Hommage à Flora Tristan autour du bicentenaire de l’indépendance du Pérou

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Flora Tristan (1803-1844) est l’une des figures majeures du féminisme et du socialisme français.
Flora Tristan (1803-1844) est l’une des figures majeures du féminisme et du socialisme français.

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2021, la Ville de Bordeaux réaffirme son engagement entier au service de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Lundi 8 mars à 10 heures, au 13 rue des Bahutiers (angle Cancéra), la Ville de Bordeaux dévoilera une plaque commémorative dédiée à Flora Tristan, pionnière du féminisme et militante de l’émancipation des femmes.

Au même moment, seront annoncés les événements programmés à Bordeaux pour fêter le bicentenaire de l’indépendance du Pérou et l’amitié Bordeaux-Lima (Flora Tristan d’ascendance péruvienne par son père, débuta son œuvre littéraire et sociale au retour d’un voyage de 3 ans au Pérou).

Militante engagée

D’ascendance péruvienne par son père, Flora Tristan débuta son œuvre littéraire et sociale au retour d’un voyage de 3 ans au Pérou. Décédée à Bordeaux en novembre 1844 rue des Bahutiers, elle est inhumée au cimetière de la Chartreuse, où se tient chaque année la seule commémoration française en sa mémoire.

Cette plaque dédiée à Flora Tristan est le premier événement des célébrations du bicentenaire de l’indépendance du Pérou à Bordeaux, jumelée à Lima depuis 1956.

Des événements culturels et universitaires ont ponctué cette longue amitié. Les échanges connaissent aujourd’hui une nouvelle dynamique, avec des projets de solidarité (accès à l’eau potable dans des quartiers défavorisés), de préservation du patrimoine (réhabilitation du centre historique classé Unesco), de partages culturels (résidences croisées d’artistes de street art) et éducatifs (échanges scolaires). En outre, la région a connu de grandes vagues migratoires vers l’Amérique latine au XIXème siècle.

Flora Tristán: une pionnière du féminisme

Ignorée par les grands médias, harcelée par la police, atteinte du typhus et expulsée de son domicile, Flora Tristán est décédée à Bordeaux le 14 novembre 1844. Sa vie n'ayant jamais été facile elle la vivra intensément.

Flora Tristan 03Flora Tristán est venue au monde le 7 avril 1803, fille d'un militaire et d'un aristocrate péruvien qui ne l'a jamais reconnue légalement comme telle. À sa mort, il a laissé sa mère et sa fille dans un dénuement total. Flora avait 5 ans. À 17 ans, sa mère l'a forcée à épouser un fou nommé André Chazal, qui l'a maltraitée. Fatiguée des coups et des humiliations, elle quitte le domicile conjugal avec sa petite fille. Son fils est lui gardé par le père, un autre fils étant décédé très jeune.

Fille non reconnue, femme, séparée et avec une fille, c’est en France que Flora Tristán entamera sa campagne incessante pour l'émancipation des femmes, les droits de la classe ouvrière, le divorce, l'abolition de la peine de mort et contre l'esclavage du mariage. Elle publie dans la presse et fréquente les cercles intellectuels, les invitant à quitter les salles et à se mêler aux opprimés.

Flora Tristán défend le droit à l'organisation du travail, le bénéfice productif comme bien commun, et l'éducation des travailleuses comme moyen de surmonter leur statut d'esclaves domestiques et de travail mal rémunéré, condamnées à la servitude.

La générosité, la solidarité et l'amour sont les grands principes d'une révolution qui vise à abattre les frontières. Flora s'y consacre avec audace, donnant des conférences et essayant d'organiser cette fraternité ouvrière, une chaîne de transmission pour démarrer une nouvelle société avec une éducation et des soins de santé gratuits, des retraites décentes, l'accès et la jouissance de la culture, la présence dans les institutions, céder la place au bon sens et convaincre avec raison, jamais avec force.

"Le niveau de civilisation atteint par diverses sociétés humaines est proportionnel à l'indépendance dont jouissent les femmes", a-t-elle déclaré.

L’année bicentenaire

Dans le contexte de sa nouvelle dynamique internationale, la Ville de Bordeaux a mobilisé les associations locales en lien avec le Pérou afin de proposer une programmation diversifiée toute l’année : expositions, conférences, visites, projections, etc. L’objectif est d’ouvrir chacun à la diversité des cultures et des civilisations, ainsi que de valoriser les communautés vivant dans la cité.

perou

Les événements seront proposés dans tous les quartiers de Bordeaux et pour tous les âges (programme détaillé à venir sur https://www.bordeaux.fr/)


 

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