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Calendrier

Thomas Lebrun : Pessac en Scènes
Catégorie : Spectacle
Début : Samedi, 11 Avril 2015 à 20h30
Fin : Samedi, 11 Avril 2015 à 00h00

Pessac En Scènes accueille le samedi 11 avril  au Galet à Pessac la nouvelle création chorégraphique de Thomas Lebrun.

Tel quel ! Regarder les gens tels qu’ils sont, se montrer tel que l’on est, accepter les particularités et les singularités... Tel est le thème de la nouvelle création jeune public de Thomas Lebrun qui aime se questionner sur le corps et la norme. Aucun doute que ce spectacle touchera les enfants et les adolescents mais également les adultes qui se trouvent plongés au cœur des diktats de l'apparence. Le chorégraphe nous délivre ici une belle leçon de tolérance.

THOMAS LEBRUN - Tel quel !

Création jeune et tout public à partir de 7 ans

"Dès mon arrivée à Tours, j’ai souhaité, dans le projet que je développe pour le CCNT, donner une place importante à la sensibilisation à la danse, notamment auprès du jeune public. En cohérence avec ce choix, j’ai décidé de me confronter à l’écriture d’un spectacle chorégraphique qui lui est destiné. Contrairement au premier spectacle pour enfants que j’avais créé au Vivat d’Armentières en 2003, au tout début de la compagnie Illico, Histoire de pluies et de beaux temps, et que l’on pouvait qualifier de conte chorégraphique, je veux prendre ici une toute autre direction artistique et pédagogique.

TEL QUEL En effet, dix ans plus tard, il me plaît de croire avant tout à la force du corps et de l’écriture chorégraphique pour une telle proposition : la danse a la capacité, à elle seule, de captiver le jeune spectateur et de titiller son imaginaire, sans que le sens ou qu’une narration infantilisante ne prennent le dessus. Un spectacle jeune public est comme tout autre spectacle, un partage entre le plateau et le spectateur qui doit trouver sa justesse, interroger, toucher, voire parfois bousculer… emmener le spectateur vers de nouvelles réflexions.

Aussi, je m’interroge sur le regard que le jeune public peut porter sur l’art chorégraphique actuel. Il est clair que le hip-hop est aujourd’hui une danse qui leur est plus proche, car la plus médiatisée, la plus accessible et qu’elle les côtoie partout : dans la cour d’école, dans la rue, dans les associations et écoles de danses, à la télévision… La danse « de variété » ou les propositions chorégraphiques présentes dans les comédies musicales, qui ont depuis dix ans connu un essor considérable et un succès grandissant, permettent incontestablement une certaine visibilité de la danse, mais dans une approche artistique liée principalement au divertissement. Il faut alors se questionner. Comment connaître, comprendre, aimer, être intéressé par d’autres formes artistiques moins médiatisées, donc moins familières Comment toucher les jeunes avec une danse qui leur est apparemment moins directe, moins facile d’accès, plus lointaine de leurs vies de tous les jours… C’est l’un des enjeux que je me donne pour cette création et c’est aussi l’un des points de départ de la réflexion que je souhaite mener dans ce projet.

Un autre point est de questionner la marge d’ouverture d’esprit et de réception que l’on laisse aux jeunes, dans le milieu artistique et comment les notions de diversité, de tolérance, d’indulgence et d’humanité y sont véhiculées. Enfin, l’éternel rapport au corps, intime, conflictuel, généreux, exposé, surexposé... et de là, la question du genre. Cette création doit et va parler aux jeunes et aux moins jeunes : enfants, adolescents et adultes. Ce qui y sera abordé convoquera chacun d’entre nous. Comme souvent dans mes spectacles, j’y entrevois plusieurs lectures possibles ou attenantes, différentes strates de compréhension, d’émotion, de réaction." - Thomas Lebrun -

Citons la norme, cette fameuse qui, quoi qu’on en dise, manœuvre toujours, notamment dans le monde chorégraphique, puisqu’on en est là ! Interrogeons le genre, puisqu’il est au cœur de toute l’évolution et de la construction d’une personne. Parlons de choix, tout au moins de ceux que l’on aimerait faire. Convoquons la tolérance, qui souvent se fait trop discrète, car elle demande de la réflexion, donc du temps ! Glissons dans le rêve, car il est vecteur d’envies, porte l’imaginaire, sauve l’optimisme. Invitons l’humour, car il fait sourire, rire, réfléchir, grandir.

Partons d’une petite liste de constats contradictoires pour avoir tous les atouts en poche afin de bien trouver son chemin, de partir sur de bonnes bases, de grandir et d’évoluer sereinement et de s’accepter pleinement !

