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Le liège : bouchon, isolation, déco Version imprimable Suggérer par mail
05-09-2007
Le liège : bouchon, isolation, décoLe chêne-liège est un arbre du genre Quercus exploité pour son écorce qui fournit le liège. Bon isolant thermique, acoustique et vibratoire, résistant à l'eau, le liège est un produit naturel renouvelable.
 
Que ce soit l'entretien des subéraies (forêts de chêne-liège), la récolte manuelle, le stockage et le triage manuel. La main d'œuvre sur le liège pour sa fabrication reste importante et garante d'emplois.

La forêt des Landes est le plus grand massif forestier d'Europe. Appartenant à la flore européenne depuis l’ère tertiaire (- 60 millions d’années), le Chêne-liège est une espèce indigène au moins dans les LaLiègendes Marensines. Il est revanche possible qu’il ait été étendu par l’homme dans les autres aires gasconnes de répartition.

La présence naturelle de cette essence à proximité du vignoble bordelais est à l’origine de l’installation dans la région de l’industrie bouchonnière. En effet, depuis longtemps employé pour la fabrication de ruches, de filets de pêche, ou pour le bouchage, c’est vers le milieu du 19ème siècle qu’a commencé la production organisée de bouchons à destination de l’embouteillage des vins de Bordeaux (Pouillaude, 1957).

Cependant, le liège landais sera peu utilisé dans cette industrie, la superficie de l’essence ne cessant de diminuer au cours du 19ème siècle, puis du 20ème siècle.
 
Le Marensin se distingue du reste du massif landais par sa topographie. Le relief des anciennes dunes, appelées « tucs », rend en effet impossible la mécanisation sur une partie de sa surface, ce qui permet au Chêne-liège de s’y développer.
Il a également été remarqué l’abondante régénération naturelle dont bénéficie la zone.
 Cependant, malgré sa forte dynamique, la présence du Chêne-liège est menacée par les pratiques culturales du Pin maritime. Le liège est issu de forêts gérées durablement et respectueuses d'un écosystème de faune et flore ancestral. L'économie du liège repose sur une bonne répartition entre les différents produits qui en garantit son équilibre.

Lors de la tempête de fin 1999,  la gestion des forêts a été remise en cause, et aujourd'hui est prônée une biodiversité garante de remparts naturels contre les aléas climatiques mais aussi sanitaires. Véritable patrimoine local, le Chêne-liège demande à être préservé, protégé et développé.

Pour ces raisons, l’association « Le Liège Gascon » regroupant les professionnels du Sud des Landes utilisant le Liège Aliecorcomme matière première dans leurs activités a été créée autour d’une volonté de création d’une véritable filière liège gasconne.

Ce projet entre dans le cadre de plusieurs objectifs associés d'aménagement du territoire :
  • récolte et valorisation économique du liège,
  • intérêt du Chêne-liège dans les cadres phytosanitaire et DFCI.
  • rôle écologique, culturel et paysager de l'écosystème subéraie

Jean Charles Lassalle a fondé dans les Landes, Aliécor, un site dédié au liège. Vous découvrirez bien sûr le Chêne-liège, mais aussi le liège de son histoire à sa fabrication. Aliécor se veut être un artisan passionné, spécialiste du liège, ce don de la nature aux multiples qualités : bouchons naturels, isolation, décoration, ...
 
Deux questions sur les aspects environnement
  •  Y-a-t'il  pénurie de liège !
Le liège est issu de forêts gérées durablement et respectueuses d'un écosystème de faune et flore ancestral. L'économie du liège repose sur une bonne répartition entre les différents produits qui en garantit son équilibre. Actuellement les quantités de liège récoltées sont largement suffisantes pour répondre aux demandes dans les différents produits (bouchons, isolation, décoration, ...).  Si les demandes augmentaient, les arbres non récoltés actuellement pourraient rentrer "en service". Le niveau maximal de production n'est donc pas atteint. Quant à l'atteindre, c'est un autre problème, car évidement il faut entre 30 et 40 ans entre la plantation et la première récolte d'un arbre qui ne pousse pas partout !!!
 
  • Après la récolte, l'arbre est-il détruit ?
La première récolte de liège est effectuée lorsque l'arbre a entre 30 et 40 ans. Le liège est ensuite récolté tous les 10 ans environ sur l'arbre. Un arbre donne en moyenne 12 récoltes. Donc pas de destruction de l'arbre, car au contraire, cette production favorise la présence de l'homme en forêt pour l'entretien des subéraies. Sans production donc sans rentabilité pour les forestiers, le chêne-liège serai abandonné au profit d'autres essences plus lucratives.
 Article proposé par ALIECOR

 


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