Histoire des archevêques de Bordeaux

histoire-archeveque-bordeauxIl était une fois en Aquitaine… un prince-archevêque qui offrit à la cité de Bordeaux un superbe palais archiépiscopal…Cette belle aventure retrouvez-là dans ce grand journal de Bordeaux, dans cette histoire des archevêques de Bordeaux, d’Orientalis à aujourd’hui.

Trois livres en un :

  • Histoire des archevêques de Bordeaux et des évêques de Bazas.
  • Histoire du Palais Rohan, du château de Lormont et des archevêchés.
  • Histoire des chapelles et églises de Bordeaux.

Bordeaux, cité romaine, christianisée au Ve siècle, va accueillir non seulement des princes-archevêques, des pontifes politiques, des prélats ambassadeurs, des cardinaux soldats, mais aussi des évêques parmi les plus charitables et les plus humanistes. À travers les secousses de l’histoire, les guerres de religion, les schismes et les hérésies, les révolutions, les révoltes, les conflits armés, les querelles politiques, les évêques et archevêques de Bordeaux, pour la plupart, feront preuve de diplomatie, de tolérance, de prudence, de sagesse, de bon sens, de justice et de charité.
Bordeaux, ville gasconne, à l’image de son archevêque Pey Berland ou de son pape Clément V, va dans les moments de gloire comme dans les jours difficiles, ne jamais oublier ni son peuple ni sa famille, garder cette volonté d’indépendance et ce souci du dialogue qui la caractérisent.

Ce Beau Livre vous présente les biographies des archevêques de Bordeaux, des évêques de Bazas et vous offre un aperçu historique du palais Rohan, des résidences archiépiscopales, des chapelles et des églises de Bordeaux. Ce Beau Livre s’adresse non seulement aux paroissiens, mais aussi à tous les citoyens qui souhaitent mieux connaître "l’âme de la cité" à travers son influence chrétienne tout au long des siècles. Ce recueil fait suite à "L’Histoire des maires de Bordeaux", ces deux ouvrages donnant une approche du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel non seulement à Bordeaux, Bazas mais aussi en Gironde, en Aquitaine, en France, en Europe… Un livre de référence, plaisant et coloré, qui s’adresse à tous les passionnés de la grande et de la petite histoire.

Histoire des archevêques de Bordeaux

Extrait du livre

Le premier archevêque de Bordeaux
Hippolyte de Rome (prêtre romain mort en martyr en 235, un des Pères apostoliques définit l’évêque comme "celui qui a été choisi par tout un peuple et qui est irréprochable".
histoire-archeveque-bordeauxAu début de l'ère chrétienne, l'évêque gère un diocèse. Ce mot provient du grec dioikesis qui signifie province. Jusqu'au VIIe siècle, seul le titre d'évêque métropolitain s'emploie pour désigner l'archevêque.
Les baptisés forment l’Église de ce diocèse. Les autres évêques de la province portent le titre de suffragants. Au début du IVe siècle, Bordeaux (Burdigala), dans son cadre législatif galloromain, devenue en partie cité chrétienne peut désormais s'organiser en siège ecclésiastique, élire ses évêques et son premier métropolitain.
Orientalis 314
Évêque métropolitain de l'Aquitaine seconde, élu par acclamation du clergé en accord avec le peuple.
"Orientalis épiscopus, Favius diaconus de civitate Burdegalensi", cette signature en bas de l'acte de présence au concile d'Arles en 314, reste le seul élément permettant d’authentifier la présence d’un évêque à Bordeaux.
Orientalis est-il vraiment le premier archevêque de Bordeaux ? En l'état actuel de nos connaissances, nul document sérieux n'atteste la présence d'un autre dignitaire.

314 : le concile d’Arles, condamnation du donatisme
Le 1er août 314, l’empereur Constantin, pour affirmer l’unité de l’Église chrétienne en Occident, assemble un concile à Arles dans le but de faire condamner le donatisme : schisme provoqué par Donat, évêque dissident en Numidie (Afrique du Nord). Le donatisme se signale par son refus de réintégrer au sein de l’Église les prêtres fautifs d’avoir coopéré avec les persécuteurs romains de 303 à 305, sous le règne de l’empereur Dioclétien.
Le concile d’Arles regroupe 16 évêques d’Occident venus de régions lointaines comme la Grande-Bretagne, la Germanie, la Galice et représentant 44 Églises. Parmi eux, sur l’acte de présence, figure le nom d’Orientalis, évêque représentant de la province de l’Aquitaine seconde, accompagné de son diacre, Flavius.
Le concile d’Arles ordonne la dissolution de la communauté donatiste et la confiscation de ses biens. Toutefois, le schisme ne disparaîtra qu’après la prise de Carthage par les Vandales en 439.
L’évêque d’Arles, Saturnin, préside le concile en l’absence du pape Sylvestre 1er (314-335). Les pères conciliaires regrettent l’éloignement du souverain pontife qui ne s’implique pas dans le schisme et ne souhaite pas participer à des conciles convoqués par l’empereur Constantin sans son approbation. Ils demandent au pape d’entériner l’ensemble des décisions du concile. Ce dernier ne peut qu’approuver et signer, même s’il n’a pas eu voix au chapitre, les évêques demeurant tous fidèles et dévoués à l’empereur.
Le concile d’Arles, dans ses 22 canons, reconnaît le service armé comme un devoir du chrétien, condamne les clercs qui gardent des relations avec les femmes, fixe la date officielle de Pâques.

