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| Art Africain à Biarritz |
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| 07-04-2008 | ||||||||
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Les civilisations et peuples premiers, longtemps ignorés dans notre
culture occidentale, bénéficient d’une reconnaissance
récente. Pour mieux comprendre ces expressions artistiques et
culturelles, Biarritz propose une exposition
inédite d’art africain.
Art africain : De la pensée magique au miracle de l’art du 5 avril au 22 juin 2008 - Crypte Sainte-Eugénie / Biarritz
Témoin, le succès du Musée du Quai Branly à Paris - Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Océanie et des Amériques - qui attire depuis son ouverture en juin 2006, en moyenne 125 000 visiteurs par mois.
La pertinence de l’exposition tient à la qualité des pièces sélectionnées et au choix scénographique qui respecte un équilibre entre ethnologie et esthétique : l’oeuvre, présentée sous l’angle de la lumière, permet au visiteur d’apprécier sa beauté, sa puissance plastique, sa charge émotionnelle, révélant en même temps son identité singulière, issue d’une culture traditionnelle et pourtant saisissante de modernité.
La scénographie propose une série d’espaces qui montrent et replacent dans leur contexte les différentes pièces, suggérant un itinéraire « magique » à travers lequel le visiteur ressent la beauté de chaque oeuvre et la finalité pour laquelle elle fut créée par les différentes cultures tribales. A travers les oeuvres d’art qui sont exposées et les brefs commentaires qui les accompagnent, l’exposition tente de montrer à quel point tout le fonctionnement de la société tribale est tributaire de la pensée magique, soit directement, comme dans la divination ou dans la médecine traditionnelle, soit par l’intermédiaire des cérémonies rituelles. Ces dernières mélangent habilement l’aspect festif du spectacle éblouissant des mascarades dansées et l’aspect plus sombre des invocations des esprits : esprits des dieux, des morts ou des ancêtres, esprits de la brousse ou de la pluie, esprits des sociétés secrètes qui sont responsables de l’ordre social et qui imposent leur loi d’une manière aussi discrète que terrible. C’est ainsi que toutes les sculptures présentées ont eu, dans le passé, un rôle magique et social. Le choix des modèles associés aux différents rites remonte dans la nuit des temps, et les réalisations qui nous sont parvenues attestent d’une longue évolution. Par le biais d’une succession d’améliorations étonnantes, l’allure apparemment naïve de certains masques ou de certaines statuettes, les erreurs natomiques de toutes sortes, pouvant aller jusqu’à l’énormité, les simplifications caricaturales, ou enfin les postures et les expressions exagérément fortes, tout ce qui caractérise le surréalisme africain, sont en fait entièrement volontaires. Pour comprendre cette forme d’art si étrange, il faut savoir que le seul but à atteindre est le bon fonctionnement de la magie, en restant dans le cadre très strict des coutumes de la tribu.
Une partie de l’exposition pensée comme une introduction générale à l’art africain présente sous forme de lexique les éléments-clés du sujet. On apprend, par exemple, ce qu’est un objet de culte ou un objet de cour ; la différence entre un fétiche, une statue d’ancêtre ou un reliquaire ; le rôle des sociétés secrètes et des cérémonies masquées ; ce qu’est un objet authentique, une copie ou un faux. Source rédactionnelle Dossier de presse Art africain Biarritz 2008 Crédit photo : Photo : Nicolas Sargos - Collection particulère |
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Les civilisations et peuples premiers, longtemps ignorés dans notre
culture occidentale, bénéficient d’une reconnaissance
récente. Pour mieux comprendre ces expressions artistiques et
culturelles, Biarritz propose une exposition
inédite d’art africain.
Elle est le fruit d’une collaboration étroite avec les collectionneurs originaires de la Région Aquitaine qui ont accepté de présenter pour la première fois une sélection d’objets rares et souvent exceptionnels, regroupés en fonction de leur provenance géographique. Ces prêteurs ont choisi de distinguer quatre grandes régions : l’Afrique de l’ouest, l’Afrique centrale, le Nigeria et le Cameroun.
