Le Festival de la Ronde en Périgord Noir

  • Catégorie : Dordogne

Le Festival de la Ronde en Périgord Noir : du 1 au 4 Juillet 2021 en Périgord noir, ce Festival célèbre la terre sur 4 jours, 1 jour par saison pour retrouver, enfin, en plein air, les arts vivants. En suivant les rivières, irriguer notre beau pays périgourdin de créations d'artistes, de joie, de ....

.... chants, de contes, de films, de balades animées. 

Le Festival de la Ronde, en Périgord Noir, musique, contes, clowns, méditations, ateliers…

Un festival qui propose aussi un chantier participatif artistique, des ateliers participatifs de co-écriture, de découverte, de sauvegarde de la nature et de l’homme sur son territoire. 

Les artistes : Daniel L’homond Auteur Conteur Périgourdin Julie Lagarrigue Auteure compositrice interprète Girondine Véronique Cornuaille Ornithologue Danseuse Périgourdine Christian Croset Comédien metteur en scène Périgourdin Ryon Groupe de Reggae Aquitain Périgourdin Agnès Pelé Chanteuse violoniste compositrice Girondine Céline Laflaquière Théâtre masqué Jeune public Périgourdine Bertoo Jeune auteur compositeur Périgourdin 

Exposition : Vittoretti - Jerôme Hutin Le Marathon de la Ronde 

Chantier créatif et participatif de 24h avec : Youri Sprogis - Violoncelliste, improvisateur. Romain Dubois - Joueur de HangPan Ourian Monseigny - Pianiste improvisateur. Nadège Gronnier – clown

La vie reprend, à plein poumons, et avec ce festival du Périgord Noir en conclusion ou en leçon de la période de pandémie, en donnant tout son sens à l’expression créative, en retrouvant les fondamentaux de l’existence : ceux du « Pays de l’homme », la préhistoire ; la terre, thème principal qui inspire la programmation… qui prête place aussi aux autres éléments, l’eau, et on va suivre des animations tout au long des rivières, l’air, le feu ; une expression participative avec bien des moments d’implication du public.

N’oubliez pas de vous inscrire sur la billetterie, même pour tout ce qui est gratuit. La jauge limite les places !

 

Interview d’Isabelle Marolleau créatrice du Le Festival de la Ronde

N’oubliez pas de vous inscrire sur la billetterie, même pour tout ce qui est gratuit. La jauge limite les places !

Bonjour Isabelle, voici un festival qui s'annonce particulièrement intéressant avec beaucoup de monde si j'ai bien compris. Mais d'abord je voudrais comprendre qui vous êtes et comment vous en êtes arrivé à monter des festivals comme celui-là.

Isabelle et la mort violente

Je suis comédienne chanteuse metteur en scène depuis 2013. J'ai eu une vie de chef d'entreprise avant et j'étais dans l'événementiel. Je montais des conventions, des séminaires, des voyages pour les entreprises en France et dans le monde. Vous avez voulu par passer de l'autre côté de l'écran donc ? Exactement il y a eu un grand bouleversement dans ma vie qui a fait que j'ai eu envie de monter sur scène. D'abord j'ai écrit parce que je suis auteur aussi et j'ai fait un petit tour de trois ans, en fait, admise au Cours Florent à Paris à 50 ans. Et je suis sorti avec mon spectacle qui s'appelle " J'Ose" qui traite des sujets dramatiques, de la mort violente. J'ai perdu mon frère et mon fils en trois mois en 2010 dans des accidents. Ça m'a fait écrire et ça m'a fait jouer et ça m'a fait me remettre debout aussi et retrouver une dignité et une joie de vivre et j'ai créé plusieurs spectacles. En 2015 donc avec ce spectacle partie en Avignon j'ai gagné le prix de la fiche. Et en 2015 j'étais à Paris au moment des attentats donc autant vous dire que je connais la mort violente. 

L’art qui régénère

En tant qu'artiste je revenue ici, dans mon Périgord, où j'habite depuis 40 ans maintenant et j'ai créé « La Ronde des saisons ». Un jour je me suis réveillée en me disant ce sont les saisons qui m'ont aidée à me remettre debout, c'est le cycle de la nature et je me suis dit bien c'est toute la population qui a besoin de ça en fait. Donc j'ai créé « La Ronde des saisons » et comme je n'avais pas d'argent je l'ai créée à la maison chez moi, et pendant deux ans la ronde des saisons a eu lieu à Proissans. Puis un jour quelqu'un m'a dit mais attends ce que tu es en train de faire beaucoup de gens le voient, donc ce serait bien que tu fasses à Sarlat. Je suis arrivé à Sarlat en 2017 avec ma « Ronde des saisons ». Et on célébrait chaque saison, le printemps, l’été, l’automne, l’hiver. Sauf que voilà, l'an dernier, 2020, on tombe dans la pandémie, dans l'épidémie de Corona Virus. 

