Voyage au Solutréen avec Chim
Après plus de deux ans de recherches, Voyage au Solutréen avec Chim, un roman, une histoire pour éveiller la curiosité des lecteurs, sur une période sur laquelle les traces du passé se révèlent en Aquitaine et sur des hommes qui à l'inverse de nous, ont connu ...
...le refroidissement climatique le plus terrible qu'il puisse être imaginé et y ont survécu.
Ca y est, mon dernier livre sur la Préhistoire est enfin sorti. Il porte le nom de mon héros, « CHIM ». Il s’agit d’un roman basé sur une période de la Grande Glaciation (-20 000 ans avant notre ère), période jusqu’à maintenant assez décriée puisque située entre deux autres plus connues. Mais pourtant, c’est là que les découvertes ont fait un grand bond.
Il y a trois ans, j’avais beaucoup de mal à trouver des renseignements sur internet et quand dans un musée je parlais de Solutréen, le guide tordait le nez. Cela semble pris plus au sérieux maintenant. Beaucoup de recherches, beaucoup de passion, et une énorme envie que les gens connaissent mieux ces habitants de notre planète qui ont su maintenir l’espèce humaine en vie au moment où la banquise arrivait en hiver jusqu’à Madrid. Vous voyez, le réchauffement climatique a commencé il y a plus de 12 000 ans. Cela devrait s’arrêter, mais non, on a rendu la planète fadade.
Mon héros est très beau, très intelligent, très inventif, évidemment, mais il porte toutes les inventions de ses contemporains. L’important, c’est qu’il habitait ici, tout près de chez nous. Le clou, c’est qu’il va découvrir l’Amérique 10 000 ans avant le passage hyper connu des hommes par l’Asie et le détroit de Béring.
Pourquoi « Chim » ? Comme cela, au hasard des sonorités, mais mon imprimeur préféré m’a fait remarque que cela pouvait être le diminutif de XIMUN, « Simon » en Basque. Magie de l’inspiration !
L'auteur Geneviève Maquet-Cossu nous en dit plus :
" ...Plus, ils ont avancé, plus ils ont créé, inventé des outils dont nous ne pourrions nous passer aujourd'hui. Et surtout, je me suis rangée du côté de deux chercheurs américains qui ont trouvé la preuve que 10 000 ans avant la fameuse colonisation de l'Amérique par le détroit de Béring, oui, 10 000 ans auparavant, nos ancêtres d'Aquitaine ont atteint les premiers ce nouveau continent. Je voudrais que personne n'ignore Sare, Isturitz, Oxocelhaya, Brassempouy et plus loin, les Eysies et Lascaux en Dordogne. Plus que notre histoire locale, c'est l'histoire de l'humanité qui explose il y a 20 000 ans avec cette période du Solutréen.
Pour commencer, nous allons poser quelques jalons ? Vous connaissez les limites actuelles de l’Océan Atlantique, n’est-ce pas ? Et bien, au moment de la Grande Glaciation, sur une période s’étendant de -100 000 à -10 000 ans avant ce jour (on dit « BP » ou « by présent » quand on veut montrer qu’on est connaisseur), la banquise était si épaisse, elle avait « aspiré » tant d’eau, que le niveau des mers et des océans se trouvait entre 100 et 150 mètres plus bas qu’aujourd’hui. Le paysage en était évidemment changé.
C’est bien Londres et non Paris qui est au milieu des terres ! Le climat, vous le pensez bien, n’était pas des plus agréables. La banquise que nous connaissons actuellement autour des pôles, descendait beaucoup plus bas et on peut même dire qu’en été, elle arrivait régulièrement à notre actuel Londres. Et au pire de cette période, il y a 20 000 ans, elle descendait en hiver jusqu’à… Madrid ! Brrr… ! Toujours est-il que, lors d’un hiver « normal », la banquise touchait toujours les Pyrénées. Autant dire que les orangers, les cactus, les mimosas et autres délices de notre époque étaient un lointain souvenir (peut être) ....? Pour vous mettre mentalement en situation, je ne vais pas tout de même vous faire un cours sur les Esquimaux qu’il convient d’appeler Inuits ? ! Je ne vais pas vous dessiner le pôle Nord, puisque vous savez bien que dans ces régions, il n’y a rien : que de la glace : tout est blanc ! Si ? Vous y tenez ? Alors, d’accord : Il y fait froid, très froid, très très très froid et il ne faut pas avoir connu autre chose pour se dire que la banquise, c’est merveilleux ! Que la neige immaculée, les reflets magnifiquement bleutés des icebergs, l’igloo que l’on construit soi-même, quand on veut et où on veut, comme cela, sans payer la matière première, c’est fantastiquement pratique et écologique ! Que la pureté, la force imposante d’un ours blanc est absolument fascinante ! Certes, on peut s’en émerveiller, mais personnellement, je ne me vois pas vivre dans de pareilles conditions.