De nos jours, il ne vaut mieux pas :

  • Ne pas être beau
  • Être trop beau pour ne pas paraître prétentieux
  • Paraître prétentieux pour laisser transparaître son humilité
  • Exposer son humilité mais sa grandeur d’âme
  • Être trop grand pour être « normal »
  • Être « normal » mais avoir de la prestance
  • Avoir trop de prestance pour passer inaperçu
  • Passer inaperçu mais s’imposer pour être un homme
  • Être trop efféminé pour être un homme
  • Être trop masculine pour être une femme
  • Être une femme trop petite
  • Être rond(e)
  • Être maigre
  • Avoir un accent
  • Avoir trop de caractère
  • Être trop différent
  • Être pareil que les autres, car surtout, il faut dans toutes les situations rester soi-même !

Cette liste (non-exhaustive !) en main, nous voilà prêts pour élaborer une pièce chorégraphique où le corps, son évolution et sa perception seront au cœur du propos. La pièce sera un échafaudage, une construction en continuité pour permettre d’autres constructions et où chaque ajout, chaque nouvelle intervention prolongeront la réflexion et l’adaptation des danseurs et de leurs particularités. Jeux de constructions donc, mais également d’acceptation et d’intégration. Mettre en exergue l’exposition, le retrait, l’accentuation, la différence, l’interrogation, la crainte, le refus, l’acceptation. Du « paraître » à la conscience, de la différentiation à l’acceptation de soi et de l’autre, cet échafaudage chorégraphique sera toutefois ancré dans le concret d’une écriture menée par l’action, sans s’interdire la théâtralité, l’humour et le décalage que la danse permet. Regarder les gens tels qu’ils sont, se montrer tel que l’on est. Accepter les particularités, les singularités, mais aussi leurs absences ou leurs effacements, comme force d’expression.

Thomas Lebrun

Interprète pour les chorégraphes Bernard Glandier, Daniel Larrieu, Christine Bastin, Christine Jouve ou encore Pascal Montrouge, Thomas Lebrun fonde la compagnie Illico en 2000, suite à la création du solo Cache ta joie !. Implanté en région Nord – Pas de Calais, il fut d’abord artiste associé au Vivat d’Armentières (2002-2004) avant de l’être, de 2005 à 2011, auprès de Danse à Lille / Centre de Développement Chorégraphique. On prendra bien le temps d’y être, La Trêve(s), Les Soirées What You Want ?, Switch, Itinéraire d’un danseur grassouillet, ou La constellation consternée, sont autant de pièces que d’univers et d’esthétiques explorés, allant d’une danse exigeante et précise à une théâtralité affirmée. Thomas Lebrun signe également plusieurs co-écritures, notamment avec le chorégraphe suisse Foofwa d’Imobilité (Le show / Un twomen show) et la chorégraphe française Cécile Loyer (Que tal !), et donne une place forte à l’enseignement et à la transmission (Centre national de la danse de Pantin et de Lyon, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Ménagerie de Verre, Conservatoire National de La Rochelle, Balletéatro de Porto, etc.).

Il chorégraphie également pour des compagnies à l’étranger, comme le Ballet National de Liaonning en Chine, le Grupo Tapias au Brésil (un solo et – en 2009 dans le cadre de l’Année de la France au Brésil – un quintette), pour Lora Juodkaité, danseuse et chorégraphe lituanienne, dans le cadre de l’édition 2009 du New Baltic Dance Festival de Vilnius et de l’opération FranceDanse Vilnius organisée par CulturesFrance (Vilnius, Capitale de la culture 2009), et dernièrement pour 6 danseurs coréens dans le cadre d’une commande du Festival MODAFE pour l’ouverture de son édition 2012 à Séoul (opération FranceDanse Corée). Il répond à la commande du Festival d’Avignon et de la SACD (Les Sujets à Vif) avec la création du solo Parfois, le corps n’a pas de cœur en juillet 2010.

En mai 2011, il crée Six order pieces, solo au croisement des regards de six artistes invités (Michèle Noiret, Bernard Glandier, Ursula Meier, Scanner, Charlotte Rousseau et Jean-Marc Serre) dans le cadre des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis. En novembre 2011, il chorégraphie la pièce Quatre ciels de novembre, création pour le Junior Ballet du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. En mars 2012, il crée La jeune fille et la mort, pièce pour sept danseurs, un chanteur lyrique et un quatuor à cordes. Il est directeur du Centre chorégraphique national de Tours depuis janvier 2012.

Infos pratiques
Le Galet - Pessac

35 avenue du Pont de l'Orient 33600 Pessac - Gironde
Téléphone :
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Site web : http://www.mairie-pessac.fr