|
|
|
Notre Partenaire : Atypicom
Agence conseil en référencement
Création de site internet Le magazine en Flux RSS Guide de Campings |
|
|
| Robert Barbau l'homme des records |
|
|
| 26-06-2008 | |
L’homme aux 7 records habite au-dessus de Rébénacq, dans la ferme aux chèvres d’où la vue
est superbe sur les Pyrénées. Né à Rébénacq, le Petit Robert, déjà très
savant à l’époque, passait ses loisirs à découper, tailler, raboter,
sculpter des bouts de bois qui traînaient dans l’atelier
Et il se faisait tout un monde, avec ses petits jouets .
Robert a grandi, mais son âme inventive et généreuse n’a pas changé. Il travaille toujours sur des bouts de bois pour aller au bout de ses rêves. Seulement, les bouts de bois ont changé. Ça lui a pris il y a 15 ans à Robert. Et ça a été le 1er festival des Vieux Métiers
et des Records, célébrissime manifestation locale. Il a commencé par faire les choses en grand. Sa 1e envie, ça a été de fabriquer un moulin à poivre.
Pour cela, il a réuni sa petite bande de copains et ils ont réussi Le chef d’œuvre, un moulin à poivre de 400 kg, 2,65 m de haut, 63 cm de diamètre, un vrai moulin qui moud du poivre à chaque festival ! Ils ont travaillé un tronc de chêne avec des outils qu’il a fallu inventer, faire un tour à partir de la roue du tracteur, bricoler des étaux …
Et depuis 15 ans, Robert ne s’est pas arrêté. Il a continué à tailler son bois. A quasiment tous les festivals, Robert et ses copains, les galopins d’antan avec Fernand en chef de bande, et son gendre Fabrice, se sont offert une récréation : recréer des objets anciens à des échelles défiant toute concurrence. Des records en vrai de vrai ! Il y a eu le bouchon de la gourde, la montre de berger, le tuntun, la flûte, le sablier, le soufflet de cheminée, le parapluie, la raquette à neige …
Et en 2008, l’aventure continue ! Ça lui a pris d’un coup à Robert. Le temps, comme vous savez, a été médiocre, pas moyen de mettre le nez dehors. Robert rongeait son frein ; lui qui est si actif, tournait en rond dans la maison. Si bien qu’un jour, sa femme, je dirais sa « maîtresse » femme, lui a dit d’aller voir à l’atelier si elle y était , que ça l’occuperait. Et en rangeant son atelier , il est tombé sur un vieux « espérouquadé ». Là, d’un coup, l’enfance est remontée à la surface : « Voilà ce que je vais faire : un espérouquadé ! ».
C’est un truc d’autrefois, un poiçon en bois, qui tient dans la main, dont on se sert pour enlever la « péroque du milloc », en clair, les feuilles qui entourent les épis de maïs. C’est devenu un objet rare, les monstres qui avalent tout dans les champs ont fait disparaître ce petit bijou de technologie. Et avec l’enthousiasme de l’enfant de 10 ans qu’il fut, le voilà reparti : trouver un tronc bien sec, calculer les longueurs, les diamètres, les coefficients de déclinaison, scier, se remettre au tour, attendre que l’appareil fasse son travail en espérant que le bois n’ait pas de défauts à l’intérieur, tout mettre à la poubelle, recommencer, étudier les circonférences, faire des rainures, poncer, calculer la largeur des motifs, sculpter tout le long de la pointe , poncer … Tout cela avec le sourire tranquille de l’enfant qui va faire une surprise et qui apprend, étape par étape.
Le Petit Robert était toujours très fier de ses jouets, le Grand Robert est bien content mais toujours jamais satisfait de son œuvre. On l’entend maugréer : »Ah ! Je suis mal parti, j’aurais dû faire comme ça … », des idées qui font qu’il n’est pas entièrement satisfait … et , heureusement pour nous, des idées qui le poussent à recommencer au festival suivant. Quinze ans que ça dure !!!
Donc , si vous voulez voir le « despérouquadé », si vous voulez causer avec Robert, rendez-vous au Festival des Vieux Métiers et des Records. Il sera là avec ses « enfants ».
Cette année, le festival, c’est le 5 et 6 juillet, toujours dans la bastide de Rébénacq, avec toujours de merveilleux artisans artistes qui montrent leur savoir-faire, de nouveaux records (les écoliers sont au rendez-vous cette année), des expositions sur l’histoire de la métallurgie dans nos vallées par l’association Fer et Savoir-Faire et les transformations architecturales des fermes de Rébénacq, les Compagnons du Devoir de Gelos…
Avec toujours autant d’animation, de musique et de chants à tous les coins de rue. Grande première cette année : le festival ouvre ses portes le samedi en nocturne avec les jongleurs, cracheurs de feu, percussionnistes et danseurs, le tout clôturé par un splendide feu d’artifice sonorisé.
Et le petit Robert sera content de vivre tout ça, le plaisir dans les yeux, des visiteurs, les retrouvailles avec ses copains, faire la fête, savourer … Mais il y a quelque part dans sa tête, une petite lumière qui s’est allumée et qui dit : « Attendez, dans 2 ans, vous verrez … » Comme le petit Robert qui jouait avec son Opinel. nous sommes sûrs que dans 2 ans, il nous fera la moissonneuse batteuse géante. Il faudra du bois. Un conseil : plantez des arbres !!
Crédit Rédactionnel et Photographique : Gérard Ricarde
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|





L’homme aux 7 records habite au-dessus de Rébénacq, dans la ferme aux chèvres d’où la vue
est superbe sur les Pyrénées. Né à Rébénacq, le Petit Robert, déjà très
savant à l’époque, passait ses loisirs à découper, tailler, raboter,
sculpter des bouts de bois qui traînaient dans l’atelier
et des Records, célébrissime manifestation locale. Il a commencé par faire les choses en grand. Sa 1e envie, ça a été de fabriquer un moulin à poivre.
C’est un truc d’autrefois, un poiçon en bois, qui tient dans la main, dont on se sert pour enlever la « péroque du milloc », en clair, les feuilles qui entourent les épis de maïs. C’est devenu un objet rare, les monstres qui avalent tout dans les champs ont fait disparaître ce petit bijou de technologie. Et avec l’enthousiasme de l’enfant de 10 ans qu’il fut, le voilà reparti : trouver un tronc bien sec, calculer les longueurs, les diamètres, les coefficients de déclinaison, scier, se remettre au tour, attendre que l’appareil fasse son travail en espérant que le bois n’ait pas de défauts à l’intérieur, tout mettre à la poubelle, recommencer, étudier les circonférences, faire des rainures, poncer, calculer la largeur des motifs, sculpter tout le long de la pointe , poncer … Tout cela avec le sourire tranquille de l’enfant qui va faire une surprise et qui apprend, étape par étape.
Le Petit Robert était toujours très fier de ses jouets, le Grand Robert est bien content mais toujours jamais satisfait de son œuvre. On l’entend maugréer : »Ah ! Je suis mal parti, j’aurais dû faire comme ça … », des idées qui font qu’il n’est pas entièrement satisfait … et , heureusement pour nous, des idées qui le poussent à recommencer au festival suivant. Quinze ans que ça dure !!!