324 : Constantin le Grand, unique empereur romain d’Occident et d’Orient
Les relations entre les deux empereurs romains, Constantin en Occident et Lucinius en Orient, se dégradent, tous deux faisant preuve d’une ambition démesurée.
De 320 à 324, les conflits se succèdent. Lucinius vaincu, à Nicomédie (aujourd’hui Izmit en Turquie), se soumet. Constantin qui, pourtant, lui avait offert sa soeur en mariage, le fait exécuter ainsi que son fils.
L’immensité de l’empire romain et la forte implantation de la chrétienté au Proche-Orient amènent l’empereur Constantin, à fonder, en 324, la ville de Constantinople (ex Byzance grecque, aujourd’hui Istanbul). Il érige cette nouvelle cité en capitale de l’empire romain unifié sous le nom officiel de Nouvelle Rome.
Constantinople, inaugurée selon les rites païens, ne possède pas de temple, contrairement à Rome. La ville fortifiée peut résister aux attaques des barbares alors que Rome reste fragile face aux invasions.

...
histoire-archeveque-bordeauxLe cardinal Jean du Bellay, nommé lieutenant général puis archevêque de Bordeaux
En juin 1536, l’empereur d’Allemagne Charles Quint débarque en Provence à la tête d’une puissante armée. François 1er marche à sa rencontre, laissant à Paris le cardinal du Bellay, nanti de la charge de lieutenant général du gouvernement de Paris et de l’Île-de-France. Commandant de la Picardie et de la Champagne, il reçoit pour mission de défendre la capitale.
Charles Quint aux portes de Paris
Au mois d’août, les troupes de Charles Quint assiègent Péronne (Somme). Les Parisiens s’affolent. Jean du Bellay fait dresser des remparts, renforcer les bastions et lever une milice bourgeoise de 40.000 hommes. En janvier 1537, François 1er reconnaissant les mérites de Jean du Bellay, le fait entrer au Conseil du Roi. En 1541, il le nomme évêque de Limoges, en 1544, archevêque de Bordeaux, et en 1546, évêque du Mans. En 1547, à la mort de François 1er, l’archevêque de Bordeaux Jean du Bellay, homme influent et expérimenté, dispose d’importants bénéfices en provenance de ses évêchés et de ses abbayes.
1548 : la révolte de Bordeaux
En 1548, la levée d’un nouvel impôt sur le sel provoque la révolte des Bordelais.
Le roi de France Henri II dépêche le connétable Anne de Montmorency pour punir Bordeaux et les Bordelais soupçonnés d’être à la solde des Anglais.
Une armée de dix mille soldats à pied, quatre mille lansquenets et mille cavaliers, met la ville à sac, pille, viole, tue, brûle toutes les archives, descend les cloches des églises et les enferme au fort du Hâ. "Il n’était pas demeuré une seule cloche aux clochers. Celles qui ne servaient qu’à sonner, avaient été abattues, les pauvrettes, et cassées" (Élie Vinet, 2 juillet 1549).

Ordre du roi : exterminez les Bordelais
Le roi de France, Henri II, en voyage dans le Piémont, ne vient pas à Bordeaux, mais exprime sa haine des Bordelais, supprime tous les privilèges de la ville et donne pour mission au connétable Anne de Montmorency : " d’exterminer les habitants et au besoin y planter une nouvelle peuplade".
Les grands bourgeois et parlementaires quittent la ville avant la destruction de leurs maisons. Les prêtres des églises de Saint-Michel, Sainte-Eulalie, Saint-Pierre, Sainte-Croix, qui hébergent de nombreuses confréries, donnent asile aux maîtres artisans et aux apprentis pourchassés par la soldatesque.
Durant cette révolte, Jean du Bellay, écarté du Conseil par le nouveau roi Henri II, garde son archevêché de Bordeaux, mais n’y séjourne pas. Le 16 mars 1551, il se démet de l'évêché de Paris en faveur d’Eustache du Bellay, son cousin. Il se retire définitivement à Rome où le pape Paul III l’accueille et lui offre les évêchés de Frascati, de Porto, Velleri, d’Ostie et le nomme abbé de Fontaine-Daniel (Mayenne).
En 1553, Jean du Bellay renonce à l'archevêché de Bordeaux, le roi de France Henri II, nomme alors Jean de Montluc comme successeur (Paolo Sarpi, Concile de Trente).
Ni Hierosme Lopes ni Dom Devienne ne le mentionnent.
Cependant, Jean de Montluc figure sur la liste des évêques dans l'Annuaire du diocèse de Bordeaux.

Blason de la famille Bellay.
Écartelé au 1 et 4 d'argent à l'orle de 6 fleurs de lis d'azur à la bande fuselée de gueules brochant sur le tout qui est Bellay, au 2 et 3 d'or à l'orle de 8 coquilles d'azur chargé en coeur d'un écu d'argent à la bordure d'azur à une roue de gueules qui est Montigny, à l'abîme d'argent au chef de gueules chargé d'un lion d'azur couronné, armé, lampassé d'or qui est Vendôme. Copie J.J. D.

Les Dossiers d’Aquitaine

ISBN 9782846221719 - 80 €
Histoire du palais Rohan, des archevêques de Bordeaux et des évêques de Bazas

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