Bordeaux : le Cadre Noir de Saumur de retour pour le Jumping

Célèbre dans le monde entier, le Cadre Noir de Saumur a su perpétuer la tradition française, art fait d’élégance, de puissance et d’émotion. Les écuyers nous offrent un spectacle éblouissant où le cheval et le cavalier ne font qu’un se rejoignant, se confondant si bien dans la même rigueur, ....

Les écuyers du prestigieux Cadre noir de Saumur vous réservent 2 soirées exceptionnelles et féeriques dans le cadre du Jumping International de Bordeaux. Rendez-vous les 2 et 3 février pour un moment magique à ne pas manquer !
Les écuyers du prestigieux Cadre noir de Saumur vous réservent 2 soirées exceptionnelles et féeriques dans le cadre du Jumping International de Bordeaux. Rendez-vous les 2 et 3 février pour un moment magique à ne pas manquer !

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..... dans un perfectionnisme voulu par l’homme et communiqué à l’animal où l’on ne sait plus qui est le dresseur et le dressé, le « sans faute » étant un souci permanent de ces hommes vêtus de noir.

Le Jumping International de Bordeaux est de retour du 2 au 6 février au Parc des Expositions de Bordeaux. Pour célébrer ses retrouvailles avec le public bordelais et marquer cette rentrée dans le calendrier de la Coupe du monde FEI Longines, le Jumping promet non pas une, mais deux soirées exceptionnelles avec à l’affiche le Cadre Noir de Saumur. Rendez-vous les mercredi 2 et jeudi 3 février sur la piste pour deux représentations uniques.

Le conservatoire et Ambassadeur de l’Équitation de tradition française montre régulièrement son savoir à travers de somptueuses mises en scène qui remplissent les salles. La présence du Cadre Noir à Bordeaux, ouvrira avec panache la 47ème édition u Jumping International, en conférant une dimension prestigieuse à cet événement majeur du paysage équestre international

Au cœur du Grand Manège

Pour ce retour à Bordeaux, le Cadre Noir, mené par le nouvel écuyer-en-chef, le Champion olympique de concours complet Thibaut Vallette, a concocté un programme de 90 minutes qui narre en 15 tableaux l’histoire de cette institution équestre de renom qui rayonne hors de nos frontières : un spectacle intitulé Au Cœur du Grand Manège.

L’histoire du Cadre Noir est ici contée par deux voix : la Loire majestueuse et intemporelle conversant tour à tour soit avec le public, soit avec un écuyer, évoquaLe Jumping International de Bordeaux accueille le Cadre Noir de Saumurnt les deux siècles de la riche histoire de cette glorieuse académie équestre porteuse et « transmettrice » de cet art de l’Équitation de tradition française classée au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Mise en scène pour ce gala, cette science équestre devient un formidable spectacle où tous les arts équestres – haute-école, bien sûr, mais également travail en liberté, aux longues rênes, saut d’obstacles ou les fameux et spectaculaires sauts d’école – sont mis en lumière. Fascinant ! Réservation urgente.

Le Jumping International de Bordeaux : du Spectacle, du Sport et un Salon

L’ADN du Jumping International de Bordeaux, reste le… jumping ! Les meilleurs cavaliers du circuit international vont pouvoir enfin reprendre le chemin de la Coupe du monde FEI Longines. Le Grand Prix qualificatif pour la finale, qui se tiendra en 2022 à Leipzig, se courra le  samedi  soir.  Des  champions  d’autres  disciplines,  l’attelage  avec  la  Coupe  du  monde indoor, et le concours complet avec le Devoucoux Indoor Derby, ne manqueraient pour rien au monde cette étape bordelaise. Le Jumping, c’est aussi le Salon du Cheval, un rendez- vous convivial pour tous les passionnés d’équitation avec près de 250 exposants et plus de 50h d’animations.

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Saumur et le Cadre Noir : une longue histoire

L’origine du nom

A l’armée, l’encadrement militaire (les gradés) constitue le Cadre. L’uniforme singulier adopté par les écuyers du Manège de Saumur a naturellement décidé de l’appellation « Cadre Noir ». Malgré la renommée de l’école, il ne s’agit que d’un nom d’usage utilisé dès 1900. Aussi étonnant que cela paraisse, le nom n’est “déposé” que le 21 janvier 1986 à la création officielle du corps.Le Jumping International de Bordeaux accueille le Cadre Noir de Saumur

Les chevaux du Cadre Noir

Le Cadre Noir compte environ une soixantaine de chevaux dédiés au spectacle. Alezans ou bais (l’uniformisation des robes est visuellement importante pour les présentations), ces chevaux sont en majorité des selles français, mais anglo-arabes et pur-sang ont aussi droit de cité, ainsi que quelques chevaux d’origine étrangère. Ils arrivent à l’âge de 3 ans à Saumur et sont “prédressés” pendant quatre années. Ils rejoignent leur écurie selon leur spécificité : dressage, concours complet, saut d’obstacles ou écurie “ prestige ” pour participer au spectacle.

