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Terminal Méthanier du Verdon ? Version imprimable Suggérer par mail
17-09-2007
Terminal Méthanier du VerdonLe projet de Terminal Méthanier du Verdon vise au stockage et à l’acheminement de gaz naturel liquéfié. 3 à 5 cuves et un ensemble d’installations annexes liées à l’activité sont prévus. Le débat s’ouvre, pour vous forger un avis AquitaineOnLine vous propose d’en savoir plus.

Le Verdon-sur-Mer (1 274 hab.) est située au nord de Soulac-sur-Mer, à l'extrémité nord du Médoc et de la pointe de Grave. La commune a une situation géographique particulière : de forme triangulaire, elle se situe à la rencontre de l'Estuaire de la Gironde, plus grand Estuaire d’Europe et de l'océan Atlantique. De par sa situation géographique, le Verdon-sur-Mer a toujours eu une vocation maritime marquée. La vocation maritime du Verdon est très anLe Verdon-sur-Mercienne (en 1777 Lafayette a embarqué au Verdon pour aller aider les Etats-Unis dans leur guerre d’Indépendance) et elle se renforce encore avec l'inauguration, en 1933, du môle d'escale, avant-port de Bordeaux utilisé pour l’accueil des paquebots avec gare maritime.

C'est une station balnéaire disposant de deux plages : l'une sur l'Océan, l'autre sur l'Estuaire (plage de La Chambrette) ainsi que d'un port de commerce ouvert en 1976 avec le terminal à conteneurs et d’un port de plaisance ouvert en 2004 : Port Médoc. Un service de bacs fluviaux traversant l'Estuaire, assure la liaison entre Le Verdon (Port Bloc) et Royan.

Le site envisagé pour la construction d’un terminal méthanier appartient à la zone foncière gérée par le Port autonome de Bordeaux (PAB). Celle-ci couvre une surface totale de 1 060 ha sur le nord-médoc. L’essentiel de cette surface est situé sur la commune du Verdon avec 1 023 ha le solde comprenant 6 ha à Soulac (plage et parkings) et 31 ha à Talais.

Dans ce vaste ensemble maritime et estuarien coexistent depuis longtemps des activités touristiques saisonnières, une aquaculture spécifique, quelques activités agricoles et une activité portuaire. Cette dernière se limite, depuis l’arrêt des importations de pétrole brut il y a 20 ans, à la manutention des navires porte conteneurs et rouliers ainsi qu’à certains trafics spécifiques non réguliers comme les grumes de pin, les colis volumineux, les tubes en acier ou encore les grands navires de croisière.

Le Verdon-sur-Mer a donc été choisi par 4Gas en raison de sa disponibilité en eaux profondes, d’un appontement existant et d’un site à vocation industrielle approprié.

Terminal Méthanier du Verdon4GAS, maître d’ouvrage du projet, est une entreprise privée, dont le siège est à Rotterdam, qui se consacre au développement et à la réalisation de terminaux d'importation de GNL (gaz naturel liquéfié) dans le monde entier. 4GAS lance le projet PEGAZ d’installation d’un terminal de réception, stockage et regazéification de gaz naturel liquéfié au Verdon-sur-Mer. La France connaît depuis quelques années une demande de gaz en augmentation constante. Avec un point d’entrée au Verdon, éloigné des points existants, 4GAS espère permettre la diversification des approvisionnements du sud-ouest français.

"Une fois toutes les études réalisées et le projet validé, la construction pourrait débuter en 2008 pour une mise en service à l'horizon 2011. L'investissement global pour ce projet représente environ 400 millions d'euros. 80 personnes pourraient travailler sur le site, ce qui en ferait le principal employeur du Verdon. S'il se concrétise, il en fera surtout le quatrième port méthanier français et donnera un sérieux « coup de fouet » à l'avant-port bordelais. Les installations de 4Gas pourraient en effet générer un trafic supplémentaire de 2 millions de tonnes pour le Port autonome, qui en réalise actuellement 8,3 millions. «C'est une belle opportunité pour ce terminal du Verdon que nous avons porté à bout de bras pendant des années», se réjouit le directeur du port autonome Philippe Deiss. Le projet d'un terminal méthanier au Verdon n'est pas nouveau. La même zone avait fait l'objet d'études et de discussions poussées dès 1999 et pendant plusieurs années entre le port et le groupe Elf, avant d'être mis en sommeil lors de l'intégration de Elf dans le groupe Total". [Source Echos Judiciaires Girondins – extrait de l’article de Sophie Lemaire]

Pourquoi un port méthanier
Terminal Méthanier du Verdon
Le GNL est donc une transformation du gaz que l'on extrait de gisements naturels et que l’on traite pour une utilisation industrielle et domestique, pour certains véhicules
utilitaires ainsi que pour faire fonctionner des centrales électriques. Le gaz naturel que nous utilisons quotidiennement est un combustible que l’on trouve dans la nature, dans les champs gaziers, à plusieurs centaines de mètres de  profondeur. Il provient de la décomposition de matières organiques datant de centaines de millions d'années. Sous l'effet de la chaleur et de la pression, ces fossiles se sont graduellement transformés en un gaz, composé notamment de méthane.
Mais du gisement à nos maisons, le gaz naturel doit parcourir un long chemin. Il  existe deux modes de transport pour amener cette ressource des centres de production vers les centres de distribution aux consommateurs, mettant en oeuvre des technologies et des processus différents :
  • Par gazoduc
  • Par GNL : Extrait du gisement puis traité, le gaz est rendu liquide. Ainsi transformé en GNL, il est transporté par bateau (appelé méthanier). Il doit être remis dans son état gazeux pour être reçu dans les centres de distribution. La souplesse et la flexibilité du transport par bateau rendent particulièrement intéressant le GNL, sur les plans économique et sécuritaire.