D’ailleurs, voici une photo du pôle Nord prise par votre servante dans le blizzard : Alors, vous remarquerez à droite, une femme inuit dans son igloo. Et légèrement sur la gauche, en haut de la photo, une ourse blanche avec son petit d’un an. C’est beau, n’est-ce pas ? (Gag !) Mais revenons à nos mammouths. Pour résumer : à Londres, passait le « cercle polaire ». Jusqu’aux Pyrénées, cela ressemblait à la toundra, c’est-à-dire que le sol ne dégelait jamais en profondeur (pergélisol) et un peu plus au Sud, c’était la taïga, avec, enfin, quelques arbres et un peu plus d’herbe. On peut se représenter cela en pensant au Grand Nord canadien ou bien au Groenland….Et re-brrrrr ! Gla-gla ! Bah ! Des humains se sont installés en Sibérie, en Laponie, en Alaska à l’époque et y sont heureux d’y habiter encore aujourd’hui ! (enfin, je crois !) Je vous rassure : je suis comme vous. Je préfère voir ces splendides étendues vierges et presque désertes à la télévision. Vous allez me dire, « flore réduite » et pas à des « cacahuètes » évidemment, mais faune ? Et bien, oui, il y avait une quantité d’animaux impressionnants. La plupart des espèces s’étaient dotées d’une épaisse toison de laine et vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parler des mammouths. On pouvait rencontrer des ours, des bisons, des aurochs (genre de taureau dans le style Minotaure), beaucoup de rennes, des cervidés de quatre mètres de hauteur et quatre mètre d’envergure de bois comme le Mégacéros, des chevaux sauvages, des antilopes, des oiseaux, des rongeurs, des insectes (malgré le froid)… J’en passe et j’en oublie. Certains existent encore, d’autres ont complètement disparu lors du réchauffement climatique qui s’est amorcé vers -10 000 ans.
Aussi, quand on vient me parler du réchauffement de la planète depuis le début du XXe siècle, je me dis que oui, l’homme a aggravé la situation, mais que le début naturel du phénomène ne date tout de même pas d’hier. Quand je pense que la plupart ont résisté à des températures de -80°C et sont mortes à -10°C, c’est ballot, n’est-ce pas ! Il y a de nombreux animaux que l’on ne s’attend pas à voir dans ce paysage : des rhinocéros, des chameaux, des tigres, des lions, des panthères, des hyènes, des paresseux (aïe !). Et pourtant, avec une bonne grosse fourrure, ils participaient à la chaine alimentaire. Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Une autre solution pour se protéger du froid consistait à grandir et à grossier pour augmenter le rapport entre la masse vivante et la surface d’exposition au froid. Ai-je bien compris, professeur ? Et c’est pour cela que tous étaient bien plus grands et gros que leur descendance actuelle. Oh, que je vous raconte un détail que j’ai trouvé sur internet. Maintenant qu’on en a trouvé tout entiers, congelés comme de la veille, on sait que les mammouths avaient un clapet au trou duc pour les isoler du froid. C’est amusant, non ? Où va se loger le progrès ! Et il faut reconnaître que c’est ingénieux comme adaptation, non ? Comme de nos jours, le sang de certains amphibiens et poissons de ces zones glaciales ne possédait pas moins de 8 antigels. L'hémolymphe de nombreux insectes contenait du glycérol, du sucre ou de l'alcool agissant aussi comme antigel. La salamandre et la grenouille peuvent survivre à moins 35°C enfouies dans le sol avec près de 65% de leur eau corporelle transformée en glace ! Une expression veut que lorsqu’il fait froid, on pense que c’est « un sale temps pour les mouches » ? Pourtant, à la « belle saison », mouches, moustiques titillaient nos amis comme on n’oserait même pas le penser.
