équestre sur une chorégraphie extraite des reprises de dressage classique et de doma vaquera avec une musique espagnole et des costumes inspirés du 18ème siècle.

L’Ecole Royale Andalouse de Jerez à BordeauxLe dressage classique sera composé de numéros phares tels que « Les Poulains », « Pas de Deux », « Pas de Trois », « Passage et Piaffer », « Airs Relevés » et « Fantasia ». Les chevaux réalisent des chorégraphies d’équitation avancée au son de la musique classique qui accompagne chacune des activités réalisées en piste. Le public bordelais assistera aussi à des démonstrations de doma vaquera au cours desquelles le cavalier, les rênes dans une seule main, conduit le cheval au pas et au galop, changeant de rythme, réalisant des exercices à deux pistes, tels appuyers et pirouettes, des changements de pieds rapprochés au galop ou encore des arrêts glissés.

C’est le dressage utilisé à la campagne pour le maniement des taureaux braves. Le répertoire de cette discipline se compose de ces différentes représentations : « Comment on évolue à la campagne », « Chevaux des champs », « Au son de la garrocha ».

Un spectacle unique avec également le travail à la main. Le cheval obéit à son cavalier, qui l’accompagne à pied, réalisant des exercices de Haute Ecole et d’autres exercices de l’équitation traditionnelle comme levades, cabrioles, courbettes, piaffers entre les piliers, pas espagnols et longues rênes. Et un carrousel comme point d’orgue du spectacle, où un groupe de chevaux et cavaliers, à l’unisson, réalise des exercices d’équitation avancée. L’Ecole Royale déplacera 26 de ses 60 pensionnaires en Aquitaine accompagnés par leurs 14 écuyers. Elle présentera l’intégralité de son spectacle, dans le Hall 3 du Parc des Expositions, le jeudi 6 février à 20H30. La billetterie est en ligne sur le site du jumping (jumping-bordeaux.com).

Une véritable institution

Cette académie a été fondée par Don Alvaro Domecq Romero en 1973, suite à une présentation de son spectacle « Cómo Bailan los Caballos Andaluces » (Comment dansent les chevaux andalous), au futur roi Juan Carlos I qui venait d’honorer l’écuyer du « Caballo de Oro », (Cheval d’or), grade suprême dans la hiérarchie de l’équitation espagnole. Développée par cet écuyer exceptionnel, l’Ecole a été rachetée par le gouvernement en 1983, pour devenir royale en 1987. Ses spectacles, donnés essentiellement en leur fief de Jerez de la Frontera, ont ravi le monde entier et notamment à l’occasion des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Équestres Mondiaux de Jerez en 2002.

La Fondation Real Escuela Andaluza del Arte Ecuestre réalise des tournées promotionnelles à travers l’Espagne et à l’étranger avec son spectacle « Cómo bailan los Caballos Andaluces », en tant qu’Ambassadrice d’Andalousie et d’Espagne. Cependant, l’Ecole Royale fait de rares apparitions en France. Elle a participé au Gala des quatre écoles (Saumur, Vienne, Lisbonne et Jerez) en 2008 et l’an dernier à Bercy. Elle s’était aussi produite aux Jumpings de Cannes et de Caen, il y a quelques années. Les chevaux de l’Ecole Royale sont tous de magnifiques « pure race espagnole » (PRE) et sont sélectionnés avec soin par les écuyers de l’école. Le choix est à la fois facile et difficile. Facile, car la fierté des éleveurs espagnols de PRE est de voir l’un de leurs produits accepté par l’Ecole : ils présentent donc le meilleur de leurs élevages. Difficile car, en corolaire, la qualité de l’offre est telle que la sélection est drastique !

L’Ecole Royale Andalouse d’Art Equestre est la seule des quatre académies à avoir compté des écuyers médaillés aux Jeux olympiques et en championnats internationaux de dressage depuis l’après-guerre, notamment avec Rafael Soto et Ignacio Rambla, membres de l’équipe espagnole médaillée d’argent aux J.O d’Athènes, en 2004, avec des chevaux de l’école de pure race espagnole. Ces deux écuyers font partie du spectacle.

Ecole Royal Andalouse de Jerez par jumping-bordeaux

AOL En savoir plusComment bien choisir sa prépa art ?

