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| Pyrénées mort d'un gypaète barbu |
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| 04-02-2008 | |
La Ligue pour la Protection des Oiseaux porte plainte, après la mort d'un gypaète
barbu dans les Pyrénées-Atlantiques. Un gypaète barbu, récupéré blessé
le 11 janvier dans la Vallée d’Aspe, après avoir été touché par deux
plombs de chasse, est finalement mort le 25 janvier.
La LPO a porté plainte contre X pour destruction d’espèce protégée auprès du Tribunal de Grande Instance de Pau et s’est constituée partie civile dans cette affaire, afin de dénoncer ce geste irresponsable.
Le 11 janvier, un gypaète barbu a été récupéré par les agents du Parc national des Pyrénées de la Vallée d’Aspe suite à un choc avec un véhicule. La radiographie a montré qu’il avait été touché par deux plombs de chasse : un dans le muscle pectoral et un autre dans la patte.
Depuis, les spécialistes du centre de soins Hegalaldia (Pays basque) où il avait été accueilli, fortement amaigri, ont tenté de sauver le rapace. Le 25 janvier, son état de santé s’est fortement dégradé et il est mort dans la nuit. Les conclusions de l'autopsie sont sans appel. «Le tir a provoqué la chute de l’oiseau et une hémorragie pulmonaire. La plaie du thorax, avec une atteinte du muscle pectoral, a handicapé l’oiseau. N’ayant pu décoller, il est resté sur place 4 à 5 jours, sans manger ni boire, ce qui a déclenché des lésions rénales. Le plomb trouvé dans sa patte a, quant à lui, provoqué une lésion vasculaire qui a engendré une nécrose progressive de la patte et une lésion d’arthrite secondaire sur la patte opposée. En conclusion : le tir et la chute qui s’en est suivie sont responsables de la mort de l’oiseau ». Le 15 janvier, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) a porté plainte contre X pour destruction d’espèce protégée auprès du Tribunal de Grande Instance de Pau et s’est constituée partie civile dans cette affaire, afin de dénoncer ce geste irresponsable. Cette espèce est protégée au niveau international et en France par la loi du 10 juillet 1976 et par l’arrêté du 17 avril 1981. Depuis 1994, le gypaète fait l’objet de divers programmes de préservation en Europe. Dans les Pyrénées, il bénéfice d’un Plan national de restauration initié par l’Etat en 1997 et animé par la LPO, avec une cinquantaine de partenaires qui s’investissent au quotidien pour préserver ce joyau emblématique de la biodiversité des Pyrénées. Avec moins de 150 couples nicheurs, dont la majorité vivent dans les Pyrénées (28 couples sur le versant nord), le gypaète barbu est le rapace le plus rare et le plus menacé d’Europe. Ce nécrophage, de la même envergure que le vautour fauve, a un très faible taux de reproduction : un seul jeune par couple parvient jusqu’à l’envol, tous les trois ans en moyenne. Quant aux chances de survie des jeunes, elles sont maigres : un sur trois seulement atteint l’âge adulte. D’années en années, la partie occidentale des Pyrénées accueille de moins en moins de gypaètes, les couples ayant de plus en plus de mal à trouver un lieu à l’abri des dérangements. Les campagnes récentes contre le vautour fauve, espèce elle aussi protégée, faisant suite à quelques dégâts sur le bétail, ont pris récemment une autre envergure. Elles ont été amplifiées par certains élus locaux qui ne seraient pas désormais hostiles à une gestion du problème par les armes. Ce tir sur ce gypaète serait-il une conséquence directe de ces propos ? En tout état de cause, avec des effectifs aussi faibles, la perte d’un seul individu peut mettre à mal la dynamique de population de l’espèce. L’oiseau qui vient de mourir, avait atteint l’âge adulte. Il aurait donc pu permettre à quelques jeunes de parvenir à l’envol et de concourir ainsi à l’avenir de cette espèce dans les Pyrénées-Atlantiques. Si, aux causes naturelles de mortalité et aux dérangements en période de nidification, s’ajoute le tir délibéré de certains individus irresponsables, quel sera l’avenir du gypaète dans les Pyrénées ? ![]() Cet article est issu d'un communiqué de presse est commun à la LPO, la LPO Aquitaine, l’OCL (Organbidexka Col Libre), l’association Saiak et le centre de soins Hegalaldia - Crédit rédactionnel LPO
LPO Pyrénées Vivantes - Lou Tucot - Chemin Larroudé 64 290 GAN
Tél / Fax : 05 59 21 65 53 - Courriel : philippe.serre.environnement |
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La Ligue pour la Protection des Oiseaux porte plainte, après la mort d'un gypaète
barbu dans les Pyrénées-Atlantiques. Un gypaète barbu, récupéré blessé
le 11 janvier dans la Vallée d’Aspe, après avoir été touché par deux
plombs de chasse, est finalement mort le 25 janvier.







