Journées du patrimoine 2009
L'Aquitaine est aussi au rendez-vous les 19 et 20 septembre 2009, lors la 26ème édition des Journées européennes du patrimoine placée sous le thème Un patrimoine accessible à tous. Des monuments historiques protégés, classés, des parcs et jardins à revisiter ou découvrir !Journées du patrimoine 2011 consultable en cliquant i ci
A découvrir : visite virtuelle de patrimoine
Parmi les 15 000 monuments ouverts cette année, ne manquez pas, si vous le pouvez, la visite des quatre-vingt-six cathédrales, fl eurons de notre patrimoine national, qui parsèment le territoire. Quarante-six d’entre elles sont actuellement en cours de restauration grâce au plan de relance de l’économie en faveur du patrimoine, mis en place cette année par le gouvernement.« Rendre accessibles les oeuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France au plus grand nombre » et « assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel » : c’est la mission première du ministère de la Culture et de la Communication telle qu’elle a été définie par André Malraux.
C’est pour répondre à cette mission que la vingt-sixième édition des Journées européennes du patrimoine, qui se déroulent les 19 et 20 septembre 2009, est placée sous le thème « Un patrimoine accessible à tous ». Le succès d’affluence que connaissent chaque année les Journées européennes du patrimoine est exemplaire de l’engouement du public pour le patrimoine.
Le ministère de la Culture et de la Communication a choisi de consacrer les journées 2009 à l’accessibilité pour tous, confi rmant ainsi sa volonté de faciliter encore davantage l’accès des sites et des monuments historiques et de susciter auprès du plus grand nombre une véritable culture patrimoniale et urbaine. Le ministère se doit de restituer leur patrimoine commun aux Français par la mise en oeuvre d’une politique d’acquisition, d’ouverture et de sauvegarde du patrimoine et notamment des grands éléments patrimoniaux.
Cette restitution de sites prestigieux au public risque toutefois d’être insuffisante si elle n’est pas suivie d’efforts importants pour en faciliter l’accès, y assurer un accueil et une promotion efficients, proposer aux visiteurs des programmes d’activités, d’animations et de mises en valeur de grande qualité. Ceci est d’autant plus vrai pour des publics peu familiers de la culture pour qui la fréquentation des lieux culturels et patrimoniaux ne va pas de soi. Un effort particulier sera donc fait pour les Journées européennes du patrimoine 2009 afin que le patrimoine soit vraiment accessible à tous. Ces journées sont donc l’occasion de valoriser et de poursuivre l’action du ministère et celle de ses partenaires en faveur des publics spécifi ques en sensibilisant le public et les professionnels à la nécessité de faciliter l’accès à la culture pour tous.
Deux axes sont ainsi principalement développés : accessibilité du patrimoine aux personnes handicapées et, plus largement, aux personnes éloignées de l’offre culturelle. L’accessibilité du patrimoine aux personnes handicapées Lors de l’édition 2008, une journée dédiée à l’accueil des personnes en situation de handicap fut mise en place, le vendredi 19 septembre, dans des conditions de visite spécifi quement adaptées en fonction des handicaps : visuel, auditif, moteur et mental. L’initiative s’inscrivait dans un large plan d’action mené par le ministère de la Culture et de la Communication en faveur de l’accès des personnes handicapées à l’art et à la culture, et trouve aujourd’hui son plein écho avec l’édition 2009.

Les chiffres clés
- 43 180 monuments historiques protégés au titre des Monuments historiques, dont 14 367 monuments classés et 28 813 monuments inscrits
- 2 200 parcs et jardins protégés au titre des Monuments historiques, dont 838 classés et 1 382 inscrits
- 130 000 objets classés au titre des Monuments historiques
- 100 secteurs sauvegardés
- 610 ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager)
- 139 Villes et Pays d’art et d’histoire, dont 97 villes et 42 pays
2753 édifices en Aquitaine protégés au titre des Monuments historiques au 31/12/2008
- Classés MH 743
- Inscrits MH 2010
La protection au titre des Monuments historiques
Selon le code du Patrimoine, il existe deux catégories de protection des immeubles ou des objets au titre des Monuments historiques : le classement, qui est la mesure de protection majeure, et l’inscription, qui est une mesure moins contraignante et plus fréquente.
Ce texte législatif constitue la base du statut des monuments historiques.La notion de patrimoine monumental s’est beaucoup étendue ces dernières années. L’inscription et le classement peuvent concerner des bâtiments ou des objets de toute époque, y compris récente, qui présentent un intérêt historique ou artistique.
Le parc protégé français inclut non seulement des châteaux, des hôtels urbains et des manoirs, des églises et des abbayes, des objets mobiliers, mais aussi des jardins, des grottes préhistoriques, des bâtiments à usage commercial ou culturel (restaurants, boutiques, cinémas) ou des éléments à caractère industriel ou technique comme des usines, des gares, des bateaux ou des locomotives.