Et les hommes ? Il y en avait aussi, sinon, mon roman ne pourrait pas se faire ! Aujourd’hui, à chaque fois que l’on croit avoir trouvé le chaînon séparant l’homme du singe, hop ! on en trouve un plus ancien. Alors ? Australopithèque il y a quatre millions d’années ? Orrorin Turgenensis, il y a six millions d’années ? Toumaî, il y a sept millions d’années ? Toujours est-il qu’il y a vingt mille ans, les « humains » avaient fait beaucoup, beaucoup de chemin depuis qu’un énergumène avait eu l’idée de jouer au bonobo en se mettant sur ses pattes postérieures pour mieux voir ce qui se passait au-delà du buisson du voisin. Ils utilisaient tous déjà des outils en pierre mais s’en servaient de façon très rudimentaire. Notre descendant du chimpanzé ou du gorille était descendu aussi de son arbre et il avait été suivi par Homo ergaster qui marchait beaucoup mieux que lui et qui commençait à préférer chasser que manger des charognes. Beurk ! Tu parles d’un progrès. Ergaster avait vécu presque en même temps que Homo habilis. Ah ! Celui-ci, comme son nom l’indique était habile et il se servait de pierres taillées mais sur une seule face. Il récupérait les éclats de cette opération (nucléus) qui sont de véritables rasoirs. Et nous voilà arrivés il y a 1 million d’années avec Homo erectus qui a réussi à apprivoiser le feu. Il travaille le silex des deux côtés et utilise ces bifaces pour faire toutes sortes d’outils comme des lances, des haches. Et en moins de trente lignes, nous avons traversé sept millions d’années. L’Homo sapiens, qui sait plein de choses et surtout ce que lui ont appris ses prédécesseurs, a ensuite déboulé dans l’évolution sous la classification de Néandertal. Mais au temps dont je vous parle, même notre Néandertal avait disparu ! Emigré dans l’Himalaya où on l’appellera « Yéti » ?
Déjà passé en Amérique où on l’appellera « Big Foot » ? Peut être hybridé avec la nouvelle espèce arrivée en Europe ; Cro-Magnon qui va pousser tout le monde pour parvenir jusqu’à toi, moi, nous. Il paraît que Néandertal et Cro-Magnon sont deux espèces humaines différentes qui ne pouvaient pas se mélanger. Oui, bon, mais, il existe bien des hybrides de tigre et de lion, d’âne et de cheval, de cheval et de zèbre… Par ailleurs, on a trouvé au Portugal un squelette d’enfant dont les caractéristiques sont mi-Néné, mi-Crocro. Alors, j’opte pour le fait qu’il faut toujours croire aux belles histoires d’amour ! D’un côté comme de l’autre, ils avaient des physiques si différents, que je doute que Néné ait aimé le menton « pointu », le côté plus glabre de Crocro, comme Crocro n’appréciait sans doute pas le côté ours des cavernes de Néné. De plus, mélanger deux espèces débouche sur des résultats stériles, comme tout hybridation, mais on ne me fera pas croire qu’une Néandertalienne n’a pas pu tomber folle dingue d’un beau Cro-Magnon, en espérant qu’il n’était pas trop homo, tout de même ! Mais, mais, mais, à l’heure de mon livre, donc, plus de Néandertal. Que dites-vous ? Mon héros, un Cro-Magnon, un Homo Sapiens (même pour certains Sapiens Sapiens, c’est-à dire deux fois intelligent) serait un petit sauvage métèque hirsute ? Mais pas du tout ! Pas plus que son prédécesseur Néné, d’ailleurs ! D’abord, pas petit : Sans doute au moins de la même taille que notre génération, certains disent même près de deux mètres (Eh ! Rappelez-vous ce que j’ai dit sur les êtres vivants dans le froid !) Ensuite, pas sauvage : S’ils vivaient le plus souvent en groupes d’une dizaine de personnes, ils devaient être bien contents de rencontrer de nouveaux copains (et de nouvelles coquines) pour échanger des recettes de chasse, de fabrication, des informations sur ce que les autres venaient de quitter… et pourquoi ?.... et comment ?.... Par ailleurs, il faut se rappeler que notre planète avait déjà subi plusieurs « fins de monde » provoquées par la chute de météorites gigantesques entraînant un enchaînement d’éruptions volcaniques énormes, de tsunamis cataclysmiques et autres catastrophes qui, à l’échelle de la Terre avaient ramené à plusieurs reprises tout ce qui vivait au stade le plus primaire (dont feux les dinosaures !).
