Agenda des sorties du Sud-Ouest

Evénement 

Titre:
Olivier Villanove à Pessac
Quand:
17.06.2010 - 17.06.2010
Où:
Médiathèque Jacques Ellul - Pessac - Pessac
Catégorie:
Théâtre

Description

Pessac En Scenes accueille Olivier Villanove dans "Ta bouche que j'aime tant embrasser est ce que tu peux la fermer ?" le jeudi 17 juin à 21h30 à la Médiathèque Jacques Ellul dans le cadre du festival Chahuts. Le prix des places est de 15 euros en tarif plein et 12 euros en tarif réduit.

  • Création janvier 2010
  • Olivier Villanove, auteur et interprète
  • Brune Campos, accompagnement et mise en scène

Note d’intention

Réflexions sur l’amour comme point de départ
Le travail est précaire. La santé est précaire. La vie est précaire.
Et l’amour ? Aujourd’hui, a-t-on le temps d’aimer ? Avoir le temps d’aimer…
Qu’est ce que ça veut dire ? On nous vend de l’amour. On nous le conditionne : amour vendable, jetable, interchangeable...
Amour, Amour, Amour,

Fly_Ta_BoucheToujours l’amour avec un grand « A ». Il est lourd à porter ce grand « A », on finit par perdre ses forces et il risque de nous tomber dessus le grand « A ». Le grand « A » qui tombe sur le petit «m» et c’est triste parce que le petit « m » aime pour de vrai, pour de grand…

Que se cache-t-il derrière ces grands amours, ces Roméo et Juliette, ces Bonnie and Clyde, ces héros trop extra pour être ordinaires? Quels sont les bâtons que l’on met dans les roues de l’amour ? Je pense à des éléments que l’on ne peut pas maîtriser comme les barrières de la langue, de la géographie, des éléments culturels, religieux, sociaux. Il y a aussi le barrage de l’âge, de la famille, de la guerre, la prison, la couleur de la peau, la belle mère, une voisine insupportable et surtout jalouse, un ex-copain aigri, un complexe inavoué, une maladie...

De quoi est-on capable par amour ? Se battre, changer de peau, changer de vie, tuer, mourir, vivre, fuir, se fuir, se dépasser, s’oublier, se rencontrer… Que de possibilités pour une page blanche !

On tombe amoureux, d’accord. On tombe ! Mais quand on se relève, qu’est ce qui se construit ? Je m’interroge donc sur cette question: Qu’est ce que ça veut dire “aimer” aujourd’hui? Est-ce que son sens a évolué? Aimons-nous plus? Mieux?

Différemment? Que cache ce mot tellement utilisé, usé, commercialisé et vidé de sa substance que l’on en tombe très vite dans le cliché. Que reste-t-il de nos amours?

Le processus de création

Je me fais une idée du spectacle vers lequel je veux aller. Cette intention n’est pas une quête de résultat; elle indique des endroits de travail. Le processus de création reste ainsi constamment ouvert à l’inventivité. Je souhaite faire un spectacle sur l’amour, l’amour dans l’Amour. Comprendre l’amour. Je veux raconter mon histoire en utilisant mes recherches et mes collectes et en les confrontant aussi aux contes traditionnels, ceux qui ont traversé les époques. Je compte faire des allers/retours entre fiction et réalité, cela pour mieux interroger la place de l’amour dans nos vies. Je ferai partager mes interrogations, mes doutes, mes joies et mes colères. Cette réflexion sert donc de base de travail au spectacle. J'écris au fur et à mesure des répétitions. Le spectacle s’invente ainsi et ne se révèlera qu’en présence de toutes les forces vives : celle de ma metteuse en scène, celle de l’ensemble de ma matière collectée, celle des objets scénographiques servant à l’improvisation et à la création.

Il y a des lectures qui ont marqué mon cheminement. Je pense au livre du sociologue Francesco Alberoni Le choc amoureux, le livre de l’écrivain Roland Barthes Fragments d’un discours amoureux et aussi Le banquet de Platon. Il y a aussi eu des nouvelles et des romans comme L’amour est très surestimé de Brigitte Giraud ou encore Singue Sabour de l’Iranien Atiq Rahimi. Je me suis aussi intéressé à la poésie avec l’œuvre de Tarcos et toujours avec les nouvelles poétiques du poète québécois, Yvan Bienvenue.

Dans les contes, j’ai été séduit par l’œuvre indienne des contes du vampire.

