Marquèze change de siècle - Interview Dominique Coutière

Sud-Ouest
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Marquèze change de siècle
Interview Dominique Coutière

Dominique Coutière  Président du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne
 
  • En quoi les nouveaux aménagements, font-ils évoluer le concept de l’Écomusée de Marquèze ?
Marquèze a trente ans et, en trente ans, le site s’est peu renouvelé. Nous avons voulu enrayer la baisse de fréquentation. Il fallait rénover son concept, en montrant comment ce territoire a évolué depuis le début du 20ème siècle jusqu’à aujourd’hui et comment il a su s’adapter. Il fallait aussi l’ouvrir sur le futur.
C’est le propos du Pavillon des Landes, notamment du parcours original de l’exposition permanente. L’architecture de ce pavillon à structure bois, habillé de pin maritime, est elle-même emblématique du territoire. Notre volonté est que Marquèze vive toute l’année et qu’il apporte des réponses concrètes.dominique_coutire.jpg
De nouveaux habitants s’installent sur ce territoire, mais ignorent par exemple comment rénover le bâti ancien d’un airial et quelles espèces y planter. Marquèze doit être un centre de ressources pour ces gens-là. Plus largement, en s’ouvrant aussi aux filières économiques, à la culture, avec un espace pour les expositions temporaires, un auditorium pour des congrès, des forums, des spectacles, le Pavillon des Landes a aussi pour ambition d’être un lieu que tous les acteurs de la Haute Lande s’approprient.
  • Tourisme, culture, animation du territoire sont bien les orientations qui ont engagé l’Europe à soutenir le projet ?
Oui. Prenons la culture : beaucoup de choses ont été faites sur l’environnement ou sur l’ethnographie. Mais nous souhaitons aussi travailler avec les universités de Bordeaux et de Pau pour élargir les domaines d’étude : géographie, économie. En matière de tourisme, notre objectif est de revenir aux meilleurs taux de fréquentation. Avec le Pavillon des Landes, installé à côté de la gare de Sabres d’où part le petit train et l’airial, le temps de visite doit s’allonger, ce qui rend l’offre plus attractive pour les visiteurs venant de Bordeaux ou de Bayonne.
Cette rénovation était voulue par tous, mais elle n’aurait guère été possible sans les financements européens. Globalement, le coût est de 7 M€. La contribution européenne est de l’ordre de 25%. En outre, l’aide européenne a eu un effet mobilisateur pour les financements de l’État, de la Région Aquitaine et des départements.
  • L’Europe vous apporte aussi son soutien sur le Schéma de Gestion des Eaux (SAGE) de la Leyre et l’élaboration de la nouvelle charte du Parc. Peut-on parler d’une stratégie concertée de l’intervention européenne ?
Je le pense, parce que tous nos projets sont en cohérence. Nous avons voulu que l’élaboration de la nouvelle Charte implique tous les acteurs de ce territoire, en engageant chacun dans une réflexion sur celui-ci. Elle a été lancée le 1er décembre 2007 et se prolonge actuellement avec cinq ateliers. Cette charte, qui doit être renouvelée en 2010, est le socle de l’action du parc sur son territoire. C’est un véritable projet de développement durable.
La démarche a été identique pour le SAGE de la Leyre. Il n’était pas gagné d’avance de trouver des consensus entre tous les acteurs du territoire sur le sujet de l’eau et de l’utilisation de l’espace! Mais chacun a bien compris les enjeux pour un territoire qui doit être préservé tout en restant vivant. L’un des enjeux fondamentaux est la qualité des eaux de la Leyre et du Bassin d’Arcachon, exutoire de celle-ci.

Crédit Rédactionnel et Photographique : SGAR Mission Europe

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