L’Ecole nationale d’équitation compte plus de 300 chevaux, dispose d’une clinique vétérinaire et d’une maréchalerie.

Petite histoire de la Tenue Noire !

22 juin 1815. Une semaine après la défaite de Waterloo, Napoléon abdique. La cavalerie est sur le flanc. A Saumur, pour remettre ce corps meurtri en ordre de bataille, des écuyers civils forment les cadres militaires, codifient le dressage et normalisent l’emploi du cheval de guerre. Afin de se démarquer des élèves cavaliers traditionnellement vêtus de bleu, ces éducateurs adoptent au fil des années l’uniforme noir. En 1898, la couleur si caractéristique de la tenue officielle est adoptée pour de bon.

Aujourd’hui, les écuyers militaires se distinguent uniquement aux galons sur leur tunique et au képi, orné d’une grenade enflammée (celui des écuyers civils est orné d’un soleil). Tous les écuyers du Cadre Noir ont une cravache à trois viroles dorées, comme leurs éperons et les attributs de leurs grades.

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Interview du lieutenant-colonel, Thibaut Vallette, nouvel Écuyer en Chef du Cadre Noir ....
.... un « Grand Dieu » sportif et soucieux du bien-être des chevaux

Avec le lieutenant-colonel Thibaut Vallette, champion olympique de concours complet par équipe à Rio en 2016, l’image, pourtant très institutionnelle de l’écuyer en chef du Cadre Noir prend un sacré coup de jeune et de modernité. Résolument sportif au fond de son âme, extrêmement soucieux  du bien-être du cheval, le trente-huitième « Grand Dieu » (il déteste cette appellation) sera à la tête du célèbre corps enseignant pour mener pour la première fois en dehors de Saumur le spectacle de gala intitulé Au Cœur du Grand Manège.

Écuyer du Cadre Noir, Champion olympique et maintenant Écuyer en chef : pouviez-vous rêver d’une plus belle carrière équestre ?

C’est vrai que lorsque l’on est cavalier d’état, pouvoir entrer au Cadre Noir revêt un certain prestige car c’est une maison chargée d’histoire. C’est intéressant sur le plan technique et sur le plan du patrimoine, c’est fabuleux. Pouvoir accéder à un poste au  Cadre  menant  à  la  fonction  d’Écuyer  en  Chef  est  un  plan  de  carrière  très gratifiant pour un cavalier. Avoir décroché au passage une médaille d’or olympique est quelque  chose  de  très  riche  et  c’est vrai que  j’ai  connu  beaucoup de  beaux moments dans ma carrière de cavalier.

Que ressent-on lorsque l’on apprend que l’on va devenir Écuyer en Chef, « Grand Dieu » du Cadre Noir ?

ITW Thibaut Vallette Cadre Noir 121121J’avoue que « Grand Dieu » n’est pas un terme que j’affectionne particulièrement. Écuyer en chef est un poste qui comporte beaucoup de responsabilités, il est garant des bonnes pratiques équestres et il est la caution du bon discours pédagogique. L’écuyer en chef est le référent technique de l’équitation   pour   l’IFCE.   C’est   un travail très diversifié qui peut parfois nous écarter notre tâche principale. Je dois veiller à ce que les écuyers puissent travailler dans de bonnes conditions et dans la meilleure entente possible, que les chevaux restent la priorité numéro une de notre travail car nous pouvons être sollicités à droite et à gauche et être éloignés de l’essentiel et il s’agit de se recentrer sur le fondamental. C’est à la fois un travail de manager, de garant d’un patrimoine et de recherche de modernisation de ce patrimoine

Avez-vous le sentiment de porter sur les épaules le poids et la légitimité de l’équitation de tradition française, inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO ?

