Actualités en Aquitaine
Tourisme Sud-Ouest
Itinéraires Vignobles
Emploi Aquitaine
Rumeurs en Aquitaine
Culture - Livres - Musique
Echos des Pyrénées
Surf - Voile
TV - Cinéma - DVD
AquiChercheTrouve
Images - Reportages




Advertisement
Etonnant écomusée de Marquèze Version imprimable Suggérer par mail
07-06-2008
Index de l'article
Etonnant écomusée de Marquèze
Le Pavillon des Landes
Informations - Réservations
Comment aller à Marqueze
ecomusee_marqueze_01.jpgMarquèze et son train de l’Écomusée assure dans les Landes, le succès populaire et reste le site idéal en Aquitaine pour une journée de découverte et de promenade, proposant en plus des fêtes, des rencontres autour de la musique ou d’un calendrier traditionnel.
 
ÉTONNEZ VOUS !
 
 Dominique Coutière, Président du Parc naturel régional des Landes de Gascogne, nous présente cet écomusée unique.
"Marquèze, patrimoine des Landes de Gascogne ... Voilà déjà 40 ans que Marquèze s’offre comme l’un des plus beaux sites à visiter dans le Sud Ouest et comme l’un des plus célèbres musées en plein air en France.
Plus de 3 millions de visiteurs ont emprunté le vieux train plus que centenaire, et apprécié sa lenteur pour traverser la forêt des Landes et s’immerger dans un paysage d’un autre âge. ecomusee_marqueze_10.jpgSi le site n’a rien perdu de son charme, 40 ans c’est pourtant l’âge du renouveau. Ayant accumulé savoirs et collections, Marquèze se devait d’en restituer au public la plus belle part.
De nouveaux espaces d’expositions s’imposaient pour présenter aux visiteurs des collections qui, pour l’essentiel, leur sont dûes.
Quarante ans c’est le temps donné à plusieurs générations de grandir et à ce pays d’engager une mutation dont il est coutumier.
Aussi, après plusieurs années d’études et presque 7 millions d’euros de travaux, Marquèze présente aujourd’hui un nouveau visage : plus convivial, plus diversifié, plus actuel.
Avec 3 000m² dans un magnifique et délicat écrin de bois conçu par l’architecte Bruno Mader, Marquèze offre aujourd’hui en gare de Sabres des salles d’expositions, permanente conçue autour d’un parcours interactif et ludique, ou temporaire ouvrant au public les collections du musée. Les ateliers pour la conservation des collections voisinent avec les réserves les plus fonctionnelles pour conserver la mémoire de ce pays et de son histoire.
Plus convivial, le site est conçu pour accueillir un public familial pour une journée de découverte et de promenade et au bout du voyage en train les enfants trouveront, conçus à leur mesure, des outils pour accompagner leur visite.
Plus divers, Marquèze propose des rendez-vous de fêtes tout au long de l’année, des rencontres autour de la musique ou d’un calendrier traditionnel, des nuits surprenantes.
Plus complet, Marquèze vous embarque aujourd’hui entre le quartier du xixe siècle et les expositions du Pavillon des Landes de Gascogne à la pointe de l’histoire contemporaine, dans un passionnant parcours à la découverte d’un pays sans cesse renouvelé. Venez vous étonner !"
 Lire notre article : Marqueze Change de Siècle
Marqueze : un patrimoine mis en scène
Conçu il y a presque quarante ans aujourd’hui, l’Écomusée de Marquèze reconstitue le cadre de vie de la société de la Grande Lande à l’heure d’une transformation Marquese patrimoine mis en scèneconsidérable. Cette société originale de bergers- agriculteurs, était en telle symbiose avec son environnement, qu’elle disparut lorsque la lande fit place à la forêt.
C’est l’histoire de cette métamorphose environnementale et sociale que Marquèze raconte; une histoire prenant la forme d’un grand musée bâti en plein air, construit sur les traces patiemment reconstituées de cette société.
Pour reconstituer le cadre de vie de cette société dans son intégralité, Marquèze fut le premier musée en France à faire appel à la technique de transfert des bâtiments. Les deux tiers, issus des quartiers alentour furent transférés, les paysages, des champs, de la forêt résinée, et jusqu’à l’aire meunière, furent reconstitués pour restituer le quartier tel qu’il se présentait, à l’égal des autres, au xixe siècle. Plus tard, l’Écomusée d’Alsace ou le musée des Maisons Comtoises, s’inspirèrent de cette technique des transferts pour développer leur projet.
Dans ce pays, naguère peuplé de bergers-paysans, la race ancienne des brebis de la lande avait quasiment disparu. Elle fut patiemment reconstituée sur le site grâce à un travail de sélection de plusieurs années effectué à partir d’un petit troupeau survivant de l’ancienne race. Les cultures de céréales anciennes, les jardins, les collections remeublant les maisons, les brebis de l’ancienne race landaise, ont parachevé cette mise en scène d’une société à l’aube de sa métamorphose.
Le site de Marquèze parle ainsi des rapports d’interdépendance entre une société et son environnement le plus immédiat, et en ce sens, au-delà des Landes de Gascogne, est porteur d’une histoire universelle.

