Journée Nationale de l’Audition

Sud-Ouest
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Journée Nationale de l’Audition
L'audition et le système auditif

Le-bruit-2011-08Les oreilles des Français malmenées par le bruit.... Tous les ans, le deuxième jeudi du mois de mars, l’association JNA organise dans toute la France, une grande campagne d’information et de sensibilisation sur l’audition avec  de nombreuses animations partout en France : tests de ....

... dépistages auditifs proposés au public par les médecins ORL des Centres Hospitaliers publics et par les Audioprothésistes participants  à la campagne, conférences, expositions, points et relais d’informations, animations culturelles, ainsi qu’une large diffusion de brochures et de guides pédagogiques d’information et de prévention conçus par l’équipe de la JNA et par les membres de son Comité scientifique.

Pollutions sonores : notre santé peut-elle être menacée ?

Une campagne 2011 axée sur les dangers du bruit dans notre environnement…

Le-bruit-2011-02Pour sa 14e édition en 2011, la Journée Nationale de l’Audition a choisi de s’intéresser à un sujet qui concerne tous les Français, celui des nuisances sonores et de la gêne auditive subies au quotidien par tout un chacun. Cette thématique permettra de mettre en lumière les différentes problématiques liées aux pollutions sonores dans notre quotidien et à leurs effets sur la santé. Véritable sujet de société, le bruit constitue une gêne majeure dans la qualité de vie des Français : bruits domestiques, de transport, de voisinage, de loisirs, bruit au travail…

Une nouvelle enquête nationale 2011 pour dresser un état des lieux de la situation du bruit en France.

Afin de mieux comprendre les habitudes de vie des Français face à ce fléau moderne, une grande enquête nationale sera réalisée par l’association JNA en collaboration, et avec le soutien de son partenaire Réunica. Le groupe Réunica est l’un des leaders de la protection sociale, acteur majeur de la retraite complémentaire et mène, au travers d’une politique de prévention active, de nombreuses actions destinées aux particuliers et aux entreprises. Cette nouvelle enquête 2011, menée auprès d’un échantillon de 900 personnes, va permettre de dresser un état des lieux précis de la situation du bruit en France, de ses conséquences et de ses effets sur la population et sur la santé. En outre, l’enquête abordera toutes les situations du bruit subi chez soi au quotidien, à l’extérieur de son domicile, au travail, ou dans les transports…

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Le bruit nocif

journee-nationale-audition-2011Les niveaux sonores élevés sont un réel danger pour l’oreille. Les sons naturels n’ont pas une durée suffisamment longue ou un niveau assez élevé pour être nocifs. Mais l’homme a créé des sources sonores assez puissantes pour altérer l’audition rapidement et de façon irréversible. Contrairement à la croyance populaire, les bruits forts ne font généralement pas éclater le tympan ; ils agissent sur les cellules sensorielles de l’oreille interne qu’ils détruisent. L’altération de ces cellules conduit à plus ou moins long terme, à des troubles irréversibles de l’audition : surdité, perception d’acouphènes, hyperacousie. A l’exception du milieu professionnel, la nocivité du bruit est mal évaluée par les pouvoirs publics. Les sons nocifs sont rencontrés dans trois sortes d’activités :

  • Les activités professionnelles pour lesquelles il existe une réglementation sur la protection auditive des ouvriers. La limite de nocivité a été abaissée à 80 dBA ; les ouvriers exposés à un niveau supérieur sont invités à utiliser des protecteurs individuels mis à leur disposition par l’employeur ; lorsque le niveau dépasse 85 dBA, ils sont obligés de les porter. Si la réglementation est appliquée dans les grands groupes, les PME et les artisans sont souvent mal informés et les travailleurs mal protégés.
  • Les activités de loisirs, chasse et sports mécaniques, où il n’existe pas de réglementation stricte. Cependant les chasseurs, les tireurs et les mécaniciens se protègent plus volontiers que les musiciens car le bruit ne constitue pas l’élément primordial de leur agrément.
  • La musique est un vrai problème de santé publique par le nombre et l’âge des personnes concernées, et par le caractère définitif des atteintes auditives. Il est urgent que des réglementations soient plus contraignantes et surtout mieux appliquées. Les recherches sur la surdité due au bruit appelée surdité traumatique ont permis de fixer la limite de nocivité à une valeur, dépendant des susceptibilités individuelles, mais située entre 80 et 90 dBA ; au dessous il n’y a aucun risque établi, et au-dessus le risque croît avec la durée d’exposition. A partir de 110 dBA, on peut contracter un traumatisme sonore en quelques minutes.

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Le bruit et la musique amplifiée

Analyse du risque

Comme pour les autres sons, le danger lié à l’écoute et à la pratique de la musique augmente avec la quantité d’énergie captée par l’oreille, c’est-à-dire avec le niveau et la durée d’exposition. Le risque n’est atténué, ni par le plaisir de l’écoute, ni par le caractère esthétique, ni par la qualité de l’émission sonore. L’écoute de musique peut actuellement être plus dangereuse que l’exposition au bruit industriel car :

