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| Chasse Tradionnelle du Sud-Ouest |
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| 03-09-2008 | |
Avec ses boquetaux, ses sous sous bois et sa forêt ensoleillée, la chasse est une tradition fortement ancrée dans le Sud-Ouest.
Alouette, palombes, passereaux, les samedi 6 et dimanche 7 septembre 2008, l'Ecomusée de Marquèze présente les chasses traditionnelles.
Depuis l’enfance la chasse c’était une affaire d’homme. Aux enfants l’apprentissage par le
piégeage des oiseaux, où la patience le disputait à l’ingéniosité, aux adultes la chasse au fusil pour
les canards au bord des lagunes ou à la battue au lièvre et au sanglier sur la lande. Dès le plus jeune
âge les enfants s’exerçaient à confectionner les pièges, ou étaient réquisitionnés au champ pour
protéger les récoltes des passereaux ; la chasse était intégrée dans le temps économique de cette
société.
Qu’on chassât les nuisibles pour protéger les volailles ou
les semis et les récoltes, qu’on traquât le gibier pour améliorer un
ordinaire austère, la chasse était également inscrite dans les
rapports que cette société entretenait avec son environnement. Foin
de poésie, dans leur entreprise de classification du vivant, les
landais avaient réparti principalement la faune sauvage entre ce qui
se mangeait et ce qui gênait.
Ce qui se mangeait pouvant d’ailleurs,
à l’occasion, se vendre.
Il est vrai que dans une société où les ressources étaient comptées, où la viande
n’apparaissait pas à tous les repas, tout faisait ventre et à chacun sa proie. Tout ce qui volait était
digne d’intérêt, de la grue dans les marais au pipit des champs, ou au traquet motteux sur les
taupinières. Il y a peu encore les passereaux payaient un lourd tribu : pinsons, culs blancs, gros
becs, bruants ortolans, attirés sous les matoles, ou piégés dans les filets finissaient en brochettes,
salmis ou cassolettes.
Le piégeage était affaire d’observation, d’ingéniosité, de patience
et d’opportunité. Il fallait pouvoir fabriquer sur place le cinglant
pour la bécasse dont on avait repéré les fientes auprès de la
bergerie, installer pour les petits oiseaux une serade dans la
haie (arc de bois appâté au tinte hiou et piégé d’une série de
lacets), ou fixer un casse-pattes au bord du champ.
Parfois un
simple bout de bois enduit de glue de houx faisait l’affaire pour
empêcher l’oiseau de s’envoler.
Le soir, « plutôt que de ne rien faire », on préparait les « crins »
que l’on poserait le lendemain dans le champ moissonné. Il y
fallait du crin de queue de mulet et pas de mule, pour « pas qu’elle y pisse dessus », ça aurait rendu
le crin trop rêche et peu glissant, compromettant toute l’affaire.
La chasse dans la
Grande Lande
Habitués à craindre les caprices du ciel, les hommes le guettaient anxieusement, l’automne
venant, pour faire moisson de palombes ou d’alouettes. C’était alors dans ces modestes redoutes,
une chasse de patience et de chuchotements.
Ces chasses à n’en point douter amélioraient l’ordinaire, mais elles étaient également
lucratives tant la nature était généreuse et les hommes ingénieux.
Face à ce qui apparaissait comme un prélèvement excessif, les efforts de réglementation ne
manquèrent pas. Dès 1844 seul le fusil, les bourses à lapin et le furet étaient autorisés par la loi sur
l’ensemble du territoire national comme engins de chasse, les filets, les lacets, et autres pièges étant
dès lors prohibés. La signature d’une convention internationale en 1902 confirma ces dispositions,
et protégea certaines espèces.
On pétitionna, les Conseil Généraux protestèrent et on n’en reparla
pas avant quatre-vingts ans !
Les samedi 6 et dimanche 7 septembre 2008, l'Ecomusée de Marquèze présente les chasses traditionnelles.
Au programme durant ces deux jours: rencontre avec des passionnés, visite d'une palombière, présentation des outils de chasses traditionnelles, des piégeages, démonstration des techniques de chasse (alouette, palombes, passereaux, etc. ). L'année dernière cette animation a remporté un vif succès..
Cette année, pour compléter ce thème, qui constitue une tradition fortement ancrée dans notre territoire, nous proposons à nos visiteurs : une exposition photos des chasses anciennes, une démonstration de fabrication de cartouches et le dimanche toute la journée, l'observation à la jumelle des passereaux dans la prairie de l'airial avec un guide ornithologue du Parc naturel régional des Landes de Gascogne.
Crédit Rédactionnel : Coralie Mut - Parc naturel régional
des Landes de Gascogne
PNR DES LANDES DE GASCOGNE, MAISON DU PARC, 33 RTE DE BAYONNE, 3830 BELIN BELIET.
TÉL 05 57 71 99 99 |
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Avec ses boquetaux, ses sous sous bois et sa forêt ensoleillée, la chasse est une tradition fortement ancrée dans le Sud-Ouest.
Alouette, palombes, passereaux, les samedi 6 et dimanche 7 septembre 2008, l'Ecomusée de Marquèze présente les chasses traditionnelles.
Qu’on chassât les nuisibles pour protéger les volailles ou
les semis et les récoltes, qu’on traquât le gibier pour améliorer un
ordinaire austère, la chasse était également inscrite dans les
rapports que cette société entretenait avec son environnement. Foin
de poésie, dans leur entreprise de classification du vivant, les
landais avaient réparti principalement la faune sauvage entre ce qui
se mangeait et ce qui gênait.
Ces chasses à n’en point douter amélioraient l’ordinaire, mais elles étaient également
lucratives tant la nature était généreuse et les hommes ingénieux.
Face à ce qui apparaissait comme un prélèvement excessif, les efforts de réglementation ne
manquèrent pas. Dès 1844 seul le fusil, les bourses à lapin et le furet étaient autorisés par la loi sur
l’ensemble du territoire national comme engins de chasse, les filets, les lacets, et autres pièges étant
dès lors prohibés. La signature d’une convention internationale en 1902 confirma ces dispositions,
et protégea certaines espèces.