L’architecture des Landes de Gascogne mise en scène
Par leur ancienne réputation de terres incultes, et donc peu intéressantes, les Landes de Gascogne ont pu conserver, plus ecomusee_marqueze_03.jpgque tout autre région, leurs habitations traditionnelles et un fond de vie patriarcale.
L’habitat landais est ainsi un des plus spécifiques qui puisse se trouver en France et l’écomusée de Marquèze articule les bâtiments et leur paysage environnant, le tout conservé « in situ ».
Cette architecture est aussi et avant tout un marqueur de la distinction sociale. Schématiquement, trois types de maisons peuvent être retenus correspondant aux trois catégories proprement paysannes.
La « maison de maître », à trois eaux et à façade–pignon avec auvent, constitue l’emblème de la classe des propriétaires-laboureurs.
Le deuxième type est une maison rectangulaire, avec toit à quatre eaux, sans auvent, fort répandue dans la lande, assimilable à la classe des métayers.
Le troisième type, enfin, moins bien défini, est celui d’une maison bien modeste, avec toit à quatre eaux, d’une architecture toute simple et d’une capacité fort réduite (deux ou trois pièces) : c’est celle que les propriétaires réservaient aux brassiers ou éventuellement aux domestiques.
L’architecture landaise, mise en exergue à Marquèze, est remarquable, tout d’abord par les matériaux employés: bois et torchis pour l’essentiel puis par le style des maisons grand-landaises.
 
 
Marqueze : Une maison emblématique
 
La maison de maître de Marquèze est représentative de l’architecture landaise. La maison est rectangulaire. Il n’y a pas d’étage, mais un simple grenier. Du côté des vents océaniques, à l’Ouest, une troisième pente au toit préservait des intempéries. Au contraire, le pignon façade s’ouvrant à l’Est est l’originalité de cette maison. Précédé habituellement par un auvent charpenté (Estantade), où les assemblages sont d’autant plus habiles qu’ils utilisent les bois que l’on possède, souvent recourbés.
Cet auvent est un lieu important, puisqu’il constitue un espace de frontière entre l’extérieur et l’intérieur. Des deux côtés s’élèvent les logements. Sous l’auvent, une porte centrale donne accès au «sol», pièce commune.
Toute la beauté de l’ensemble naît de la juste proportion des masses construites et dans une certaine souplesse des lignes.
À l’intérieur, les pièces sont disposées de part et d’autre de l’auvent et de la salle commune. Le sol est amélioré par un carrelage de terre cuite. La cuisine comporte une cheminée à feu découvert. Est encore en place un tournebroche à contrepoids, assurant la régularité de la cuisson devant le feu, des rôtis présentés sur une broche. Un «potager» maçonné est un élément indispensable dans la cuisine, pour y cuire à petit feu des plats mitonnés, sur la braise prise à l’âtre et sur du charbon de bois, préparé dans une meule montée dans la forêt. Pour les boeufs de travail, une place leur était réservée, hors de la chambre mais près d’elle. Par une ouverture, l’ « estaouli », on pouvait percevoir leur souffle, et surtout leur donner la ration de foin ou de feuillage dont ils ont besoin deux fois par jour.

