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| Climat d’aujourd’hui et de demain |
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| 24-09-2007 | |
Printemps, été, automne, hiver, la ronde des saisons rythme les modes de vie dans beaucoup de régions tempérées et nous sommes très sensibles aux changements rapides du temps, remarquant très vite un printemps précoce ou un été pluvieux. Réchauffement climatique, noël au balcon, neige en été, Pascale Delecluse,Directrice adjointe du Centre National de la Recherche Météorologique fait le point sur le "Climat d’aujourd’hui et de demain". Malgré une grande variabilité entre saisons et à l’intérieur de chaque saison, le climat d’une région donnée peut être quantifié, en faisant la moyenne des valeurs observées sur plusieurs décennies. Ce cycle saisonnier moyen impose son tempo à la flore et à la faune de nos régions et conditionne nos habitats et nos mo des de vie. L’éclosion printanière, les premiers foins, les dates de vendanges, tout un rituel a marqué des générations en France.Que diriez-vous de connaître à Limoges le climat de Madrid ou de ne plus avoir de neige en moyenne montagne ? L’équilibre du climat est somme toute une notion relative et c’est plutôt l’instabilité que la stabilité qui a marqué l’évolution de la Terre aux périodes reculées. Sans aller jusqu’aux premiers temps de la Terre, le dernier million d’années a été marqué de cycles glaciaires et interglaciaires, avec des périodes froides très marquées entrecoupées de grandes instabilités. Le climat chaud ne s’est installé que depuis 10 000 ans et il a lui-même connu quelques soubresauts dont les plus récents sont l’optimum médiéval et le petit âge glaciaire, période immortalisée par les canaux gelés des peintres flamands. Alors pourquoi s’alarmer sur l’évolution actuelle ? Pour comprendre ce qui est en train de se passer, il a fallu rassembler toutes les mesures physiques disponibles, en vérifier la qualité et surtout la représentativité, et détecter, à partir de séries assez bruitées, le comportement à long terme de ces séries. Alors les scientifiques se sont rassemblés pour discuter ces chiffres et en tirer les premières interprétations. La température moyenne globale de la Terre a augmenté, en moyenne de 0,74 °C par an sur le dernier siècle, avec une vitesse en augmentation (la température a crû deux fois plus vite au cours des cinquante dernières années qu’au cours du siècle dernier). 11 des 12 dernières années figurent au palmarès des 12 années les plus chaudes depuis que l’on dispose d’enregistrements de la température de surface, c’est à di re depuis 1850. En France, cela se traduit par une augmentation moyenne de 1°C depuis le début du 20ème siècle, avec également une accélération de la tendance lors des dernières décennies. Cela commence à se constater sur les dates de vendange, sur les récoltes de fruits.Il va falloir s’habituer à des automnes cléments, des périodes hivernales raccourcies, et une recrudescence de canicules. La cause en est directement liée à l’augmentation des gaz à effet de serre, issus des activités humaines. C’est ce que les ensembles de simulation numérique du climat montrent à partir d’un mécanisme physique connu depuis de longues années : l’effet de serre. Certains gaz piègent le rayonnement thermique émis par la surface de la terre dans les basses couches de l’atmosphère, augmentant ainsi leur température. Le premier gaz à effet de serre est la vapeur d’eau, puis il y a le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d’azote... Quand la concentration de certains gaz augmentent, l’effet de serre augmente et la température suit. C’est l’effet de serre qui a rendu la Terre habitable ; c’est son excès qui trahit aujourd’hui l’action de l’homme sur le climat et l’évolution rapide et inéluctable des conditions climatiques au cours du prochain siècle. Principal coupable désigné : le dioxyde de carbone, produit par nos voitures, nos camions, nos avions, nos centrales thermiques, nos modes de chauffage… Sa concentration est passée de 285 ppm à l’ère préindustrielle à plus de 385 ppm, valeur jamais observée depuis 600 000 ans. Bien que les émissions de ce gaz aient jusqu’à présent été considérablement freinées par son absorption par l’océan et par la biosphère terrestre, sa concentration augmente à un rythme soutenu et comme son temps de résidence dansl’atmosphère est très long, le climat va continuer à se réchauffer même si aujourd’hui, nous arrivions à stabiliser le niveau d’émission à celui de l’an 2000. Mais si les scénarios d’évolution de la démographie et de développement se maintiennent avec l’évolution des besoins en énergie fortement marquée dans les pays à croissance rapide comme la Chine, l’Inde, ou les pays d’Amérique latine, alors ce n’est pas à un 0.6°C d’augmentation que nous aurons à faire face avant la fin du siècle mais entre 1,8 à 4 °C au niveau global, donc entre 3,6 à 8°C en moyenne en France, ce qui nous oblige à réfléchir sérieusement sur le monde que nous voulons laisser aux générations futures. |
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Printemps, été, automne, hiver, la ronde des saisons rythme les modes de vie dans beaucoup de régions tempérées et nous sommes très sensibles aux changements rapides du temps, remarquant très vite un printemps précoce ou un été pluvieux.
des de vie. L’éclosion printanière, les premiers foins, les dates de vendanges, tout un rituel a marqué des générations en France.
re depuis 1850. En France, cela se traduit par une augmentation moyenne de 1°C depuis le début du 20ème siècle, avec également une accélération de la tendance lors des dernières décennies. Cela commence à se constater sur les dates de vendange, sur les récoltes de fruits.
Principal coupable désigné : le dioxyde de carbone, produit par nos voitures, nos camions, nos avions, nos centrales thermiques, nos modes de chauffage… Sa concentration est passée de 285 ppm à l’ère préindustrielle à plus de 385 ppm, valeur jamais observée depuis 600 000 ans. Bien que les émissions de ce gaz aient jusqu’à présent été considérablement freinées par son absorption par l’océan et par la biosphère terrestre, sa concentration augmente à un rythme soutenu et comme son temps de résidence dans






