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| Les races anciennes d'Aquitaine |
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| 19-07-2008 | ||||||
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Rassemblement des Races Anciennes du Sud-Ouest
Jusqu’au début du XXème siècle, les Pyrénées occidentales abritaient
plusieurs variétés bovines : Basquaise d’Urt, de Barétous, Béarnaise
d’Aspe ou d’Ossau qui furent regroupées sous le nom de Blonde des
Pyrénées avec un effectif de 200 000 têtes. La fusion de cette population
avec la Garonnaise fut décidée en 1961 afin de créer la Blonde
d’Aquitaine.
Le cheptel pyrénéen disparut alors par absorption en une
décennie.
Quelques dizaines de vaches et trois taureaux ont été retrouvés
en 1981. En 2006, l’effectif s’élève à 152 vaches. Cette race, parfaitement
adaptée à la vie en montagne, possède une robe froment et de magnifiques
cornes en lyre. La qualité de son lait est appréciée pour la fabrication du
fromage de montagne.
Les boeufs représentent jusqu’à la fin du XIXème dans la Grande Lande un capital important dans les
exploitations agricoles. Ils sont parfois de race locale, Landaise, mais plus souvent proviennent de races
des régions d’élevage voisines, en particulier Béarnaise ou Bazadaise. Ils assurent les gros travaux des
champs et le transport du bois ou d’autres produits entre les quartiers et les bourgs.
Plus tard supplantés par les mules ils occupent une
place tout à fait à part dans les relations entre
l’homme et l’animal comme en témoignent les
contes recueillis par Félix Arnaudin.
Seul animal à
cohabiter avec l’homme dans les maisons, ils y
disposaient parfois d’une pièce donnant sur la pièce
centrale afin d’être nourris (apasturés) durant les
périodes froides. Ils étaient dotés d’un prénom,
Jouan et Martin, toujours le même dans cette
région.
Les ânes étaient jadis utilisés en grand nombre pour le portage lors des
transhumances ainsi que pour la production de mules. L’utilisation
traditionnelle est d’ailleurs encore vivace dans certaines vallées
pyrénéennes.
Le type dominant est fin, de taille moyenne, la robe
foncée, le ventre et le museau clairs et les oreilles fortes.
La population présente sur les Pyrénées est restreinte et hétérogène. Elle
reste d’ailleurs très largement dépendante d’apports extérieurs. Il existe
actuellement un regain d’intérêt certain pour l’âne.
La population
compte environ 500 ânesses en 2007.
La Jument Mulassière Navarrine autrefois utilisée avec le baudet pyrénéen a aujourd’hui pratiquement
disparu. Les mules de travail étaient répandues dans les Pyrénées mais aussi dans les Landes et la
Gironde, souvent en provenance du Poitou.Aujourd’hui, quelques croisements persistent mais sont très
peu répandus.
Quelques massifs montagneux du Pays Basque abritent les
derniers pottoks vivant encore en liberté. Les difficiles conditions
de vie ont forgé leur rusticité légendaire. Ils servaient aussi bien
aux petits travaux qu’à la contrebande. Ces petits chevaux de
robe bai brun mesuraient traditionnellement de 1,20 à 1,30 m.
Leur population a diminué de par la fragmentation de leur milieu
naturel et les évolutions de l’élevage, mais leur élevage a perduré
et la population compte aujourd’hui plus de 6000 sujets.
Son origine semble se perdre dans la nuit des temps. Les ascendances maures qu’on lui prête, seraient
fantaisistes. C’est une poule de taille moyenne qui pèse dans les 2 kg, 2 à 3 kg pour le coq. Son plumage
est d’un noir intense : une coloration uniforme est recherchée même si des reflets roux, acajou
apparaissent toujours dans le cou, notamment chez les coqs.
Quelques caractéristiques qui lui sont propres, expliquent sa
singularité en comparaison des autres races. Sa taille tout
d’abord est petite, fine et allongée, comme le sont les plus
anciennes des races de poules en France. Son comportement,
ensuite est très particulier, vif et alerte ce qui en fait une
poule rustique de plein air intégral.
Sur le plan morphologique, sa véritable particularité tient à
la couleur jaunâtre, olivâtre (ni blanche ni jaune) du fond de
peau de son corps.
La couleur soufrée de son oreillon est fréquemment prise comme un autre
caractère distinctif mais, même
si elle constitue bien une singularité parmi les races françaises, elle n’est que transitoire ; elle n’est
vraiment présente que chez les oiseaux de moins d’un an, car en vieillissant, la peau fragile de cette partie
découverte près de l’oeil, a tendance à blanchir et rougir notamment chez les coqs, en raison des luttes
auxquelles ils se livrent. Une autre originalité n’apparaît qu’au moment de consommer l’animal : une fois
le coq tué et ébouillanté, sa crête prend une couleur orange, particularité unique chez les races de poules.
Sur les pattes, le fond jaunâtre (jaune très pâle) qui transparaît à travers un voile noirâtre, n’est à
proprement parler un signe distinctif que pour différencier la poule landaise de la gasconne.
En effet, la
coloration des pattes, souvent considérée comme un des caractères spécifiques de cette volaille, a été
interprétée abusivement ; ainsi Dominique Dubuc* précise : « On dit de la poule landaise qu’elle a des
pattes olivâtres avec l’envers des doigts jaunes mais je ne sais pas si ceux qui disent ça en ont vu
beaucoup ».