Marquez : Les bâtiments d’exploitation
 
On observe deux types de bergeries :
  • la bergerie-parc de construction analogue à celle de la maison même,
  • la bergerie-borde, plus archaïque, avec son toit à forte pente couverMarquezet en chaume de seigle ou d’ajoncs.
Le poulailler perché affecte une disposition particulière aux Landes. Pour être à l’abri des renards, écartée de l’humidité et de la gelée du sol, c’est une volière légère en bois montée sur quatre poteaux de 2,50 m. Le plancher est à claire-voie, pour laisser tomber la fiente au sol. Une échelle inclinée permet seulement à la volaille d’y accéder.
Le four à pain est en briques cuites au soleil, recouvert de torchis. La coupole de sa voûte est protégée par un toit d’une seule pente, incliné d’avant en arrière. Le moulin de Marquèze est un moulin mu par l’eau. Cette unique industrie alimentaire de l’époque est une construction coûteuse. Il a fallu aménager le ruisseau, l’Escamat, pour obtenir une chute d’eau faisant tourner une roue à aubes actionnant les meules de pierre. Construit en bois, il jouit d’une charpente particulièrement résistante pour supporter l’ébranlement du mécanisme.
Une société paysanne au seuil du xxe siècle
Dans cette société paysanne, le maître ou propriétaire, est le personnage dominant. Propriétaire d’une ou de plusieurs exploitations, il met en valeur ses terres selon le principe du métayage agricole, confiant à une ou plusieurs familles de métayers le soin de l’exploitation.
Le partage des récoltes se fait en fin de saison selon des règles codifiées mais parmi lesquelles s’opèrent cependant des variantes d’une commune à l’autre.
Au premier échelon de l’échelle sociale, le brassier, qui ne disposant que de la force de ses bras, est assimilable au serviteur. C’est souvent dans cette catégorie sociale que l’on trouve les bergers.
Dans cette société le meunier est un homme à part. Situé à l’écart du quartier il est aussile maillon essentiel à la transformation des récoltes qui nourrissent la communauté. Prélevant sa part sur les moutures produites il détient là un pouvoir considérable, objet également de toutes les suspicions. Parfois propriétaire de son moulin, travaillant à son propre compte il peut être aussi métayer travaillant pour le compte d’un propriétaire.
En 1890, la nouvelle économie forestière a remplacé progressivement une vieille économie autarcique, organisée autour de la culture de céréales grâce à l’élevage d’ovins sur les immensités de lande. Le travail des métayers était alors de plus en plus consacré à la récolte de la résine ; avec le bois, l’essence de térébenthine, la colophane, la Grande Lande exportait de plus en plus loin davantage de richesses tirées de la forêt. Les bergers sur échasses disparaissent alors du paysage avec leurs troupeaux désormais inutiles.

L’originalité du parcours de visite de Marquèze est faite d’un équilibre entre l’authenticité des lieux et le plaisir de la découverte proposé aux visiteurs. Dans ces espaces les enfants sont aujourd’hui accueillis comme des visiteurs privilégiés.