Effectivement, le Cadre Noir est le représentant le « plus connu de cette équitation de tradition française », selon la formulation officielle de cette inscription à l’UNESCO. Nous avons un rôle de garant ce qui signifie que dans notre pratique nous devons être vigilants et exemplaires. On se rend compte que cette équitation est très variée : tout ce qui a trait au bien-être animal, à la relation quotidienne avec le cheval, les soins, les différentes formes d’équitation comme l’équitation de travail et d’autres encore sont autant d’éléments liés à l’équitation de tradition française. Et  nous  avons  un  devoir  d’exemplarité,  de  transmission  de  ce  patrimoine,  de respect du cheval. C’est beaucoup de responsabilités et mon rôle est de faire en sorte que chaque écuyer se sente également responsable de cette charge dans sa façon de pratiquer et d’enseigner de façon que lorsque les élèves quittent le Cadre Noir, ils puissent également faire rayonner les messages qu’ils auront entendus.

Le bien-être du cheval semble toujours placé au centre de votre discours…

Le bien-être animal est chez nous un sujet de préoccupation quotidien qui passe par plein de moyens. À L’IFCE, c’est un vrai défi : rendre compatible une écurie de trois-cent-cinquante   chevaux   avec   le   bien-être   animal.   C’est   un   challenge compliqué et la réponse est dans l’attention et les soins qu’on leur porte, dans la façon de leur créer des conditions de vie qui soient les meilleures possibles. Nous menons des recherches pour développer ce bien-être animal et les résultats servent  à  notre  institut,  mais  également  à  l’ensemble  de  la  filière  équine.  Nous avons la chance au Cadre de ne pas avoir de but commercial en valorisant nos chevaux, cela nous permet de prendre le temps de respecter les chevaux dans leur croissance et nous sommes fiers de pouvoir dire que nous achetons des chevaux à l’âge de 3 ans et que nous les menons jusqu’à la retraite pour laquelle nous avons le devoir de leur trouver de beaux endroits.

Allez-vous  poursuivre   votre   carrière   sportive   en  parallèle   de   cette   charge   ?

Le Jumping International de Bordeaux accueille le Cadre Noir de SaumurCrédit photographique Alain LAURIOUX (E.N.E), Ecole Nationale d'EquitationMon cheval de tête, Quing du Briot, devait achever sa carrière sportive aux Jeux de Tokyo, cela n’a pas pu se faire. Cela ne change rien : il va partir à la retraite à la fin de l’hiver car maintenant c’est une période un peu difficile pour mettre au pré un cheval qui a passé l’essentiel de sa vie dans une écurie confortable. Nous avons fait un chemin formidable ensemble et je suis fier de lui donner une retraite alors qu’il est encore en pleine forme, tant mentale que physique.

Mais j’ai gardé deux jeunes chevaux, de 6 et 7 ans, pour les préparer à la compétition car je sais que cela me manquerait si je mettais un terme à ma carrière sportive du jour au lendemain. Je tiens également à ce que le Cadre Noir ne donne pas l’image d’un simple conservatoire mais qu’il montre qu’il est en phase avec son époque en participant  à  des  compétitions   et  d’accepter  le  jugement  pour  continuer   à progresser.

Qu’est-ce qui va changer au Cadre Noir sous votre gouvernance ? Quelles ambitions avez-vous pour le Cadre ?

Beaucoup de petites choses du quotidien que je vais faire évoluer : je suis au Cadre depuis un certain temps et je connais bien ces petites choses qui doivent bouger. Il  faut  développer  l’esprit  de  cohésion.  Nous  sommes  sollicités  par  différentes missions – formation, compétition, présentation des chevaux en gala, participation aux travaux de recherche avec les ingénieurs du plateau technique – beaucoup de tâches qui nous tiraillent d’un côté et de l’autre et ce n’est pas toujours très facile à gérer et mon objectif est que les écuyers puissent travailler dans les meilleures conditions possibles en veillant à ce que le cheval reste placé au centre de notre quotidien tant au niveau de la formation, de la préparation que de la pédagogie.

Nous avons plein de beaux projets de galas, de déplacements et nous voudrions travailler sur une rénovation de ces spectacles. Il y a beaucoup de beaux desseins à atteindre.

Les écuyers du Cadre, depuis Patrick Le Rolland et Philippe Limousin, sont absents des grandes compétitions internationales de dressage : avez-vous un plan pour remédier à cela ?