Alors, la race des hommes, qui n’avait pas connu les dinosaures, n’en avait pas moins échappé à beaucoup d’épreuves. En tant que chasseurs-cueilleurs nomades, non attachés particulièrement à un bout de terre qu’ils se seraient attribué*, nos prédécesseurs ne pouvaient que se serrer les coudes, surtout qu’après le feu, le déluge, les raz-de-marée, on se trouvait en période hyper glaciaire ! *Je reprends la théorie de Rousseau selon laquelle le premier qui a dit « Ceci est à moi » a créé le premier conflit. Non, non et non, je ne pense pas que leur souci premier était de se faire la guerre. Alors, sauvages, nous-mêmes ! Métèques ? Encore moins car il semblerait que mon Crocro préféré, même s’il n’avait pas le teint aussi clair et les cheveux aussi roux que Néné (qui s’était décoloré au bout de tant de milliers d’années sans beau soleil) ait perdu comme ce dernier, au fur et à mesure de sa pérégrination d’Afrique en Europe, ses cheveux crépus et sa peau foncée. Aussi, si on imagine un Basque actuel pas trop mêlé d’Ibère, nous avons un homme bien droit, bien fort, avec « une gueule » à faire du cinéma. Là, vous trouvez que mon chauvinisme en fait trop ! D’accord ! Mais même si je ne veux pas vous conter trop de bêtises et que j’ai fait les recherches en conséquence, j’ai bien envie de rêver aussi un peu. De plus, pour vous amener à -40°C sans chauffage, sans téléphone et sans… rien il faut bien que je vous le vende, ce rêve ! Et pour ce qui de l’hirsute ? Vous ne croyez pas qu’il avait beaucoup de temps à passer autour du feu pour se faire beau, se tresser les cheveux, se les teindre, se les mettre à la punk avec des perles et des plumes, fabriquer des bijoux, graver, peindre, sculpter, expérimenter, inventer ?
A l’époque, il n’y avait pas de télé, ni internet. Alors, en hiver, les humains se trouvaient souvent prisonniers de leur abri, bloqués par la neige et la glace, ne pouvant vivre que sur leurs réserves jusqu’aux jours les « moins pires ». Bien sûr, l’espérance de vie était…. Un désespoir. Grand maximum quarante-cinq ans ! Mais on pense que la moyenne tournait autour de vingt cinq ans. On ne faisait pas beaucoup mieux au Moyen-âge et on fait parfois moins bien encore de nos jours dans certains pays. Beaucoup de fausses couches, d’enfants mort-nés ou décédés dans les premiers mois de vie, beaucoup d’accidents, une usure prématurée du corps, un déséquilibre alimentaire incontournable. Aussi, vous ne vous étonnerez pas du comportement de certains de mes personnages, lorsque vous saurez qu’un garçon devenait un « homme » apte à la chasse dès l’âge de sept ans et qu’il pouvait être confronté chaque jour à des animaux gigantesques et d’autant plus dangereux ! Vous imaginerez mieux aussi qu’une toute jeune fille, à peine pubère, puisse tout ignorer des mystères les plus naturels et les plus intimes de la vie car il y a fort à parier qu’à dix ou douze ans, elle ait déjà perdu sa mère depuis longtemps et pour mille raisons. Comme vous l’avez compris, je suis admirative, presque amoureuse de ces êtres venus d’autrefois. Le temps ne se mesure qu’avec une échelle bien rébarbative et lorsque j’ai lu qu’il s’était passé autant de temps entre les décorations de la grotte Chauvet en Ardèche (-32 000 ans avant JC) et celles de Lascaux en Dordogne (-15 000 ans av. JC) qu’entre le même Lascaux et notre début de vingt-et-unième siècle ! …. Exactement dix-sept mille ans à chaque fois !... Je n’arrive pas à assimiler d’aussi longues périodes, surtout que nous sommes habitués à parler de nos deux derniers millénaires comme d’une éternité. Mais comme je pense que vous n’avez rien à faire de mes états d’âme de femme amoureuse d’un ancêtre multimillénaire, pour ne pas dire fossile, je vais me faire plus docte. La période qui a attiré mon attention est celle du Solutréen. Toute petite période de moins de six mille ans, à cheval entre deux autres mieux connues appelées Gravettien et Magdalénien et période au cours de laquelle l’homme a pris une expansion extraordinaire.
