Renaud des Gavroches
Livres - Cursives
04 Avril 2009
Marc Large, auteur landais de nombreux ouvrages et dessinateur pour Siné Hebdo, vient d'illustrer un texte de l'écrivain Nicolas Traparic consacré au chanteur Renaud. Les deux préfaces du livre "Renaud des Gavroches" sont signées Muriel Huster et Christian Laborde
Ce n’est pas une biographie solennelle dépouillée d’affectif. Les auteurs y glissent paroles, poésies et dessins. Des parenthèses complices sous forme de clins d’oeil qui sont autant de pièces pour partager et flâner dans l’univers du chanteur.
Avec plus de 120 illustrations signées Marc Large, le livre "Renaud des Gavroches" est sorti aux éditions de la Lauze (http://www.lalauze.fr ) le 15 mars 2009, fait aussi l'objet d'un film. Un documentaire de 26 mn réalisé par Gregori Martin, Matthieu Besnard et Christophe Bonnard. Avec Christophe Alévêque, Muriel Huster, l'asticot, Marc Large, Nicolas Traparic, Gérard Lambert, Bloodi.
Marc Large, illustrateur pour Siné Hebdo, a passé son enfance en Afrique, comme le « Jonathan » de la chanson et ne porte donc aucun drapeau. Citoyen du monde, il s’installe à vingt minutes de Bayonne, un peu africain, un peu basque, un peu tout. Fan d’Hugo Pratt, il dessine des BD comme l’ « amoureux » de la chanson. Comme dans la chanson, il fait « déserteur » et refuse de faire l’armée. Après la Corse et la Guyane, il retrouve les Pyrénées.
Avec plus de 120 illustrations signées Marc Large, le livre "Renaud des Gavroches" est sorti aux éditions de la Lauze (http://www.lalauze.fr ) le 15 mars 2009, fait aussi l'objet d'un film. Un documentaire de 26 mn réalisé par Gregori Martin, Matthieu Besnard et Christophe Bonnard. Avec Christophe Alévêque, Muriel Huster, l'asticot, Marc Large, Nicolas Traparic, Gérard Lambert, Bloodi.

Marc Large, illustrateur pour Siné Hebdo, a passé son enfance en Afrique, comme le « Jonathan » de la chanson et ne porte donc aucun drapeau. Citoyen du monde, il s’installe à vingt minutes de Bayonne, un peu africain, un peu basque, un peu tout. Fan d’Hugo Pratt, il dessine des BD comme l’ « amoureux » de la chanson. Comme dans la chanson, il fait « déserteur » et refuse de faire l’armée. Après la Corse et la Guyane, il retrouve les Pyrénées.
Comme dit la chanson, « à part les Pyrénées, quoi regarder ? ». Il leurs dédie le livre « Pyrénées sauvages, croquis sur le vif ». Comme dans la chanson, « il va au milieu des landes, des bruyères », illustre le livre « Landes secrètes » de Gilles Kerlorc’h et écrit « Les premiers hommes du Sud-Ouest ». Comme dans la chanson, il pleure « les ours abattus dans leur course pour une vie sans chaîne ». Il écrit pour l’ours des Pyrénées, « Xan de l’Ours », livre préfacé par son ami Renaud.
