Bidegorry attente du feu vert météo
Atlantic Session
07 Décembre 2009
Depuis le 12 novembre, le maxi trimaran Banque Populaire V et ses
hommes attendent que la météo leur permette de prendre le départ du
Trophée Jules Verne. Après un peu plus de 3 semaines d’attente, le
routeur du team, Marcel van Triest, revient sur les conditions qui ...
... obligent le Team Banque Populaire à rester à quai.
Pour s’élancer sur ce tour du monde, il faut des conditions météo
propices, et dans l’analyse de ce domaine, c’est Marcel van Triest qui
excelle. Le routeur de l’équipe fait donc le point une fois par jour
avec Pascal Bidégorry et Ronan Lucas
depuis le début du stand-by pour envisager un départ. Jusque-là peu de
possibilités et aucune réelle « bonne » fenêtre ne se sont présentées
comme nous l’explique Marcel :
« Contrairement à la
traversée de l’Atlantique où nous pouvions prévoir la météo du départ
jusqu’à l’arrivée, sur un Jules Verne ce n’est évidemment pas possible.
On part sur une cinquantaine de jours, il est donc impossible de
prévoir la météo sur la totalité du parcours. Il est parfois difficile
de prévoir les conditions rencontrées au-delà de 4 ou 5 jours. Notre
but est de prendre une fenêtre météo qui nous permettrait d’assurer de
l’avance sur le temps de référence en prenant un départ nous
garantissant une excellente première semaine.
Depuis le 12
nove
mbre, nous avons eu deux petites opportunités de départ, mais elles
ne nous promettaient pas d’être suffisamment stables pour être
confortablement dans les temps du record. Comme nous sommes encore très
tôt dans notre stand-by, il ne nous semblait pas judicieux de partir
maintenant. Nous avons un stand-by assez large, du 12 novembre au 31
janvier, alors je pense qu’il faut l’utiliser et ne pas partir
précipitamment. Nous souhaitons partir dans des conditions qui nous
permettent d’assurer les 15 premiers pourcents du parcours. Cette
première semaine est la seule partie du trajet que l’on peut espérer
maîtriser, c’est pour cela que nous cherchons à l’exploiter au maximum
pour avoir de la marge sur le reste du parcours, la remontée de
l’Atlantique pouvant par exemple être difficile.
mbre, nous avons eu deux petites opportunités de départ, mais elles
ne nous promettaient pas d’être suffisamment stables pour être
confortablement dans les temps du record. Comme nous sommes encore très
tôt dans notre stand-by, il ne nous semblait pas judicieux de partir
maintenant. Nous avons un stand-by assez large, du 12 novembre au 31
janvier, alors je pense qu’il faut l’utiliser et ne pas partir
précipitamment. Nous souhaitons partir dans des conditions qui nous
permettent d’assurer les 15 premiers pourcents du parcours. Cette
première semaine est la seule partie du trajet que l’on peut espérer
maîtriser, c’est pour cela que nous cherchons à l’exploiter au maximum
pour avoir de la marge sur le reste du parcours, la remontée de
l’Atlantique pouvant par exemple être difficile.
Pour moi, le
mois de décembre peut être propice à un départ car lorsque l’on entre
dans l’hiver, les conditions sont souvent plus établies et on peut
prévoir plus loin. La fenêtre idéale nous ferait descendre jusqu’au Pot
au Noir avec un minimum de manœuvres et sur un seul bord (bâbord amure)
avec des alizés Est/Nord Est bien présents à partir des Canaries. Il
faut que nous ayons le moins de bords à tirer car ce maxi bateau est
capable d’atteindre des vitesses vraiment incroyables, mais si c’est
pour tricoter ça ne sert pas grand choses. J’essaie de regarder la
météo du parcours jusqu’à la hauteur de Cape Town, mais parfois je suis
déjà content d’avoir de « la visibilité » jusqu’aux Canaries. En ce
moment je la regarde deux fois par jours : une fois le matin, une fois
le soir. J’essaie de comprendre ce qui se passe dans l’Atlantique Sud,
voir si on pourra prendre la même route qu’Orange (qui a eu une super
trajectoire), comprendre comment évolue l’anticyclone de Saint Hélène
et enfin étudier comment les situations évoluent. Évidemment si ça «
sent » le départ je commence à regarder 24h/24 et les échanges avec
Pascal et Ronan deviennent forcément plus fréquent. »
En
attendant un passage en code vert[1], les hommes du maxi Banque Populaire
s’arment de patience et continuent leur entraînement physique deux fois
par semaine (salle de musculation, footing, VTT, etc.). Pour le moment,
aucune fenêtre météo n’est envisageable dans les cinq prochains jours.
[1] Rappel
Code rouge
Le code rouge signifie qu’aucune fenêtre ne se présente à l’équipage avant au moins 3 jours.
Code orange
Départ possible dans les 48 à 72 heures - L’équipage se prépare à partir sur zone avec une probabilité à 75% - Peut être suivi d’un passage en code vert ou d’un retour en code rouge.
Code vert
L’équipage est sur zone pour un départ dans les 24 à 48 heures - 100% de chances de partir.
| Article publié sur AquitaineOnLine | |
Alors
que Franck Camas a déjà mis les voiles puis abandonné, le basque Pascal Bidégorry et
l'équipage du maxi-trimaran "Banque Populaire 5" sont en phase
d'attente pour partir à la quête du Trophée Jules Verne. Portait du
Marin basque. Pour s'emparer du Trophée il faudra tourner en moins de
50 jours.
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