« La Ronde des saisons » s’arrête et l’année devient une grande et unique saison

Et nous avons fait notre première ronde le 14 mars 2001 et puis c'est tout. Depuis eh bien depuis on réfléchit on invente on se réinvente et ce qui m'est venue c'est en me baladant dans la nature, parce que la nature les saisons sont intrinsèques avec moi, c'était de se dire je vais les rassembler… les quatre saisons ensemble ! et je vais en faire un festival en plein air, l'été, comme ça pas de conditions sanitaires et en plus on va en faire un festival itinérant sur le territoire, ça donnera une ampleur au festival et ça va donner de la visibilité aux artistes et à la culture. Comme une irrigation pour remettre de la cohésion sociale sur notre territoire qui est impacté autant que les autres par cette crise sanitaire. Voilà la genèse du « Festival de la Ronde »

C'est très différent comme démarche par rapport à ce que vous aviez fait avant ? 

Une programmation sur 4 jours qui célèbre la terre

C'est qu'il y a une vraie programmation parce que sur quatre jours il a fallu faire une programmation qui tienne la route qui implique des artistes à la fois du territoire du Périgord mais aussi des artistes du territoire de Nouvelles Aquitaine. C'est ce qui nous a permis d'ailleurs d'avoir des subventions de l’OARA, l'Office Artistique Régionale de Nouvelles Aquitaine. Mais c'est aussi l'idée d'inscrire l'art et la culture. Parce que ce qui m'est venue aussi c'est qu'on habite « le Pays de l’Homme » et c'est dans notre territoire que l'art est né, c'est dans notre territoire, et il se trouve que dans une autre vie j'étais aussi guide. Et j’ai arpenté les grottes et c'est en retournant dans les grottes justement cet hiver que j'ai vraiment ressenti cet appel de la terre et cet appel de l'art. Et ce festival des arts vivants, en fait, célèbre la terre et célèbre les arts vivants. 

Donc c’est multi-artistique, avec :

  • du conte, de la musique actuelle, du clown,
  • la danse et de la musique improvisée, des balades ornithologiques, des ateliers de percussions, des ateliers de scènes de théâtre avec un de mes amis un professeur de ce fameux célèbre Cours Florent,
  • des ateliers de danse traditionnelle, des deux spectacles jeune public, toute une diversité sur les matinées et après-midis qui sont complètement gratuits pour la population et pour tous les âges.

Puis le soir avec les soirées payantes avec des artistes profondément attachés à la terre et qui nous poussent :

  • Daniel L'homond en ouverture, Julie Lagarrigue. Daniel L'homond que tout le monde connaît ici parce tant apprécié : c'est un conteur émérite. Julie Lagarrigue qui est, on va dire, la nouvelle Anne Sylvestre, vraiment une magnifique auteur compositeur car une vraie présence sur scène et une qualité de chansons et de textes absolument époustouflants.
  • Agnès Ferré qui est une virtuose au violon et au chant lyrique en même temps : elle chante et joue du violon en même temps et en plus elle c'est du théâtre musical. Ça sera à Saint-Geniès,
  • et pour terminer, le bouquet final Bertoo jeune chanteur de chanson française qui a vingt-trois ans, enfin le Marathon de la Ronde qui sont les artistes intrinsèques de la Ronde des Saisons,
  • puis le dernier groupe : la tête d'affiche c'est le groupe Ryon est un groupe de reggae qui chante et qui célèbre la terre, Gaïa.

 Ce qu’ils nous proposent est de très haute qualité.

Les lieux

Deux lieux sur Sarlat, les spectacles du soir ont lieu à l'Abbaye Sainte-Claire. Le spectacle à Saint-Geniès a lieu sur le parvis de l'église. Le spectacle des Eyzies a lieu sur la Plaine des Bisons. Les premières soirées attendent autour de 200 personnes. La dernière soirée on est autour de 700 à 800. C’est une trentaine d'artistes et techniciens si on compte tous les ateliers et si on compte les deux spectacles jeune public avec Céline Laflaquière avec ses marionnettes, qu'à lieu le 2 juillet et le 3 avec Kiko le clown qui est Bordelais aussi. Et puis tous les artistes qui animent les ateliers des ateliers ont lieu dès le premier matin. C'est considérable tout ça et ça a été très long à monter Le plus long à monter c’est toute la partie atelier parce que on est aussi soutenu par la Drac qui nous soutient, qui est la direction de la démocratisation de l'action culturelle en milieu rural et donc c'est pour ça que tous ces ateliers étaient importants à mettre en place. Sarlat et les villages nous aident aussi et nous soutiennent financièrement.

Ce projet est soutenu complètement par le programme Leader qui est un programme de financement européen qui est porté par le GAL le groupe d'action locale du Périgord noir. C'était important pour nous de pouvoir vraiment rayonner sur le Périgord noir et ce que je peux rajouter c'est que par rapport à l'essence même et la genèse du festival je suis quelqu'un d’extrêmement attachée à la nature, la nature m'a beaucoup aidée à me reconstruire dans ma vie et c'est vraiment les rivières en me baladant tout l'hiver, je me suis baladée dans les rivières et je réfléchissais à comment faire pour rebondir pour me réinventer et tout l'hiver j'ai été baignée dans les rivières ce qui m'a donné beaucoup de force pour concevoir les projets.

Podacst : écoutez la suite ! 

Isabelle Marolleau nous raconte avec une grande sensibilité les 4 éléments, les rivières, la méditation et la spiritualité, la culture et la civilisation, les grands du théâtre...

Plus d'infos sur le https://www.ronde-saisons-capia.com

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