Marquèze : un site revisité
L’authenticité de la mise en scène est l’une des grandes qualités reconnues de toujours par les visiteurs : "Ici c’est vrai". Les maisons ont été habitées, les vêtements portés, le moulin a nourri les hommes et les champs ont été travaillés. Ce site a une âme.
C’est dans le respect de cette authenticité qu’une nouvelle scénographie a été conçue pour rendre plus accessible l’histoire de cette société landaise tout au long du parcours de visite.
Plus accessible d’abord en sollicitant mieux les objets exposés. La lumière a fait son apparition dans ces vénérables maisons ; un fin travail d’éclairage, met ainsi en valeur les collections exposées, et à travers elles l’histoire dont elle témoignent.
ecomusee_marqueze_04.jpgLes habitants, à jamais absents des lieux, leurs faits et gestes, les grands et petits moments de leur vie, leurs croyances, sont aujourd’hui évoqués par le son au cours de discrètes rencontres. Des artistes ont provoqué ces instants brefs, émouvants, sérieux, enrichissants, distrayants. Simples évocations musicales ou sonores, ou mises en scène plus explicites, toutes donnent au site ce qui lui manquait jusqu’alors : l’évocation de la présence de ses derniers habitants.
Les « grands paysages » du quartier, caractéristiques de la société traditionnelle (l’airial, le champ, la forêt, la rivière) sont décryptés.
Le visiteur est invité à un itinéraire du regard qui progressivement interprète les paysages exposés, en comprend la construction et le lien avec cette société de paysans.
Les enfants peuvent suivre un parcours qui leur est dédié, ponctué tout au long de la visite de jeux, de manipulations, d’indices, ou de rencontres surprenantes, comme autant d’éléments d’un immense puzzle à reconstituer.
Enfin inamovible dans cette mutation du site, l’antique train classé Monument Historique demeure, lui, inchangé et transporte toujours les visiteurs, de la gare de Sabres au coeur de l’airial de Marquèze. Ces dix minutes sont toujours un vrai plaisir de lenteur.
La visite de Marquèze repose sur une découverte progressive des éléments constitutifs du site : maisons, bâtiments, paysages (airial, champs, forêt, rivière) et sur une mise en relation de ces éléments.
 
Marqueze : une visite en liberté
La visite conférencée, toujours proposée aux visiteurs, reste naturellement la forme la plus prisée et la plus aboutie de la découverte. Un échange d’une heure avec un guide spécialisé reste bien sûr un moment exceptionnel pour découvrir un site et en comprendre l’unité.Marqueze
Nous avons souhaité cependant que les visiteurs disposent d’un vrai choix, selon leur disponibilité, leurs connaissances, leurs pratiques habituelles de visite, ou simplement selon leur envie d’être ou non intégrés à un groupe.
Aussi les outils de visite mis en place offrent une palette de choix suffisamment vaste et diversifiée pour répondre aux envies de loisir ou à un désir de découverte plus savante.

Marqueze : des évocations sonores
Au-delà des traces physiques, objets, bâtiments, paysages, ou de la transmission de pratiques et de savoir faire, la muséographie et la scénographie à son service se devaient d’évoquer autrement l’existence de cette société et de ses habitants, les grands moments de la vie, les rapports sociaux…
Une résidence d’artistes musiciens et, comédiens de théâtre a permis d’orienter le parcours de visite vers des rencontres discrètes au coeur de scénettes, de brèves surprises, sonores ou musicales : une simple pendule égrenant le temps qui passe, les chants de travail des femmes à la lessive, la mort du « pauvre Abel » ou la négociation madrée autour du contrat de métayage.
Au coeur de la bergerie, l’évocation de Félix Arnaudin, ethnographe amoureux de sa lande finissante, nous fait goûter à cette langue si nostalgique du plus célèbre des landais de l’ancienne Lande.