La poule landaise a besoin d’espace pour développer pleinement les qualités de sa race ; confinée, elle ne
donne plus beaucoup d’oeufs alors que c’est une excellente pondeuse, comparable en ce domaine aux
meilleures races françaises ou étrangères (poule de Bresse, Gauloise dorée…). Elle ne pond pas des oeufs
trop gros ; ces derniers d’une blancheur immaculée au début de la saison de ponte, deviennent de plus en
plus bistre au fur et à mesure de son avancement (ce phénomène de coloration de plus en plus prononcée
des oeufs au cours du printemps et de l’été est commun à toutes les races). C’est une assez bonne
couveuse et une très bonne meneuse (elle s’occupe de ses poussins avec beaucoup de soin). Sa chair de
qualité est estimée ; la venue des poulets est précoce. Sa rusticité autant que sa vivacité comptent parmi
ses caractères les plus remarquables. Elle trouve seule l’essentiel de sa nourriture pourvu qu’elle soit
laissée libre. L’apport d’une petite quantité de grains suffit à compléter sa ration quotidienne.
Comme sa voisine, la poule gasconne, c’est une variété très complète -pondeuse, couveuse et rustique en
plein air- ; ce qui est en fait une poule fermière par excellence, destinée aux élevages familiaux et aux
productions artisanales de qualité à une époque où les seules variétés proposées dans le commerce sont
exclusivement des races industrielles inadaptées pour tous ces usages.
1
*- Dominique et Geneviève Dubuc sont les créateurs et les responsables du Conservatoire avicole du Puyobrau à Magescq
(Landes) ; parmi les 120 races de volailles en conservation dans ce site, figure la poule landaise.
Les dindons noirs élevés autrefois dans les Landes
formaient une souche locale de la race « Noire du
Gers » et ne constituaient pas une véritable race,
contrairement à ce qui a pu être écrit. Apparue vers la
fin du XIXème siècle, elle pourrait avoir pour origine le
« Noir de Sologne », auquel elle ressemble beaucoup.
Comme l’indique sa dénomination, le plumage
recherché est d’un noir de jais, mais il est fréquemment
marqué de reflets bronzés. La taille de la race est
respectable. La tête et les caroncules (les pendeloques
de chair qui tombent sur le bec) sont colorées de « rose
laiteux », même si le jaune orangé est admis. Le mâle
pèse 8 kg au moins tandis que la dinde fait au
minimum 5 kg. Leur chair est fine, d’excellente qualité.
Les dindes sont d’assez bonnes pondeuses d’oeufs blancs mouchetés de gris
verdâtre. Elles sont également des couveuses exceptionnelles et de très
bonnes meneuses. La race est rustique, capable de trouver seule une bonne
partie de sa nourriture pourvu qu’elle soit menée sur de larges espaces
enherbés. Elle est bonne marcheuse mais vole peu.
Le Conservatoire des races d’Aquitaine a mis en oeuvre à partir des années
quatre-vingt dix, un programme de sauvegarde du dindon noir du Gers car il
se raréfiait à l’excès. Dans un dessein de conservation et de diffusion de
nouveaux spécimens, plusieurs éleveurs ont accueilli des petits groupes
récupérés localement. Ces efforts ont permis d’éviter son extinction, même
si ses effectifs encore assez réduits devront être étoffés et disséminés chez
un nombre de personnes supérieur à aujourd’hui, pour assurer que la race
soit définitivement sauvée sur le long terme.
Cette appellation recouvre en fait les anciennes variétés de porcs pie-noirs du Pays Basque, du Béarn et
de Bigorre.
Ces porcs présentent des taches noires aux extrémités du corps et parfois sur
le dos. Sauvés de
la disparition vers 1980, les derniers représentants ont servi à reconstituer la race qui a été réintroduite en
Pays Basque.
Les Porcs Basques exploitent des parcours en montagne et les sous-bois de châtaigniers. Le
récent succès d’une filière de charcuterie-salaison à partir de Porcs Basques témoigne de l’intérêt des
races traditionnelles dans une économie locale.
L’effectif en 2007 est d’environ 650 truies.
Les Porcs Gascons, entièrement noirs, sont de bons marcheurs, d’une grande
rusticité et adaptés à la vie en plein air à la recherche de leur nourriture. La race
vivant dans le piémont pyrénéen ne comptait plus qu’une trentaine de femelles
et un seul verrat lors du démarrage du programme de conservation en 1980.
Les effectifs se sont bien développés pour atteindre un effectif de plus de 600
truies en 2006. Les Porcs Gascons sont appréciés pour leur mode d’élevage
facile et la qualité de leur viande.
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Le cheptel pyrénéen disparut alors par absorption en une
décennie.
Le type dominant est fin, de taille moyenne, la robe
foncée, le ventre et le museau clairs et les oreilles fortes.
caractère distinctif mais, même
si elle constitue bien une singularité parmi les races françaises, elle n’est que transitoire ; elle n’est
vraiment présente que chez les oiseaux de moins d’un an, car en vieillissant, la peau fragile de cette partie
découverte près de l’oeil, a tendance à blanchir et rougir notamment chez les coqs, en raison des luttes
auxquelles ils se livrent. Une autre originalité n’apparaît qu’au moment de consommer l’animal : une fois
le coq tué et ébouillanté, sa crête prend une couleur orange, particularité unique chez les races de poules.
Sur les pattes, le fond jaunâtre (jaune très pâle) qui transparaît à travers un voile noirâtre, n’est à
proprement parler un signe distinctif que pour différencier la poule landaise de la gasconne.
Les dindons noirs élevés autrefois dans les Landes
formaient une souche locale de la race « Noire du
Gers » et ne constituaient pas une véritable race,
contrairement à ce qui a pu être écrit. Apparue vers la
fin du XIXème siècle, elle pourrait avoir pour origine le
« Noir de Sologne », auquel elle ressemble beaucoup.
le dos. Sauvés de
la disparition vers 1980, les derniers représentants ont servi à reconstituer la race qui a été réintroduite en
Pays Basque.


