Sur les pas de Léo Drouyn été 2009 - Léo Drouyn
Histoire - Traditions
08 Août 2009
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| Sur les pas de Léo Drouyn été 2009 |
| Léo Drouyn |
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Léo Drouyn (né à Izon en 1816 - mort à Bordeaux en 1896), artiste et savant girondin, a laissé
au milieu du XIXe siècle un fonds iconographique exceptionnel sur le patrimoine aquitain
autour de 1850, quarante ans avant les premiers témoignages photographiques : l’oeuvre
retrouvée est riche de plus de 3.000 dessins et près de 1550 gravures.
Il participa dans la
lignée de Victor Hugo et du mouvement romantique, à la redécouverte et au triomphe du
Moyen-Age.
Peintre, dessinateur, graveur, il fit aussi partie de l’Ecole de Barbizon, ce mouvement artistique
qui redécouvrit au milieu du XIXe siècle le Paysage et la Nature.
Représentant du
mouvement provincial, il a surtout dessiné les monuments et les paysages de son département,
la Gironde, mais aussi des départements voisins et d’autres régions françaises.
Ses albums de dessins, ses notes et ses croquis, sont une source d’information inestimable
pour la connaissance du patrimoine monumental français avant les grandes restaurations de
Viollet-le-Duc et de ses émules locaux, auxquels il s’opposa fortement.
Dessinateur attitré,
entre 1842 et 1849 de la toute jeune Commission des Monuments historiques de la Gironde,
il mit en exergue, le tout premier, la richesse du patrimoine roman girondin et devint l’un
des plus éminents spécialistes de l’architecture médiévale, dont il grava à l’eau-forte les principaux
monuments de sa région (églises, châteaux, abbayes), notamment pour illustrer ses
ouvrages imprimés : Choix des types les plus remarquables de l’architecture au moyen-âge
dans le département de la Gironde, La Guienne militaire, Bordeaux en 1450, les Variétés
girondines…
Dessinateur très attiré par la nature, il voue aux arbres une véritable passion.
Le tout premier,
il découvre la poésie romantique des landes, de leurs pignadas et de leurs lagunes. Cinquante
ans avant le photographe Félix Arnaudin, il montre également une véritable sensibilité ethnographique,
portant une attention toute particulière au petit patrimoine, aux vieilles fermes,
à l’achitecture en torchis et pans de bois.
Source : Editions de l'Entre-deux-Mers







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