Bidégorry en attente du Jules Verne
Atlantic Session
15 Novembre 2009
Alors que Franck Camas a déjà mis les voiles, le basque Pascal Bidégorry et l'équipage du maxi-trimaran "Banque Populaire 5" sont en phase d'attente pour partir à la quête du Trophée Jules Verne. Portait du Marin basque. Pour s'emparer du Trophée il faudra tourner en moins de 50 jours.
Pascal Bidégorry avait annoncé au moment de la mise à l’eau du Maxi Banque Populaire V la date du 15 novembre comme étant celle du lancement officiel du stand-by pour le Trophée Jules Verne. Le jeudi 12 novembre a marqué l’ouverture officielle de la traditionnelle période d’attente qui précède le départ d’un équipage déjà auréolé de deux records cette année et d’une grande et belle monture autour du monde. A partir de maintenant, et de la même manière qu’ils le font déjà depuis la fin du mois d’octobre, le skipper des trimarans Banque Populaire et sa cellule météorologique vont donc scruter et envisager la moindre opportunité pour s’élancer à l’assaut du globe mais aussi et surtout tenter d’améliorer le temps de référence détenu depuis 2005 par Bruno Peyron et ses hommes.
A peine plus d’un an après la mise à l’eau du plus grand trimaran de course océanique au monde, voici donc poindre le plus beau des challenges, celui du tour du monde en équipage. A partir de ce 12 novembre, Pascal Bidégorry et l’ensemble du Team Banque Populaire vont donc fourbir leurs armes et affûter leurs analyses météo, se mettant, tels des chercheurs d’or, en quête de la meilleure des fenêtres. Mais avant de prendre le large pour tenter d’inscrire leur nom au plus prestigieux des palmarès, la satisfaction d’avoir pu tenir les délais de préparation et de mise au point d’un maxi trimaran aussi jeune que l’est Banque Populaire V domine chez le skipper basque : « Je suis vraiment content d’être au rendez-vous de ce moment et particulièrement satisfait et admiratif du travail qui a été fait par le Team Banque Populaire. Nous avons pris le temps nécessaire pour arriver à un niveau de préparation adapté à ce défi et avons parfaitement respecté le planning. Nous avons cherché ces dernières semaines à prendre du recul par rapport à tout ce qui peut arriver à bord et à tous nos systèmes embarqués. On savait qu’ils étaient efficaces mais il nous restait quelques questions à régler dans la perspective d’un départ autour du monde sur un bateau neuf. Aujourd’hui on attend le départ avec sérénité ».
A peine plus d’un an après la mise à l’eau du plus grand trimaran de course océanique au monde, voici donc poindre le plus beau des challenges, celui du tour du monde en équipage. A partir de ce 12 novembre, Pascal Bidégorry et l’ensemble du Team Banque Populaire vont donc fourbir leurs armes et affûter leurs analyses météo, se mettant, tels des chercheurs d’or, en quête de la meilleure des fenêtres. Mais avant de prendre le large pour tenter d’inscrire leur nom au plus prestigieux des palmarès, la satisfaction d’avoir pu tenir les délais de préparation et de mise au point d’un maxi trimaran aussi jeune que l’est Banque Populaire V domine chez le skipper basque : « Je suis vraiment content d’être au rendez-vous de ce moment et particulièrement satisfait et admiratif du travail qui a été fait par le Team Banque Populaire. Nous avons pris le temps nécessaire pour arriver à un niveau de préparation adapté à ce défi et avons parfaitement respecté le planning. Nous avons cherché ces dernières semaines à prendre du recul par rapport à tout ce qui peut arriver à bord et à tous nos systèmes embarqués. On savait qu’ils étaient efficaces mais il nous restait quelques questions à régler dans la perspective d’un départ autour du monde sur un bateau neuf. Aujourd’hui on attend le départ avec sérénité ».
Une vision à long terme, vers le Sud
Un bateau prêt pour affronter le large et les éléments, et des hommes impatients d’en découdre ; l’équation initiale du Trophée Jules Verne propose d’ores et déjà deux éléments clés. Reste maintenant à trouver la configuration idéale pour s’élancer et en la matière, Pascal Bidégorry à son idée sur la question : « On essaie d’avoir une vision à suffisamment long terme pour entrer dans le Sud. Ce qui nous importe est d’avoir de l’avance sur Orange 2 et pas uniquement au niveau du Pot au Noir. Aujourd’hui, les systèmes dans l’hémisphère Sud me semblent très complexes et pas forcément très intéressants ». Si l’analyse des fichiers météo à l’échelle d’une bonne partie du tour du monde va définitivement devenir le lot quotidien et la principale préoccupation de l’équipage du Maxi Banque Populaire V, il est évident que la tentative de Franck Cammas et ses hommes attire particulièrement leur attention. « Nous suivons forcément le parcours de Groupama 3 avec beaucoup d’intérêt. La fenêtre qu’ils ont prise n’était pas forcément quelque chose qui nous inspirait. On ne voyait pas d’urgence à partir aussi vite d’autant que les systèmes météo du Sud ne me paraissaient pas assez calés. Je n’ai aucun regret par rapport au fait de ne pas m’être élancé en même temps qu’eux, mais c’est vrai que nous suivons ce qu’ils font et les enchaînements météo qui vont vers le Sud ».
Depuis le 12 novembre, Pascal Bidégorry et ses hommes sont passés en mode Trophée Jules Verne et l’équipage comme le bateau sont opérationnels pour un départ depuis leur base de Lorient dès qu’une fenêtre s’ouvrira. Pour l’accompagner dans ce très beau challenge, le skipper du Maxi Banque Populaire V pourra compter sur un équipage taillé pour ce défi qui se voit aujourd’hui complété par un figariste émérite en la personne de Thierry Chabagny. De quoi aligner une équipe de rêve autour du monde et écrire une des plus grandes pages de l’histoire de la Banque de la Voile.
Le parcours du Trophée Jules Verne vu par Pascal Bidégorry
« Pour déterminer la meilleure fenêtre
de départ, il faut avant tout considérer
le Trophée Jules Verne dans sa totalité.
Dans le Grand Sud, nous savons que le
Maxi Banque Populaire V va aller vite,
mais pas au point de sauter d’un système
à l’autre. C’est bien évidemment
une donnée à prendre en compte. Il faudra
prendre le bon train des dépressions,
d’où la nécessité pour nous de
gagner le Sud le plus vite possible. Le
scénario idéal ressemblerait donc à une
sortie du Golfe de Gascogne rapide, un
Pot au Noir facile à négocier et n’obligeant
pas à un écart de route.
L’important est de viser l’Atlantique
Sud et de ce fait d’avoir une bonne visibilité
jusqu’à l’anticyclone de Sainte-
Hélène. Une fois dans les mers australes,
il faudra tirer le meilleur parti des
dépressions. Sur le papier, on connaît le
schéma idéal mais il est impossible à
prévoir au moment du départ. Il nous
faudra donc nous adapter et tirer le
maximum de ce que la météo nous
donnera ».
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