Maintenant que vous en savez plus sur l’École Royale Andalouse d’Art Équestre qui se situe à Bordeaux, il est possible que vous souhaitiez en savoir plus sur d'autres types d'écoles et de formations. Nous allons donc parler d'un tout autre sujet d'étude, à savoir le domaine de l'art. Vous souhaitez faire des études artistiques et faire une ecole en prepa art ? Vous ne savez pas comment la choisir ? Pas d'inquiétude ! Nous allons vous aider.

À l'aide de ce petit guide, nous allons vous donner quelques conseils pour trouver la prépa qui vous correspond, et nous vous présenterons une prépa qui se situe à Rennes et à Nantes, à l'École Pivaut.

Quelques conseils pour choisir votre école

Tout d'abord, sachez qu'il est important de choisir une école avec une bonne réputation ainsi que des résultats. Cette prépa va vous permettre de suivre des études d'art, il faut donc que la prépa soit de qualité. N'hésitez pas à vous renseigner sur les meilleures écoles d'art afin de postuler à leurs prépas.

L'École Pivaut

L'École Pivaut qui se situe à Rennes et à Nantes, est une école d'art réputée qui dispense une prépa d'art. N'hésitez pas à vous renseigner afin de pouvoir faire l'entretien d'admission.

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Rafael Sot, Ecuyer en chef

Rafael Soto est un peu le légataire du créateur de cette Ecole Royale, Don Álvaro Domecq Romero. Entré dans cette académie, lors de sa création en 1973, alors qu’il n’avait que 15 ans, Rafael Soto y a vécu toute sa carrière professionnelle.

Ecole Royale Andalouse de Jerez à Bor00deaux

Ce parcours l’a mené notamment sur les marches d’un podium olympique. Si la conservation et la transmission de l’art équestre espagnol constituent la mission principale de l’école, sa présence sur le circuit international de dressage est l’un des objectifs de l’écuyer en chef, ne serait-ce que pour légitimer la justesse du travail de l’école par des résultats sportifs. Mais à Bordeaux, il ne s’agira pas de sport, mais d’art et d’émotions à travers des tableaux dans le respect des traditions équestres et andalouses.

Depuis combien de temps dirigez-vous la Real Escuela Andaluza del Arte Ecuestre ?

Cela fait vingt-six années que je suis écuyer-professeur de l’Ecole et six ans que j’en suis l’Ecuyer en chef.

Quelles compétences faut-il avoir pour diriger cette prestigieuse académie ?

Quel a été votre parcours professionnel ? Je suis entré comme élève à l’Ecole à ses débuts, j’avais quinze ans : cela fait donc quarante ans. J’étais là quand l’Ecole a été présentée au prince Juan Carlos. Je suis encore en relation avec Don Álvaro Domecq Romero qui a quitté l’Ecole en 1996, année où j’ai participé à mes premiers Jeux olympiques. Je suis très fier de cette école et c’est grâce à l’idée de Don Álvaro Domecq Romero que nous sommes à Bordeaux et partout dans le monde. En quarante ans, l’Ecole s’est sans cesse améliorée, non seulement au niveau de son spectacle, mais également sur le circuit international de dressage. Tout cela est l’héritage direct de Don Álvaro Domecq Romero, même si aujourd’hui, l’Ecole appartient et est gérée par le gouvernement d’Andalousie.

En quoi consiste votre rôle d’Ecuyer en Chef ?

Il s’agit de diriger l’ensemble des activités équestres : les écuyers, les présentations, le recrutement des élèves, les achats de chevaux, la gestion des chevaux qui sont confiés à l’école par l’élevage national, le calendrier de nos présentations… Et sur une année, cela représente beaucoup de spectacles, sachant qu’ à Jerez seulement, nous devons en assurer deux par semaine, cinquante-deux semaines par an, même quand une partie de l’Ecole est en déplacement comme à Bordeaux. Nous sommes quatorze écuyers et une trentaine d’élèves de grades différents, de 1 à 4, et à partir du 3ème grade, ils participent aux spectacles.

La Real Escuela Andaluza del Arte Ecuestre est la plus jeune des quatre académies mondialement reconnues (avec Vienne, Saumur et Lisbonne) : c’est important pour Jerez de faire partie de ce groupe ?

C’est une reconnaissance que nous avons obtenue, je crois, grâce à la qualité de nos chevaux, notamment grâce à leurs prestations au haut-niveau international en dressage. Un bon cheval de Pure Race Espagnole (PRE), bien sélectionné et bien formé, comme le fut Invasor, peut rivaliser avec les meilleurs chevaux de dressage du monde.Ecole Royale Andalouse de Jerez à Bordeaux 02

Quels sont les échanges entre ces quatre académies ?