C’est  vrai  que  nous  avons  un  peu  de  mal  à  être  performants  au  haut  niveau international de dressage, cependant nous avons quelques cavaliers qui évoluent en Grands Prix nationaux comme Gildas Flament, Pauline Basquin ou le Capitaine Guillaume Lundy (qui revient d’un concours international à Madrid), mais c’est vrai qu’il est difficile d’être performant au top niveau dans cette discipline de dressage alors que cela devrait être notre marque de fabrique. Nous allons y travailler, je vais m’appliquer pour que les cavaliers de l’écurie de dressage puissent se rapprocher de ce haut niveau. Des mesures ont été mises en place dans ce sens par mon prédécesseur, le Colonel Teisserenc, de nouveaux chevaux sont arrivés et il faut laisser le temps que tout cela porte ses fruits. Mais c’est vrai que la compétition reste quelque chose d’aléatoire, ce n’est pas une science exacte mais nous nous donnerons les moyens pour que les écuyers du Cadre Noir reviennent sur les podiums de dressage et ils en ont très envie. Je les encouragerai.

Est-ce que cette équitation de tradition française, qui prône notamment la légèreté, est en phase avec les exigences de la compétition internationale de dressage ?

Le Jumping International de Bordeaux accueille le Cadre Noir de SaumurC’est une question qui revient souvent et il est difficile d’y répondre.  Ce que je peux dire est que pour gagner en compétition, cela ne peut se faire contre son cheval. C’est complètement vrai dans ma discipline du concours complet car un cheval qui est contre son cavalier ne l’emmènera pas au bout de son cross. Pour réussir, il faut une parfaite complicité entre le cheval et son cavalier. Quing, par exemple, a toujours été mon meilleur ami. Lorsque je rentre dans son écurie, il hennit. C’est la même chose pour la compétition de dressage : le succès passe par la fusion avec son cheval. Oui, il y a des abus, il y a des moyens utilisés qui ne devraient pas l’être. Au Cadre, nous avons la chance d’avoir des chevaux à partir de l’âge de 3 ans et d’avoir ce temps pour construire leur éducation dans cette complicité. Si un cheval n’est pas à l’aise physiquement ou mentalement, il sera contre son cavalier et ne pourra  jamais  gagner.  Le  cheval  qui  gagne  va  donner  tout  ce  qu’il  peut  à  son cavalier car une harmonie parfaite aura été construite. C’est ce que l’on recherche au Cadre, nous ne voulons pas être un musée et nous tenons à être partie prenante du monde de la compétition avec cette chance en plus d’avoir le temps. Et si nous sentons qu’un cheval n’est pas fait pour la compétition, jamais nous ne le forcerons et nous lui trouverons une autre vie. C’est une façon de respecter nos chevaux. Nous leur cherchons leur meilleure voie tout en les éduquant – nous ne parlons pas de dressage, mais d’éducation. C’est l’essence de notre rôle d’écuyer. C’est notre fierté et nous veillons à ne pas céder à certaines dérives qui peuvent exister et c’est ainsi que nous pouvons faire rayonner le Cadre Noir.

Le spectacle, qui est un autre moyen de faire rayonner le savoir-faire de votre institution, est une part importante de l’activité du Cadre. Votre première représentation en tant qu’Écuyer en Chef aura lieu dans le cadre du Jumping International de Bordeaux : ressentez-vous une émotion particulière à mener pour la première fois « Au cœur du grand manège » devant un public de connaisseurs ?

Ce ne sera pas tout à fait la première fois car nous avons déjà eu deux galas à Saumur, mais ce sera effectivement la première fois en déplacement. Bien sûr que cela sera une grande émotion, ce sera un moment très particulier. On ne peut que ressentir  que  la  fierté  d’être  à  la  tête  du  Cadre  Noir  pour  ce  gala,  de  mener  la Reprises des Écuyers et commander la Reprise des Sauteurs. Une émotion, mais également une grosse responsabilité car on sait que l’on a des écuyers derrière soi et que l’on porte ce patrimoine et représente cette équitation de tradition française. J’ai vécu ces moments-là lors de mes deux premiers galas à Saumur et je recherchais et retrouvais la même concentration que celle en tant que cavalier de compétition,   avant   d’enchainer   une   reprise   de   dressage   sur   un   concours international ou avant de partir sur un cross international. Ce sont des moments forts que l’on partage avec les autres écuyers, des moments que l’on vit de la même façon qu’un championnat par équipe.

Le vendredi soir se courra le Devoucoux Indoor Derby… cela ne risque-t-il pas de vous "titiller" de ne pas participer à cette épreuve ?

(rires). Je n’ai jamais participé aux indoors parce que je n’avais pas de cheval pour cette spécialité et l’occasion d’y participer ne s‘est jamais vraiment présentée. Mais j’aurai pas mal d’amis qui y participeront et je serai là, en bord de piste pour les encourager sans être titiller pour autant !

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