Marqueze : des paysages décryptés
Reconstituant le principe de l’interdépendance des hommes, de leurs milieux de travail et de leur environnement, Marquèze présente aujourd’hui une scénographie permettant aux visiteurs de comprendre l’organisation du paysage par le jeu du regard orienté vers ses différentes composantes.
On peut ainsi percevoir et comprendre que l’airial traditionnel accueille des maisons d’habitations, chacune également attachée au rang social de son occupant, que les arbres y ont une fonction particulière, à la fois protecteurs et nourriciers, que l’emplacement du champ est partout le même…
C’est à une interprétation des paysages que le visiteur est aujourd’hui invité, à la recherche des clefs qui lui donneront accès à cette histoire.
Des personnages de substitution Naturellement les guides, les animateurs, sont aussi là pour compléter au cours de rencontres autour des activités courantes la découverte de ce site. Parfois quelques comédiens ou musiciens, viennent ponctuer cette visite, de rencontres récréatives.
 
Un parcours pour les enfants
Souvent mal aimés des parcours d’exposition, traînant les pieds, les enfants ne trouvent pas toujours leur compte dans la visite des musées.Ici rien de cela, les tout petits pourront toucher, écouter, sentir, laisser aller leur imagination au fil des contes sortant des puits, reconstituer petit à petit la vie quotidienne de leurs ancêtres dans leur âge d’enfants.

La grande exposition du Pavillon leur propose également de composer leur propre parcours de découverte, par des jeux, des manipulations, des outils multimédias, pour que même un sujet apparemment savant devienne aussi un exercice ludique.
Marquèze est devenu au fil du temps un site aux retombées économiques de premier plan pour son environnement. Le succès populaire n’a pas démenti le rôle culturel majeur joué par ce site dans le territoire des Landes de Gascogne, ni sa valeur d’exemple.

Marquèze : une réalité économique et culturelle
Trois millions de visiteurs ont emprunté depuis 1970 le train de l’Écomusée assurant le succès populaire d’un des plus grands sites culturels d’Aquitaine.ecomusee_marqueze_07.jpg
Avec 80 000 visiteurs en moyenne chaque année, 1,5 million d’euros de budget et  l’équivalent de 30 emplois, Marquèze représente aujourd’hui le pôle touristique majeur du Parc naturel régional des Landes de Gascogne autour duquel s’est structurée une large part de l’activité de loisirs de la région.
Cette région des Landes, dans les années 1970, au plus fort d’une crise démographique sociale culturelle économique, a trouvé dans ce succès des raisons d’espérer. Le train de Marquèze a, en quelque sorte, montré la voie.
Cette activité économique s’est bâtie dans le respect des principes fondateurs de connaissance, de conservation, de médiation du patrimoine des Landes de Gascogne et de sa société et dans le respect des valeurs d’un tourisme citoyen. Cette démarche innovante trouve son prolongement aujourd’hui avec le développement de l’écotourisme dans ce territoire.
Cette aventure culturelle a été à l’origine de l’attention portée par les habitants à leur patrimoine bâti, modeste, fragile, mais qui leur est familier car intégré à leur cadre de vie. Ce patrimoine est ici fait de « monuments » du quotidien : poulaillers, lavoirs, petites chapelles, granges, et des paysages dans lesquels il prend place.
Marquèze a ainsi été pour le Parc naturel régional un outil de valorisation du patrimoine régional et des savoir faire pour assurer sa conservation. Un lieu où se maintenaient des éléments fondamentaux de l’identité de ce territoire, et où leur valorisation s’organisait de manière innovante au bénéfice du territoire, et dans le respect de leur authenticité.

Un projet culturel et économique au service d’un territoire
L’action majeure de l’Écomusée de Marquèze fut sans doute aux débuts de parler en priorité à la population du territoire des Landes de Gascogne, et de lui révéler de larges pans de son histoire et de son patrimoine. Dans cette région en crise économique, sociale et culturelle majeure, les maisons, les bâtiments d’exploitation, certains paysages eux-mêmes, renvoyaient à une histoire que l’on s’efforçait d’oublier. « Vos maisons elles seront toujours vieilles » était une réflexion dominante parlant du travail de conservation alors engagé.
landes_09-03-2008_8.jpg Le succès public a apporté la crédibilité qui faisait défaut. Devant les visiteurs qui se pressaient aux portes de la gare de Sabres on semblait alors plus fier de se revendiquer de ce territoire et d’en révéler un patrimoine fragile. Aujourd’hui, l’accueil touristique s’est développé accompagnant le succès du site. Hôtels, villages de vacances, mais surtout réseaux de gîtes ruraux ou de chambres d’hôtes dans ces anciennes maisons qui il y a peu encore étaient vouées à l’abandon. On est fier aujourd’hui d’accueillir dans ces maisons les visiteurs d’un ou plusieurs jours.

