Libération des poches de l'Atlantique

  • Catégorie : Histoire - Traditions
poches_atlantique_150_100.jpgLes combats des poches de l’Atlantique du Sud Ouest représentent une phase importante de la libération du territoire. Dans les poches de l'Atlantique Dominique Lormier aborde un sujet peu abordé par les historiens dans les ouvrages sur la Seconde Guerre mondiale.

Cet ouvrage, richement illustré et reposant sur des archives et des témoignages souvent inédits, présente les combats dans tous leurs détails. 56 500 soldats français, issus de la Résistance intérieure et de l’armée régulière, appuyés par la marine poches_atlantique_1.jpget l’aviation, affrontèrent près de 30 000 soldats allemands et italiens retranchés dans près de 900 blockhaus soutenus par 520 pièces d’artillerie, défendus par plus  de 1200000 mines !

Les pertes témoignent de l’acharnement des combats et de l’ampleur du succès pour les armes françaises : près de 4 000 soldats français hors de combat (tués, blessés, portés disparus) contre environ 27 000 dans les rangs ennemis (tués, blessés et prisonniers).

Dans un style vif et alerte, s'appuyant sur des archives et des témoignages souvent inédits, l’historien Dominique Lormier, membre de l’Institut Jean-Moulin, signe ce nouveau recueil documentaire de la dernière victoire française de la Seconde Guerre mondiale, aux éditions Editions Lucien Souny. 
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Dominique Lormier, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages sur cette époque : C’est nous les Africains (Calmann-Lévy, 2006), Comme des lions (Calmann- Lévy, 2005), Rommel (Le Cherche Midi, 2003), Les Combats victorieux de la Résistance française (Le Cherche Midi, 2002), Bordeaux brûle-t-il ? (Dossiers Aquitaine, 2003), et tout récemment La Libération de la France en Aquitaine, Auvergne, Charentes, Limousin, Midi-Pyrénées (Lucien Souny, 2007).
Historien et journaliste, il collabore à plusieurs revues spécialisées et à de nombreuses émissions de radio et de télévision.

Le Mur de l’Atlantique : un système de défense infranchissable
Lorsqu’en décembre 1941, la Wehrmacht est stoppée devant Moscou et que les Etats-Unis entrent en guerre contre l’Axe, Hitler décide de pcouv_poches_atlantique.jpgrotéger ses arrières en fortifiant une partie du littoral des pays occupés. Le 13 août 1942, il ordonne que 15 000 bunkers (blockhaus) soient construits sur le front ouest, dont 2 000 entre la Loire et les Pyrénées. Fritz Todt, ingénieur, est chargé d’organiser et de mettre en oeuvre ce vaste chantier (13 millions de mètres cubes de béton seront coulés) connu sous le nom de Mur de l’Atlantique. Sous l’impulsion de Rommel, il se renforcera jusqu’à devenir un système de défense infranchissable dans chaque zone, jusque loin derrière les côtes.
Dans le Sud-Ouest, le Mur de l’Atlantique repose principalement sur trois forteresses puissamment organisées : La Rochelle, Royan et la Pointe de Grave (Médoc). Dans un premier temps, ces forteresses ont été prévues uniquement pour s’opposer à un débarquement.
Mais en 1942, les Allemands décident de les transformer en véritables camps retranchés, susceptibles de résister également à une attaque terrestre. Les gros ouvrages bétonnés commencés début 1943 sont terminés fin 1944. De nombreux champs de mines et des fossés antichars complètent et renforcent la défense.

Août 1944 : 30 000 soldats allemands retranchés dans trois poches de résistance
A la fin du mois d’août 1944, le Sud-Ouest semble totalement libéré. Les grandes villes comme Bordeaux, Toulouse ou encore Limoges fêtent leur libération. Les dernières colonnes allemandes tentent d’échapper à la capture en rejoignant le centre et l’est de la France. En vérité, près de 30 000 soldats allemands se sont enfermés dans trois ports de l’Atlantique, véritables poches de résistance :

La Rochelle, Royan et la Pointe de Grave (Médoc), sans oublier les îles d’Oléron et de Ré. On a souvent affirmé que ces importantes troupes ennemies avaient été contraintes de s’y réfugier devant la progression des armées alliées et la guérilla généralisée des FFI. « En vérité, écrit le général Adeline, la création de ces poches était préparée de longue date. Les Allemands avaient réalisé autour de nos ports de puissantes organisations défensives, afin de les protéger non seulement sur le front de mer, mais aussi contre toute attaque terrestre ; en arrivant devant la Pointe de Grave, Royan et La Rochelle, les FFI seront arrêtés par de nombreux ouvrages en béton, d’importants champs de mines et des fossés antichars à la réalisation desquels l’organisation Todt avait travaillé pendant plusieurs années.
Ces poches fortifiées présentent pour les Allemands de multiples avantages. Elles interdisent aux Alliés l’utilisation de plusieurs ports, entravant ainsi le ravitaillement des armées anglo-américaines. Elles permettent de continuer la guerre sous-marine et de regrouper les éléments allemands en retraite dans l’impossibilité de rejoindre le “Grand Reich”. Enfin, elles immobilisent d’importantes troupes françaises dans une difficile guerre de siège.
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Crédit Rédactionnel et photographique
Editions Lucien Souny - Le Puy Fraud - 87260 Saint-Paul
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