JC Dubreuil : "Un passé si présent"

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JC Dubreuil : "Un passé si présent"Homme simple attaché aux valeurs morales, Jean Claude Dubreuil écrit dans un style accessible à tous de belles histoires marquées du sceau de l'humanisme. Son dernier roman: "Un passé si présent"
 
Aprés "Et imperturbable coule la Garonne", le Voyage d'Alexandre Legrand", "Lulu et les cagouilles", publiés par les éditions Art-Média, J.C Dubreuil nous livre son quatrième roman.Jean Claude Dubreuil

Julien croise Sylvie et fait un malaise. Le phénomène se reproduit lors de chacune de leurs rencontres. Du vignoble de Bordeaux, aux bayous de Louisiane, Sylvie et Julien chaperonnés par la touchante mamie Elisabeth  vont chercher la clé de cette énigme, qui les concerne tous les trois.

"Un passé si présent" , une belle histoire d'amour avec des personnages attachants


Nous vous propose de mieux connaître Jean Claude Dubreuil, au travers d'une interview passionnante accordée pour AquitainOnLine

  • Jean Claude Dubreuil qui êtes vous ?
Je suis né en 1938, dans un petit village charentais, Longré, mes parents y étaient cultivateurs. Après des études à l’école d’agriculture de L’Oisellerie, à La Couronne près d’Angoulême, je suis entré à l’I.N.R.A (Institut National de la Recherche Agronomique), Où j’ai travaillé dans un service chargé de l’amélioration des variétés fruitières à noyaux. J’y suis resté quelques années, avec la coupure de vingt-huit mois du service militaire.

Pour des raisons d’ordre administratives, j’ai préféré quitter l’I.N.R.A encore très jeune, pour faire carrière dans le secteur privé. J’y ai occupé différents postes commerciaux  qui m’ont amenés à encadrer des équipes de vendeurs, et à traiter des marchés en France, dans différents pays européens voisins et au Maroc.
C’est à l’I.N.R.A  que j’ai rencontré Maryze, nous avons élevés quatre enfants  et l’âge de la retraite arrivé, nous nous sommes retirés près de Bordeaux, près de trois d’entres eux. Le quatrième, quelle idée ! a choisi de faire carrière à Paris.

  • Jeune retraité mais aussi jeune écrivain, quelle est la genèse de cette seconde carrière ?
Je n’ai jamais envisagé d’écrire, jusqu’à une période récente où les médias se sont mis à nous inonder d’informations concernant la torture durant la guerre d’Algérie. Comme la plupart des hommes de ma génération j’ai effectué une partie de mon service Militaire en Algérie, qui plus est, dans un régiment de parachutistes.
Les opérations étaient éprouvantes, surtout  physiquement. Les « accrochages » avec les rebelles n’étaient pas fréquents, mais il y en avait. Que devenaient les rebelles que nous capturions sur les djebels, je n’en sais rien ? En tout cas, à notre niveau la torture n’était pas pratiquée.Un passé si présent
J’ai donc décidé d’écrire pour témoigner que l’armée française en Algérie, n’était pas composée de cinq cent mille tortionnaires, comme certains commentaires auraient pu le laisser supposer. La torture a existé, il ne faut pas le nier, mais c’était l’affaire de spécialistes  peut être entourés de quelques sadiques, allez savoir !
Mon témoignage, rédigé à la première personne avait pour titre, « Vingt ans en cinquante huit ». Quand la rédaction en a été terminée, j’ai réalisé que ce livre accompagné de photos, ne s’adressait qu’à quelques nostalgiques et quelques curieux espérant y trouver des révélations croustillantes ou sulfureuses.
J’ai donc revu ma première mouture, j’ai abandonné la première personne au profit de la troisième, imaginé un avant le service militaire romancé, avec des personnages de fiction, que l’on retrouve pendant, et dont nous suivons le cours de la vie, après.
 
  • Votre carrière de romancier est semble-t-il le fruit du hasard et d’un conseil suivi à juste titre ?
En effet, le manuscrit a été rejeté par l’ensemble des éditeurs qui l’ont lu. Un jour, j’ai eu la chance de rencontrer l’un d’eux, qui m’a expliqué, que ce n’était pas un livre mais deux, « c’était  ma guerre d’Algérie, emballée dans un roman ». Je devais dissocier les deux, ou choisir entre les deux thèmes. A son avis, j’avais intérêt à choisir le roman,  mon type d’écriture convenant à ce type d’exercice littéraire. J’ai suivi son conseil, et écris « Et Imperturbable coule la Garonne », qui a été édité par Art-Média. Trois autres romans ont été édités, et j’espère bien ne pas en rester là.

 

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