La protection du patrimoine monumental permet le contrôle de l’État sur les immeubles ou les objets en vue de leur conservation physique. Elle peut entraîner une aide financière de l’État, complétée souvent par celle d’autres collectivités pour des travaux de restauration. Elle permet certaines exonérations fiscales et entraîne enfin le contrôle des abords des immeubles.
Procédures de protection du patrimoine
Les demandes de protection sont instruites par les directions régionales des Affaires culturelles (DRAC) qui réunissent ensuite les Commissions régionales du patrimoine et des sites (CRPS) pour examiner la demande de protection des immeubles. Celles-ci formulent un avis, soit en vue de l’inscription au titre des Monuments historiques, qui relève du préfet de région, soit en vue du classement, auquel cas le dossier est transmis à la direction de l’Architecture et du Patrimoine au ministère de la Culture et de la Communication et la décision est prise par le ministre, après avis de la Commission nationale des monuments historiques.
En ce qui concerne les objets mobiliers, l’inscription relève du préfet du département après consultation de la Commission départementale des objets mobiliers. Le classement est décidé par le ministre après avis de la Commission nationale des Monuments historiques.
Dans les deux cas (immeubles et meubles), en cas de désaccord du propriétaire, la décision de classement est prise par décret en Conseil d’État.
Les espaces protégés
Les espaces protégés couvrent une surface importante du territoire : ils englobent des éléments bâtis et paysagers de nature et d’époque différentes.
Aussi, la législation a-t-elle prévu de les préserver et de les mettre en valeur par quatre modes de protection différents : abords de monuments historiques, sites, secteurs sauvegardés et zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager.
Les abords des monuments historiques
Les monuments sont indissociables de l’espace qui les entoure : toute modification de cet espace peut rejaillir sur la perception que l’on a du monument. Aussi, le code du Patrimoine a-t-il prévu un contrôle de l’État sur les travaux portant sur les immeubles situés à l’intérieur d’un périmètre de 500 mètres autour des monuments historiques inscrits ou classés, lorsque ces immeubles sont covisibles avec le monument. L’Architecte des bâtiments de France a pour mission de veiller à la qualité de ces interventions afin qu’elles ne portent pas atteinte au monument et n’altèrent pas la relation entre un édifice protégé et son environnement.
Les sites
La loi du 2 mai 1930 sur les sites conduit à protéger, par un classement ou par une inscription, des espaces d’une grande diversité : monuments naturels, vastes ensembles paysagers, sites pittoresques, parfois en complément des abords de certains monuments majeurs.
La gestion de ces espaces relève du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer (direction de la Nature et des Paysages) représenté, localement, par les directions régionales de l’Environnement (DIREN) et par le ministère de la Culture et de la Communication représenté localement par les services départementaux de l’Architecture et du Patrimoine (SDAP).
Direction de la Nature et des Paysages
Bureau des sites : 01 42 19 20 51
Les secteurs sauvegardés
Créés par la loi du 4 août 1962 (loi Malraux), les secteurs sauvegardés permettent de préserver des ensembles urbains présentant, au plan national, un intérêt historique, culturel et esthétique. Ils font l’objet d’un règlement et d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), qui a vocation à préserver, mettre en valeur le patrimoine architectural et favoriser un développement urbain de qualité. Établi par un architecte urbaniste libéral, son élaboration et sa gestion sont du ressort de l’État. L’Architecte des bâtiments de France est obligatoirement consulté et, par ses avis conformes, veille à la qualité des interventions sur les immeubles situés dans le secteur sauvegardé.
Les zones de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP)
Créée en 1983 (loi sur la décentralisation), complétée en 1993 (loi paysage), cette procédure tend à donner aux communes un rôle actif dans la gestion et la mise en valeur de leur patrimoine. Elle leur permet de mener en concertation avec l’État (Architecte des bâtiments de France) une démarche de protection et d’évolution harmonieuse des espaces bâtis et non bâtis de leur territoire. Basée sur une analyse de diagnostic confiée à un ou plusieurs spécialistes (architectes, paysagistes, urbanistes), cette démarche se concrétise à travers un document contractuel qui comprend des prescriptions annexées aux documents d’urbanisme.
Ce document de référence et d’aide à la décision est particulièrement pertinent pour les différentes actions de transformation engagées au niveau communal ou privé : campagnes de ravalement, traitement des espaces publics, opérations programmées de l’amélioration de l’habitat, restauration mobilière, etc. L’Architecte des bâtiments de France vérifie la conformité de chaque projet avec les dispositions de la ZPPAUP.
- 14-02-12 | 19h30 | Bordeaux Le dindon
- 14-02-12 | 20h00 | Bordeaux Le roi des bons
- 15-02-12 | 10h00 | Marcheprime Petit Bond/ Teatro Gioco Vita
- 15-02-12 | 15h00 | Marcheprime Petit Bond/ teatro Gioco Vita
- 16-02-12 | 21h00 | Bègles Cie Les Labyrinthes - Silence compl...
Découverte de l'Aquitaine
| Atelier 18 |







Journées du Patrimoine en Dordogne