Dans mon travail de collectage, outre des individus porteurs et transmetteurs de leurs histoires, j’ai eu des entretiens avec des spécialistes, des professionnels. Ainsi, j’ai rencontré une psychanalyste, une psychothérapeute, un sexologue, un biologiste, une ethnologue, un géopoliticien, un libraire spécialisé dans l’érotisme, un prêtre, une sœur missionnaire, des prostitués. Chacun a pu me parler de sa perception de l’amour, soit par le biais de son travail et de sa pratique, soit par le biais de leur histoire personnelle.

La démarche artistique

2008

La démarche de création m’a donc conduit à des rencontres et des collectes : se nourrir des histoires des gens et les passer à son propre filtre (d'amour). Pour rencontrer une grande diversité de gens, j’ai inventé des formes artistiques originales :

  • L’écrivain public de cartes postales d’amour
  • L’agence de géographie affective en compagnie de Thierry Lafollie (Association Le Bruit du Frigo à Bordeaux)
Performance pour un spectateur en appartement

Mars 2009

Pendant une semaine, j’ai présenté toute ma matière à ma metteuse en scène, Brune Campos. Il a fallu l’organiser et la classer. Nous avons mis à plat un éventail de mes connaissances scientifiques, sociologiques, anthropologiques, théologiques ainsi que des contes traditionnels, des petites histoires, des anecdotes...

Tout cela est riche mais la question qui nous préoccupe est de savoir ce que je veux dire avec l’amour. Quels seront mes choix ? Quel sera le fil rouge ? Qu’est ce qui sera nécessaire ou pas ? Faire des choix justes et essentiels pour éviter une profusion d’idées qui ne fassent plus sens. L’amour est un sujet inépuisable !

Ce que Brune en dit

«Le premier travail que je lui ai demandé est d’écrire ou de réécrire les histoires (celles collectées comme les contes traditionnels) à la première personne du singulier. L’objectif étant de dresser son portrait, d'arriver à une parole personnelle et ainsi, à travers le récit de son histoire individuelle, d'atteindre une dimension universelle. L’objectif n'est pas de transformer Olivier en un personnage, mais d’arriver à faire jaillir le multiple qui est en lui: une multiplicité de personnages, vivants en lui, qui produiraient une forme comme un visage recomposé dans l'imaginaire de ceux qui regardent.»

Avril à juin 09

Ce que Brune veut révéler :

« Pour moi, le travail est de faire une pièce comme un portrait autour de l’artiste et de sa problématique. Découvrir une personne. Je ne veux pas de personnage. Je ne veux pas me demander si c’est un conteur, un comédien, je veux voir Olivier dans son entièreté, habité par ses faits et gestes. »

Nous accomplissons une succession d’actions précises, avec une prédilection pour la mise en abyme à la recherche de la sensation du temps étiré ou suspendu dans le déroulement des histoires, afin d’ouvrir des espaces de liberté propice à l’imaginaire. Par exemple, dans la recherche autour du conte traditionnel de Savitri, nous interrogeons des moments très précis de l’histoire comme la rencontre entre Satyavan et Savitri. Imaginer quelle peut être la rencontre entre le prince et la princesse sans tomber dans le cliché et donc ouvrir cet espace de l’imaginaire pour mieux interroger la réalité! Nous travaillons à chercher une justesse, celle du moment présent.

Olivier Villanove

Comme point de départ de son chemin de conteur, il cite le coin de la table de cuisine de la conteuse québécoise Claudette L’Heureux. C’était en 2000. Puis il créé des soirées contes à Bordeaux et, pendant quatre ans, il forge son répertoire lors de ces rendez-vous réguliers. Olivier Villanove aiguise son verbe et son style en sillonnant diverses formations : clown, chant, improvisation, corps et mouvement.

Au sein du collectif Les Passeurs de contes, il bouscule les histoires, les frottant et les confrontant aux arts de la rue. Résultat : un univers singulier, un rapport au public engagé et un goût prononcé pour une parole simple et ancrée dans le moment présent. En 2005, il remporte les deux prix de la maison du conte de Chevilly Larue, celui du jury et celui du public, avec un extrait de son spectacle « Les dessous urbains ».

Brune Campos

« Aujourd’hui par mon parcours et mes rencontres, des valeurs scéniques se sont établies. Je me considère performeuse. Je ne me reconnais pas une tendance ou une école en particulier. Après mes formations en école de cirque, j'ai intégré le Centre de développement Chorégraphique de Toulouse. Mon parcours m'a permis de décloisonner mes pratiques artistiques et de les rassembler dans un même espace-temps.