Le GNL qu’est ce que c’est ?

Le Gaz naturel liquéfié (GNL) est du gaz naturel que l’on a rendu liquide en le refroidissant à une température de moins 160°C.

Pourquoi liquéfier le gaz naturel ?
Terminal Méthanier du VerdonDans un état liquide, le gaz occupe un volume 600 fois moins important que sous sa forme gazeuse. Cette propriété le rend particulièrement plus pratique et économique pour son transport et son stockage, activités pour lesquelles il n'est pas mis sous pression, comme c'est le cas avec sa forme gazeuse.
Le GNL se présente comme un liquide clair sans odeur. Il n'est ni corrosif, ni toxique. Principalement composé de méthane, il peut contenir de faibles quantités d’éthane ou d’autres composants habituellement présents dans le gaz naturel.
Les navires qui transportent le GNL sont nommés « méthaniers ». Ils sont conçus de façon spécifique pour cet usage et leur fiabilité est maintenant avérée. Navires modernes et de conception spécifique, les méthaniers sont tous dotés d’une double coque qui protège les réservoirs GNL en assurant leur isolation thermique comme en cas de choc.
Un grand navire méthanier peut transporter en un seul voyage la consommation annuelle en gaz naturel d'une ville de 200000 habitants comme Bordeaux.

Qu’est qu’un terminal méthanier ?

Conçu pour successivement recevoir les méthaniers, stocker et puis traiter le GNL, puis, après cette regazéification, expédier le gaz naturel vers les circuits de distribution, un terminal méthanier constitue une unité de transformation intégrée, dotée des équipements et de la logistique adaptés
MéthaniersLes navires méthaniers assurent donc l’importation du GNL jusqu’au terminal méthanier qui stockera puis regazéifiera le GNL, pour lui rendre sa nature gazeuse, par vaporisation. Le transfert du GNL des méthaniers dans les réservoirs de stockage s'effectue par une canalisation de déchargement. Le stockage du GNL implique son maintien à une température d’environ – 160 °C. Ces réservoirs de stockage sont vidés d’air et d’oxygène et à l’abri de toutes sources d’allumage. Le GNL ne peut donc pas s’enflammer.
Le stockage en cuve est temporaire puisque le GNL est appelé à être regazéifié. Une fois regazéifié, le GNL se transforme en une source de gaz naturel très propre et fiable, répondant au besoin croissant des consommateurs en énergie à faible émission polluante.
Il est alors apporté jusqu’au réseau de distribution. Parce que le GNL a déjà été séché, décontaminé et purifié au niveau de l’unité de production, il peut être directement vaporisé et expédié. Un terminal de GNL n’est donc pas du tout comparable à une raffinerie, dans laquelle existe une vaste gamme d’unités de traitement, de sources d’odeurs et de rejets, etc.

Le ProjetTerminal Méthanier du Verdon
Le terminal envisagé devrait se composer des éléments suivants :
  • un quai de déchargement
  • deux à trois réservoirs GNL d’une capacité d’environ 165 000 m3 chacun
  • un dispositif de regazéification du GNL
  • un circuit d’expédition du gaz naturel dans le pipeline de transport
  • une unité de production d’électricité pour assurer la fourniture en énergie des équipements.
 
Le débat
Par sa nature industrielle, le projet de terminal suscite un grand nombre de questionnements et d'attentes en matière environnementale. Ces impacts environnementaux et risques Industriels seront présentés à la population au travers de 9 réunions publiques programmées pour débattre du projet de terminal méthanier au Verdon-sur-Mer.

Le débat public sur le Projet de terminal méthanier au Verdon, se tiendra du 1er septembre au 14 décembre 2007. Neuf réunions publiques sont programmées pour débattre du projet de terminal méthanier au Verdon-sur-Mer. Ces réunions seront organisées dans les zones géographiques des deux départements concernées par le projet : dans le Médoc et à Bordeaux pour la Gironde et à Royan pour la Charente-Maritime.
  • 2 réunions de lancement : le 17 septembre à Soulac et le 18 septembre à Bordeaux
  • 1 réunion territoriale le 4 octobre à Royan
  • 3 réunions thématiques portant sur les questions récurrente des impacts du projet sur le territoire ?
    - le 27 septembre au Verdon : Quels enjeux du projet sur l’environnement naturel du territoire ?
    - le 22 octobre au Verdon : Quelles nuisances pour les habitants? Quelle prévention des risques ?
    - le 8 novembre à Soulac : Quels impacts sociaux et économiques du projet sur le territoire ?
  • 2 auditions publiques
    - le 9 octobre à Bordeaux : La politique énergétique et le marché du gaz.
    - le 18 octobre à Lesparre : Quelles hypothèses d’acheminement du gaz depuis le terminal par gazoduc ?
  • 1 réunion de clôture
    - le 29 novembre à Bordeaux résentant la synthèse de l’expression du public recueillie sur les deux départements.


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