Nicolas Traparic : Nicolas Traparic, « Auteur par plaisir », aime les mots car il aime tout simplement la vie, ses lumières, tout comme ses contrastes, et, plus particulièrement, ces rencontres, qui, parfois, résonnent comme des évidences. Seine, Rhône et Danube. Ville blanche et montagne sauvage, ville de lumière et cité des gaules … Paroles et musique. Violons mélancoliques ou cuivres tonitruants. Accordéon des nuits parisiennes ou des mariages slaves. Paris. Lyon. Le Sud. Gavroche et petit Nicolas. Hugo et Sempé. La mer et le vent. Le soleil. Les pirates et les princesses. Les bonbons et les pains au chocolat. Les cours et les jardins. Gotlib et Musset. Artistes et poètes. Renaud et les Clash. Les mots et les couleurs. Les crayons et les notes. La feuille et l’arbre. L’encre et les ruisseaux. Les parfums et les saveurs. Le sirop de la rue et les amoureux des bancs publics. Regards et sourires. Rouge gorge et aigle noir. La famille et les amis. Les livres. Les étoiles. Les nuits et les petits matins ... Chansons ad libitum, dans « mon bistrot préféré » ou sur le bateau des copains ! Haut les choeurs, « tant qu’il y aura des ombres » …
Préface de Christian Laborde
Dans le bus, Renaud me parle de Marco, tandis que les musiciens regardent une video des Beatles. Faut les voir, les musicos à Renaud devant les Beatles : émerveillés, de parfaits mômes. Si Marco avait été avec nous, dans le bus, il les aurait dessinés en santiags et babygros, Titi and C°, la sucette dans la bouche. Et « la morve au nez » pour faire un clin d’œil à Renaud, au Sirop de la rue, chanson superbe.
Marco s’appelle Large. C’est un nom de marin, de voyageur, le nom d’un mec qui, avec ou sans voile, mais toujours muni d’un pinceau, prend le large. Et le large, le grand large, c’est ce qu’il nous offre quand il croque la ronde échine d’un ours, le pétale d’une jonquille aussi fin que le coton mercerisé de la culotte d’une meuf, ou les lichens qui, au Pays basque, se disputent la crête d’un rocher.
De Renaud Marco croque tout : le pull rayé, les poils de barbe, la clope, la fumée dans laquelle il se planque, les trottoirs qu’il longe, le Paris qu’il trimbale avec ses bals, ses bastons, ce Tout-Paname qui est le contraire du Tout-Paris. De Renaud il peint également la cravate, les santiags et, Dieu merci, laisse au vestiaire la veste rouge et pourave que Renaud enfila, un temps, avant d’entrer sur scène. Il saisit aussi, avec son crayon sans laisse, la gueule des maîtres et des potes de Renaud : Brassens, Coluche, Bruce Springsteen. Il y a même Tonton que Renaud persiste à prendre pour un type de gauche. C’est un naïf Renaud. Mais cette naïveté, qu’il partage avec l’eau, lui a permis d’écrire la merveilleuse chanson Baltique. De Tonton ne restera sans doute que ce blues à museau…
Les dessins de Marco se glissent ici entre les paragraphes de Nicolas Traparic. Traparic, Traparic : il est un peu louche, ce patronyme, un peu pas français. Monsieur Boutefeux, c’est sûr, l’a dans le collimateur. Il doit avoir une sacrée putain de fiche dans Edvige, le Traparic. Il me parle, ce nom couvert de sons de la tête aux pieds. On dirait celui d’un demi de mêlée. Traparic joue, mais avec les mots, les sons et, ce faisant, rejoint illico swingo le territoire sans frontières de l’enfance. Pas étonnant qu’il aime Renaud car, Renaud, c’est « le sirop de la rue », l’enfance dans la main, et le poing dans la gueule, Doisneau et Gavroche. Il sait lancer des pavés dans la vitrine des Versaillais. Il a une sacrée caboche, le braillard de la porte d’Orléans. Mais c’est lorsqu’il chante la Sorgue, lorsqu’il regarde les Pyrénées, lorsqu’il écoute une chanson de Dylan qu’il est le plus un « gamin de Paris »."
Dédicaces
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Brèves du Sud-Ouest Marc Large
“Brèves du Sud-Ouest, feria, rugby et déconne” est une BD, préfacée par
Raphaël Ibañez, qui illustre de façon humoristique l’esprit landais,
entre la feria, le rugby, la course landaise et la convivialité…
Tout en s’amusant, le lecteur découvre un esprit, une culture.
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