Ma recherche se situe entre le jeu et le corps. Je travaille sur le corps toile, le corps chair, le corps parlant, le corps qui cherche une justesse dans l’état. Je développe un goût pour l'improvisation et la performance : c'est pour moi la possibilité de mettre en œuvre une disponibilité immédiate sous n'importe quelle forme car ma recherche se trouve dans l'interrogation de la justesse du moment présent. »

 Brune Campos

J’ai choisi de travailler avec Brune Campos à la mise en scène. Elle a déjà accompagné des processus de création et mis en en scène trois solos, nés à chaque fois de l’envie d’un artiste. Avec Brune, nous nous sommes rencontrés dans le travail, il y a deux ans, lorsque je suis venu lui demander à la fin de ma dernière création de m’aider à trouver des moments de liberté, de légèreté. Nous avions surtout travaillé sur la présence et l’abandon car l’écriture était déjà forte et très aboutie. J’ai été ravi de cette première collaboration car j’ai trouvé une personne capable de se mettre au service d’un artiste et de sa parole. Elle a été surprise de voir quelqu’un vraiment précis face à ses indications et qui pouvait partir dans le jeu avec ses mots et ses intentions…

Pour Brune, le conte est un art dont elle ignore les règles et la tradition. C’est l’inconnu pour elle, venant de formations corporelles et conceptuelles, son rapport avec la narration est bien différent. Ce projet s’impose comme une rencontre où chacun devra défendre ses valeurs.

LES ÉCHOS

Dessous urbains

“ Olivier « dessus la scène » nous emmène dans les « dessous urbains » comme on visite un musée de l’humanité. Alors, quand il s’agit d’humains, naturellement on rie, naturellement, on est effrayé, naturellement on est étonné par ce qu’on reconnaît et ce qu’on

(Re) découvre. Olivier n’est pas un guide désabusé. Oh non ! Passionné, passionnant, précis et juste… corporel, verbal et musical. Il porte haut les textes d’Yvan Bienvenue. Alors nous, on plonge dans leurs «dessous» qui sont aussi les nôtres.”

Frédéric David- Festival Spirale à histoires

« Textes poignants à l’humour titillant, on se trouve en tant que spectateur comme devant un miroir à qui on demande « oh miroir, c’est quoi l’essentiel ? ». Et les contes poétiques d’Olivier nous répondent « être, simplement ». Il n’y a qu’à le voir sur scène pour comprendre. »

Sésame

Carnet de bord

“ A terre, direction le phare ! Monsieur Emilio, le gardien, est à son poste. Il veille sur les âmes en mer. Là, ça grouille d’histoires de marins. Larguez les amarres et laissez-vous bringuebaler d’Est en Sud… Un spectacle poétique, drôle et tendre où l’on découvre un conteur débordant d’énergie “

La Nouvelle République

“ Olivier Villanove mélange contes traditionnels et récits fantastiques pour finalement embarquer le public à bord de son navire ; les voiles gonflées par un vent d’imagination épique et des courants d’inspirations hypnotiques “

Ouest - France

Plume d’aventure

" Un spectacle émouvant et captivant. Faire rencontrer deux conteurs sur scène sans tomber dans une "parole ping-pong", c'est un défi bien relevé. A voir sans hésitation, j'aime ! "

Jean Marc Massie - Directeur artistique des Dimanches du conte, Montréal



(cliquez sur le nom du lieu pour une carte avec l'itinéraire)

Lieu

Carte
Lieu:
Médiathèque Jacques Ellul - Pessac   -   Site internet
Route/rue:
21, rue de Camponac
Code postal:
33600
Localité/ville:
Pessac
Dép./région:
33 - Gironde

Description

Avec le château de Camponac transformé en Médiathèque en octobre 2000 , la ville de Pessac a franchi un cap majeur dans son offre culturelle et dans l’accès pour tous aux technologies de l’information et de la communication.

  • 4 000 m2 de lecture d’abord, mais aussi de musique, d’images, de multimédia, d’espaces dédiés à l’Histoire et au Cinéma,
  • un auditorium de 150 places,
  • une salle d’exposition
  • Plus de 200 places assises pour lire et travailler sur place.
  • Des accès Internet et des initiations au multimédia gratuits .


La conception et la réalisation de cet équipement culturel ont été conduites par l’équipe d’architectes bordelais Brochet-Lajus-Pueyo.



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