La semaine bleue pour nos aînés

Sud-Ouest
Imprimer Envoyer
Index de l'article
La semaine bleue pour nos aînés
La semaine Bleue en Aquitaine

La semaine bleue pour nos aînés en AquitaineLa Semaine Nationale des Retraités et Personnes Âgées, appelée Semaine Bleue, est un moment privilégié de la vie associative. Partout en France, des manifestations locales comme ici à Bayonne sont organisées pour illustrer le thème retenu. Cet évènement vise à informer et sensibiliser l’opinion publique sur la contribution des ......

.... retraités à la vie économique, sociale et culturelle, sur les préoccupations et difficultés rencontrées par les personnes âgées, sur les réalisations et projets des associations.


Semaine des personnes âgées : semaine bleue, la... par agevillage

"Vieillir et agir ensemble dans la communauté"
Thème de la Semaine Bleue 2012-2013

Pour 2012, la Semaine Bleue inscrit pleinement sa thématique dans le cadre de l’année européenne pour vieillissement actif et la solidarité entre les générations. Les forces vives engagées dans cet évènement se sont spontanément reconnues dans ce thème qui constitue l’essence même des initiatives et des manifestations développées lors de ce rendez-vous annuel. Les personnes âgées constituent aujourd’hui une part de plus en plus importante de la population du Vieux continent.

semaine-bleue-aquitaine-2012-02Elles obligent à réviser le pacte social qui fonde nos sociétés européennes. Trop souvent les représentations de la vieillesse et du vieillissement sont appréhendées en termes négatifs. À l’échelle des individus, le phénomène est souvent identifié comme une accumulation de pertes au point d’être assimilé à un naufrage lorsqu’il s’agit du grand âge. À l’échelle de la société, les personnes âgées sont fréquemment stigmatisées au prétexte de la charge qu’elles représenteraient pour notre système de protection sociale.

Cette image dévalorisante occulte l’immense expérience dont bénéficient les personnes âgées. Leur contribution à la vie sociale, souvent bénévole, est ignorée alors qu’elle devrait au contraire être reconnue et valorisée. Il convient de réviser les politiques et les pratiques sociales qui entravent la participation des aînés. Nous devons encourager ceux-ci à conserver ou retrouver une place active dans la société au bénéfice de l’ensemble des générations. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le vieillissement actif est un « processus qui consiste à optimiser les possibilités de vie en bonne santé, de participation et de sécurité afin d’accroître la qualité de vie pendant la vieillesse ». Il permet aux personnes d’atteindre leur potentiel de bien-être tout au long de leur vie et de participer à la société selon leurs besoins, leurs désirs et leurs capacités. Pour un nombre croissant de nos concitoyens qui avancent en âge, vieillir actif en lien avec les autres générations renvoie à des réalités différentes. Ainsi pour certains, il s’agira de conserver ou de reprendre une activité professionnelle ; pour d’autres, de participer à la vie sociale et culturelle de son quartier, de sa commune, de son village, de s’engager dans une association de solidarité, ou de s’impliquer dans des activités sportives en club…

Pour s’épanouir pleinement le vieillissement actif ne peut se développer en dehors de la solidarité intergénérationnelle. Insuffisamment valorisés les échanges intergénérationnels sont pourtant beaucoup plus fréquents qu’on ne le pense. Ils sont à la base des formes d’engagements citoyens les plus répandues. Pour s’en persuader il suffit d’observer le dynamisme de la vie associative et la richesse des initiatives développées en son sein. Quel que soit l’âge, c’est donc bien la densité et la vigueur des liens sociaux qui constituent la clé et le coeur de la qualité de vie.

C’est pourquoi, le comité de la Semaine Bleue primera en 2012, des initiatives qui permettent à des personnes âgées et retraitées de contribuer à des actions de solidarité intergénérationnelles en apportant leurs compétences et savoir-faire, et ainsi, d’être reconnues comme des personnes citoyennes à part entière.

Retour sur l’histoire de cette semaineLe Chat

La Semaine Bleue, vire au « gris » et fête ses 60 ans !

  • Les débuts de la semaine Bleue : 1951

Lancée en 1951, la « Journée des Vieillards », comme on l’avait d’abord baptisée, a été créée par arrêté du ministère de la santé publique et de la population. Un comité national d’entente, composé de grandes associations, d’institutions de bienfaisance et de groupements représentant les personnes âgées, avait reçu pour mission d’organiser une quête nationale, relayée par des comités départementaux. Quant à l’Uniopss, elle était chargée d’en assurer la coordination. L’objectif était de récolter des fonds pour secourir les anciens les plus « nécessiteux », 6 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

En parallèle à cette quête, diverses initiatives axées sur la convivialité se développèrent peu à peu : goûters, repas dansants, sorties, envois de fleurs et de cartes postales ou encore visites au domicile des plus dépendants et dans les établissements. De même, une part croissante de l’argent fut consacrée au financement d’activités de service, aides ménagères et autres. Par la suite, l’amélioration sensible des retraites permis d’affecter les fruits de la quête à des actions collectives, associatives pour la plupart, et de moins en moins à des secours individuels. En 1988, la collecte sur la voie publique prit fin et fut remplacée par une subvention des Affaires sociales.
La semaine bleue pour nos aînés

Un nom qui a évolué

La sémantique connut, elle aussi, une évolution : de la «Journée des Vieillards», on passa à la «Semaine Nationale des Vieillards» puis à la «Semaine Nationale des Retraités et des Personnes Agées et de leurs Associations» pour s’arrêter, en 1977, à la «Semaine Bleue». Un nouveau titre accompagné de ce slogan : «365 jours pour agir, 7 jours pour le dire».

Les thèmes nationaux

A chaque fois, un thème national est développé. Comme en 1988 : «Solitude, perte d’autonomie: agissons avec les associations». En 1995 : « Les retraités disent non à l’exclusion ». Ou en 1998 : «Les retraités, des mémoires pour l’avenir». Le thème de l'édition 2004-2005 suscita de nombreuses critiques. «Et si on parlait des vieux» ? «Le titre était volontairement provocant, commente Pierre-Henri Daure, membre du comité national et président depuis 1997 du comité départemental de la Côte d’Or, un des départements les plus actifs de la Semaine bleue. L’objectif était justement d’en parler et il a été atteint. (…) Ce mot [ndlr :" vieux"], employé en contraste avec « jeune », n’est pas utilisé dans un sens péjoratif mais avec toute la noblesse liée à l’âge».


En savoir plus http://www.semaine-bleue.org/index.html



Page FacebookPage TwitterInstagramNos flux RSS

Météo en Aquitaine

Ville  
surf
surf-hotel