Le musée des Beaux-Arts de Bordeaux

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Le Musée des Beaux Arts de BordeauxLe musée des Beaux-Arts occupe une place majeure parmi les établissements culturels de Bordeaux. Attendue depuis bientôt quatre années, la réouverture complète du musée des Beaux-Arts est l’occasion de redécouvrir la richesse de ses collections, avec un accrochage entièrement revu et des espaces rénovés.

Fondé au début du XIXe siècle, par Bonaparte, il est le plus ancien musée non seulement de la Ville de Bordeaux, mais aussi du département et de la région Aquitaine. Ses collections de premier ordre, présentent de nombreux chefs-d’oeuvre reconnus au niveau international et offrent un panorama remarquable de l’art européen, du XVe siècle à l’époque moderne, faisant de notre musée l’un des tout premiers musées de France.

Le musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Un musée des Beaux-arts en région est un pôle culturel et pédagogique majeur dont le rayonnement s’étend largement au-delà des frontières de la ville qui l’abrite. Reconnu comme l’un des dix plus grands musées de France, le musée des Beaux-Arts de Bordeaux est le plus important dans la région Aquitaine. Sa vocation est de s’appuyer sur les structures éducatives à compétence locales, départementales et régionales. Siège des universités d’Aquitaine, Bordeaux dispose d’une faculté d’Histoire de l’art réputée avec laquelle le musée travaille depuis de nombreuses années.

Le musée des Beaux-Arts de BordeauxInstitution culturelle majeure de Bordeaux, le musée des Beaux-Arts est créé sous le Consulat, en 1801 par l’arrêté Chaptal. Installé depuis 1881 dans les deux ailes construites par l’architecte Charles Burguet dans les jardins de la mairie, il est l’un des dix plus importants musées en région, par la richesse de ses collections. Fermée en totalité depuis quatre ans, l’aile nord, consacrée à l’art des XIXe et XXe siècle, a bénéficié d’importants travaux de rénovation. La muséographie a été entièrement revue, avec un nouveau matériel muséographique (vitrines, socles, banquettes), des cimaises colorées, une signalétique conçue pour une meilleure approche des oeuvres. Les verrières naturelles, entièrement réhabilitées, apportent le meilleur éclairage qui soit.

Le parcours chronologique met en évidence les points forts du musée : la Restauration, époque importante de l’histoire bordelaise, ouvre les années romantiques avec le chef-d’oeuvre tutélaire du musée, La Grèce sur les ruines de Missolonghi de Delacroix. Suivent les grands mouvements esthétiques du siècle, l’académisme (avec Bouguereau), le réalisme et l’école de Barbizon (avec Corot, Huet, Daubigny, Boudin...) ou la peinture animalière (avec la bordelaise Rosa Bonheur), sections où les collections du musée s’honorent de nombreuses oeuvres importantes. Rolla, d’Henri Gervex, retrouve les cimaises du musée où il était déposé par l’Etat depuis 1933.

A ses côtés, sont exposés l’impressionnisme et le naturalisme des années 1870-1880. La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle correspondent à une période remarquablement riche pour Bordeaux et pour son musée : Odilon Redon, figure majeure du symbolisme, Albert Marquet, un des fondateurs du fauvisme, André Lhote, compagnon du cubisme, Jean Dupas, pour les années « Art déco », sont tous nés à Bordeaux. Le parcours leur dédie en conséquence une place particulière. A leurs côtés, la présence d’oeuvres importantes de Matisse, Valloton, Picasso, Braque... accompagne le visiteur dans une promenade lumineuse à la découverte de l’art moderne.

Le parcours s’achève avec une salle consacrée à la non figuration et à l’art abstrait, comme une introduction proposée aux amateurs de continuer logiquement leur visite au CAPC, musée d’art contemporain de Bordeaux. Au centre de la galerie, une allée des sculptures permet une confrontation passionnante avec les peintures présentées sur les cimaises : de Barye, Carpeaux, Rodin, Despiau à Zadkine ou Morellet... L’accent a été mis sur la médiation, avec de nombreux documents d’information mis à la disposition des visiteurs (panneaux historiques, cartels développés, fiches de salles), tous traduits en anglais et en espagnol). Des tablettes numériques complèteront ces dispositifs, disposées tout au long du parcours, pour permettre à tous les publics un accès renouvelé aux oeuvres et aux artistes, ludique et savant à la fois.

Le musée des Beaux-Arts de Bordeaux

A l’occasion de cette réouverture, l’aile sud du musée, consacrée à l’art du XVe au XVIIIe siècle, rénovée il y a quelques années, a été rafraichie. Les salles, désormais, proposent une ambiance plus chaleureuse mise au service des oeuvres et pour le confort du visiteur. Un nouvel accrochage est proposé, notablement enrichi, qui remet en lumière les points forts de la collection : Pérugin, Titien, Véronèse, Rubens, Van Dyck, Ruysdael, Murillo, Reynolds, Lawrence, Greuze, Taillasson... C’est donc à une véritable renaissance du musée que le public est aujourd’hui convié. Au total, ce sont près de 350 oeuvres qui sont à nouveau visibles, dont un grand nombre de chefs-d’oeuvre célèbres. C’est aussi l’occasion de renouer avec les grands artistes que Bordeaux a vu naître : Rosa Bonheur, Odilon Redon, Albert Marquet, André Lhote, Roger Bissière...

Le musée en quelques chiffres
La collection
2500 peintures du XVe au XXe siècle
5000 oeuvres sur papier
500 sculptures
Surfaces d’exposition pour les collections permanentes
Aile nord 1200 m2
Aile sud 1200 m2
Surface pour les expositions temporaires
Galerie des Beaux-Arts : 750 m2
OEuvres exposées
Sur les 2400 m2 d’exposition, 332 oeuvres trouvent place sur les cimaises