Cet homme a un sens visionnaire des pierres, de l’utilisation qu’il peut faire du moindre caillou. Il a même pensé qu’en le mettant au feu, il se travaillerait plus facilement. Il va prolonger les lances, les sagaies qu’il utilise comme armes de chasse avec un propulseur (Attendez un petit peu, je vous l’expliquerai dans mon livre, sinon, vous n’irez pas plus loin !) Il se vêt de peaux de bêtes qu’il sait déjà très bien tanner, préparer, découper grâce à des grattoirs et des lames de silex très performantes. Avec des poinçons de même matière, il crée le passage des tendons de renne qui vont lier les pièces du vêtement qui n’est plus une vague pelisse nouée au mieux… Non, mais essayez de faire un anorak sans aiguille ! Ah ! Vous voyez ! Il manque encore quelque chose d’important, n’est-ce pas ? Et oui, il va inventer l’aiguille à chas, notre bonne vieille aiguille à coudre. Cela paraît si simple !…Et ainsi, à partir de là, tout va changer : les vêtements seront cousus plus facilement, plus rapidement, plus pratiquement mais aussi, on pourra les décorer, les broder. Les points de couture étant plus serrés, tout va se trouver mieux adapté à tout usage : les outres pourront mieux contenir de liquide ou de l’air, les abris vont changer d’aspect, les transports sur l’eau vont s’ouvrir à un nouveau futur : fini le tronc de bois si long à creuser, si lourd à transporter et si facile à retourner : vive le kinouë !
Et à force d’essayer mille et une choses, tantôt avec un bois de hêtre, tantôt avec un bois de renne, ne découvre-t-il pas l’arc ? Là, je fais une toute petite parenthèse : les « Français » ayant découvert l’arc, pourquoi est-ce qu’on a pris une pareille dérouillée à Crécy ? Est-ce notre punition pour avoir voulu être trop moderne et avoir renié l’arc des anciens ? Pardon ? Crécy ? Ah lala ! C’est quoi Crécy ? Une célèbre bataille qui a vu les Anglais mettre une déculottée terrible aux Français en 1346, au début de la guerre de Cent Ans. Certes, les arbalètes françaises donnaient plus de précision au tir, mais avant d’avoir armé l’engin, on s’était pris une pluie de flèches drument lancées par les arcs anglais. Et c’est comme cela qu’on se reçoit l’une des plus belles roustes de l’Histoire de France (C.Q.F.D.) Enfin, bien avant le passage par le détroit de Béring que ses descendants entreprendront dix mille ans plus tard, il est de plus en plus certain que mes petits préférés ont osé traverser l’Atlantique et coloniser les premiers la future Amérique. Il y a 19 000 ans, de la pointe la plus à l’Ouest de l’Europe à Terre-Neuve, la distance était non pas de 5 000 kilomètres mais de 2 800 kilomètres (calculs approximatifs selon les éléments en ma possession). Non seulement, il y avait donc beaucoup moins à ramer, mais en plus, il suffisait de longer la banquise et s’y réfugier éventuellement par cabotage, voire même de passer à pieds secs (et glacés) au cours des mois d’hiver ! Une épaisseur moyenne de glace permet de progresser en sécurité tout en gardant la possibilité d’y effectuer des trous pour chasser ou pêcher. Il « suffisait » ? Ben voyons ! Y avait qu’à ! Ah ! Vraiment, ce Solutréen est le Seigneur de la Préhistoire. …."
L'auteur Geneviève Maquet-Cossu reste à la disposition de ses lecteurs pour des mini conférences suivies d'une dédicace comme réalisée à Brassempouy.
Livre édité à compte d'auteur, Point de vente : Papeterie Alengrin à Mourenx ou prendre contact avec l'auteur : genevieve.maquet@orange.fr
- 14-02-12 | 19h30 | Bordeaux Le dindon
- 14-02-12 | 20h00 | Bordeaux Le roi des bons
- 15-02-12 | 10h00 | Marcheprime Petit Bond/ Teatro Gioco Vita
- 15-02-12 | 15h00 | Marcheprime Petit Bond/ teatro Gioco Vita
- 16-02-12 | 21h00 | Bègles Cie Les Labyrinthes - Silence compl...