Cela fait longtemps que nous avons des échanges avec Saumur. J’ai été le premier à y faire un stage, en 1991. Et régulièrement, des écuyers de Saumur viennent à l’Ecole. Avec Vienne, nous n’avons pas encore de telles relations. L’Ecole de Vienne a toujours été très refermée sur elle-même, mais depuis que nous avons fait ce spectacle en commun avec les quatre écoles à Bercy en 2007 puis en 2012, les liens se sont resserrés mais il y a encore un peu de travail. Quant à Lisbonne, nous avons toujours été très proches.

A Bordeaux, vous présenterez votre spectacle phare, « Cómo Bailan los Caballos Andaluces » : comment a-t-il évolué au fil des années, qu’est-ce que le public bordelais verra de nouveau ?

Il y aura du dressage classique avec les étalons andalous, mais également de la doma vaquera, du « dressage de campagne », qui reste une tradition à l’Ecole car Don Álvaro Domecq Romero était éleveur de chevaux andalous, mais aussi de taureaux. Cette discipline vient de ce travail de tauromachie dans les fermes. Il y a donc un numéro de garrocha, cette pique qui sert à diriger les taureaux et un numéro de groupe, avec les étalons de dressage classique mais montés d’une seule main en tenue traditionnelle vaquera des cavaliers de ferme, différente de l’uniforme de l’Ecole. Le spectacle dure à peu près une heure et demi et nous présenterons également le travail à la main, les sauteurs à la main, les sauteurs montés, les longues rênes, des solos et les quadrilles. C’est effectivement un spectacle qui a évolué avec l’arrivée de nouveaux chevaux et tableaux. Nous avons changé récemment les musiques, que les chevaux semblent très bien ressentir.

Comment sélectionnez-vous vos chevaux pour l’académie ? Quelles qualités particulières doivent-ils avoir en dehors d’être des PRE ?

Nous venons de recevoir sept jeunes étalons de quatre ans et demi de l’élevage national. Nous achetons les autres dans des élevages privés et nous possédons un petit élevage de six juments pour lesquelles nous utilisons les services de nos meilleurs étalons. Nous les sélectionnons sur l’extérieur, la beauté du modèle, les allures, mais également le caractère, le mental. Les éleveurs viennent à Jerez nous proposer leurs meilleurs chevaux, nous les essayons pendant six mois et même si nous leur rendons, ils sont au moins sûrs que leurs produits auront eu une bonne formation de base et sont ainsi plus faciles à vendre ! Nous sommes très stricts, notamment du point de vue de leur comportement. Pour le spectacle, nous avons besoin de chevaux de qualité.

Au début de ce siècle, avec Ignacio Rambla, vous représentiez l’Espagne en dressage, jusqu’à cette médaille olympique d’Athènes* : mais pourquoi ne voit-on pas plus de cavaliers des quatre académies dans ces compétitions internationales ?

Actuellement, non, mais nous avons des élèves qui ne sont pas pensionnaires de l’Ecole, qui viennent du privé, notamment mon élève, García Mena, une jeune cavalière talentueuse, Championne d’Espagne avec un étalon PRE, Norte Lovera. Elle était au Championnat d’Europe en 2013 et fera certainement partie de l’équipe pour les JEM. D’autres chevaux arrivent au haut-niveau et un accord vient d’être passé entre la Fédération espagnole et l’Ecole pour encadrer la discipline et je deviens entraîneur national. Bien sûr, c’est dommage qu’aucun représentant des autres académies ne soit présent en compétition de dressage**. Cela a toujours fait partie de nos objectifs même si en ce moment, nous n’avons pas les chevaux pour cela. Nous avons néanmoins quelques jeunes chevaux de 7 et 8 ans de qualité, qui devraient nous permettre ce retour. Sans doute pas avec moi, mais je pense plus particulièrement à la seule écuyère de notre spectacle, Belen Bautista avec Tabique que le public bordelais pourra apprécier.

* Beatriz Ferrer Salat et Beauvalais, Juan Antonio Jimenez et Guizo, Ignacio Rambla et Oleaja ainsi que Rafael Soto et Invasor ont été médaille d’argent par équipe ; les deux écuyers de Jerez montaient des chevaux PRE de l’Ecole.
** Cependant, c’est avec plaisir que l’on note le retour de l’uniforme du Cadre Noir en CDI grâce à Laurence Sautet et son cheval portugais Alter Real, Ralo, avec notamment une belle prestation à Lyon en novembre dernier.


 

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