Sauvegarder le patrimoine du territoire
 
Aujourd’hui l’Écomusée oriente son action de sauvegarde vers le patrimoine ténu mais combien présent dans le paysage du quotidien des habitants.
A partir des savoir faire accumulés, le Parc naturel régional s’appuie sur l’Écomusée pour intervenir pour engager des actions de restauration de petits édifices, de formation des particuliers ou d’artisans aux méthodes traditionnelles de construction.
Ces petits édifices, les modes de construction favorisant l’emploi de produits traditionnels comme la chaux ou le bois dans la restauration des bâtiments, sont aujourd’hui un enjeu considérable pour la préservation de l’identité d’un territoire soumis à des pressions de développement urbain considérables.
Au delà du musée, un site culturel Marquèze aujourd’hui accueille les visiteurs en famille ou en groupe, désireux de passer une journée agréable en plein air, en famille ou entre amis.
C’est aussi un lieu accueillant des artistes pour une résidence de création. Plasticiens, photographes, peintres, musiciens, cinéastes, chorégraphes, conteurs se sont succédés depuis 10 ans pour entamer avec le patrimoine conservé ici un dialogue fécond, oeuvres durables ou de l’instant.

Marquèze, patrimoine des Landes de Gascogne : un site unique en Europe www.ecotourisme-landes-de-gascogne.fr

Marquèze fut longtemps considéré comme un espace d’expérimentation pour les musées de France, et, à ses débuts, a ouvert la voie aux écomusées au plan international.
 
Marquèze : un site unique en Europe
En reconstituant le cadre de vie d’une société : l’ensemble des bâtiments dans leurs rapports fonctionnels ou sociaux, ses paysages, ses animaux, les modes d’exploitation ou d’élevage, Marquèze se distinguait des musées de plein air scandinaves ou d’Europe du nord, « simples » collections de bâtiments rassemblées en un lieu d’exposition.
Au-delà de la société landaise ce sont ici les relations entre l’homme et son environnement qui sont interrogées. Par cette démarche Marquèze appartient à la famille des Écomusées et Musées de Société, qui mettent en relation les différentes formes du patrimoine d’un territoire et présentent les activités humaines pour mieux les questionner.
Dans ces lieux sont en jeu des questions touchant à l’évolution la plus actuelle des territoires et des sociétés, et un perpétuel souci de questionner la place de l’homme dans cette histoire
en mouvement.
Cette forme de mise en valeur du patrimoine pour interroger l’avenir de nos sociétés a pris racine il y a quarante ans dans ces lieux, aux confins de la forêt landaise, et s’est développé ensuite sous de multiples formes en France.
Par cette appartenance à une forme de muséologie très spécifique, Marquèze est à la fois un lieu unique et universel. Il garde aussi dans cette inscription à un mouvement muséologique, bâti autour de valeurs humanistes communes à ces musées, toute son originalité et sa capacité à exposer ses questions dans un parcours de visite ludique et populaire.
 
Source rédactionnelle et photos Ecomusée de Marquèze
En savoir plus



 
< Précédent   Suivant >


logo-aquitaineonline
Plus de 29 000 visiteurs sur les 30 derniers jours

© AquitaineOnLine – Site déclaré à la CNIL sous le n° 1158739 – Mentions Légales - Plan du Site Contacts - Flux RSS - Wallpaper