  • la nocivité de Le-bruit-2011-04la musique est un danger particulièrement insidieux, car elle est éclipsée par un certain plaisir de l’écoute ;
  • il y a eu ces dernières années, une attirance généralisée vers les niveaux élevés ; il semble cependant que certains jeunes et en particuliers les professionnels, aient pris conscience des risques auditifs liés aux niveaux sonores élevés ;
  • le coût du matériel électroacoustique a diminué et la technique permet à tous de commettre des absurdités, comme d’obtenir un niveau supérieur à 150 dB dans une voiture "tunée" (les passagers sont en principe absents pendant cet exploit ! !) ;
  • le grand public ignore les méfaits de la musique. Ainsi, dans les fêtes de village, on voit des enfants s’amuser à proximité des caissons de basses alors qu’à la sortie des baffles le niveau dépasse 110 dBA ;
  • la réglementation a le mérite d’exister mais est trop laxiste :
    • 105 dBA au maximum dans les établissements diffusant de la musique, ou accueillant des musiciens de façon habituelle. Après l’étude d’impact initiale, la surveillance du niveau sonore est sous la seule responsabilité du propriétaire ; tant qu’il n’y a pas de plaintes du voisinage, il n’est pas obligatoire d’installer un limiteur de niveau sonore ;
    • 100 dBA pour des baladeurs que l’on peut porter autant qu’on le veut ; les appareils numériques ont accru le danger du fait d’un encombrement réduit et d’une capacité quasi-illimitée ;
    • pas de réglementation sur les concerts exceptionnels, rave-parties,..
    • pas de contrôle sur les musiciens amateurs.

Les conséquences sur l’audition

Les cellules sensorielles de l’oreille interne sont en nombre restreint, et ne se renouvellent pas. Lorsque leur dégradation commence à l’adolescence, elle se poursuit et s’aggrave au cours de la vie sous l’effet d’autres facteurs tels que certaines pathologies, la prise de médicaments, le vieillissement,…. Il en résulte que l’écoute sans discernement de musique amplifiée conduit à deux types de situations irrémédiables :

  • à brève échéance, à la sortie d’un concert par exemple, peut apparaître un traumatisme sonore avec des acouphènes et une hyperacousie (sifflements permanents et une écoute douloureuse). Ces signes peuvent disparaître en quelques heures. S’ils persistent plusieurs jours, il signent une souffrance auditive sérieuse, en répétant les expositions sonores, ils tendront à devenir définitifs ;
  • à plus long terme, l’altération va se manifester par une presbyacousie précoce apparaissant vers 40-50 ans alors que, normalement, elle se présente vers la soixantaine.

Saviez-vous que ?
Le-bruit-2011-06Le risque auditif dépend de l’énergie reçue qui est le produit de l’intensité (niveau) par la durée d’exposition. Pour réduire le risque on joue sur ces deux facteurs ; mais pour des raisons mathématiques, il est plus efficace d’abaisser le niveau que la durée. Le décibel (dB) est une unité purement physique ; le décibel pondéré (dBA) intègre la sensibilité de l’oreille et est l’unité utilisée dans la mesure du bruit. Les valeurs de niveau sonore qui sont données représentent des niveaux moyens ; dans le cas de la musique les niveaux de crête sont de 20 à 25 dB supérieurs.
Le traumatisme sonore présente divers aspects : audition cotonneuse, pertes auditives, sifflements, hyperacousie …. Même lorsque les manifestations s’estompent, les dégâts cellulaires sont faits et persistent. Lorsque, après une exposition au bruit, les perturbations auditives subsistent, il faut consulter un spécialiste sous 48 heures. La surdité traumatique ne s’aggrave plus lorsque cesse l’exposition sonore, mais une surdité traumatique légère ne protège pas d’autres traumatismes. Si on a déjà eu un accident auditif, il est conseillé d’accroître la vigilance et protéger encore plus ses oreilles
Chiffre clé : 105 dBA est le niveau limite imposé aux discothèques alors qu’un risque auditif existe à partir de 80 dBA

Les mesures de prévention

Quoique l’on enregistre des progrès en ce sens, il faut que la population prenne conscience de l’importance du problème posé par la musique, et que l’on tente de stopper cette inflation sonore. Le témoignage des nombreux musiciens victimes d’un excès sonore et souffrant de troubles auditifs constituerait un puissant moyen de persuasion. Dans la situation actuelle, il est conseillé :

  • d’éviter les établissements ou les activités qui fondent leur réputation sur un niveau sonore élevé,
  • de s’éloigner des enceintes acoustiques ; le procédé est surtout efficace en plein air,
  • d’avoir le souci permanent de contrôler le niveau sonore du baladeur, de la chaîne Hi-Fi et de l’auto-radio,
  • de porter des bouchons protecteurs en mousse qui sont invisibles, certes un peu contraignants, mais très efficaces.
  • de réduire la durée d’exposition ; les durées hebdomadaires d’écoute ne doivent pas dépasser :
    • 20 heures à 93 dBA (baladeur, auto-radio)
    • ou 4 heures à 100 dBA (baladeur à volume maximum)
    • ou encore 2 heures à 103 dBA (discothèque)
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Testez votre audition

  1. Avez-vous du mal à suivre une conversation dans un lieu bruyant ?
  2. Au cinéma, vous avez du mal à comprendre les films étrangers
  3. en version française ?
  4. Augmentez-vous souvent le son de la télévision et de la radio ?
  5. Faites-vous parfois répéter vos interlocuteurs ?
  6. Avez-vous du mal à entendre la sonnerie de la porte ou du téléphone ?
  7. Dans la rue, êtes-vous parfois surpris par l’arrivée d’un véhicule ?
  8. Avez-vous du mal à comprendre dans l’obscurité ?
  9. Dans la nature, vous n’entendez plus très bien le bruissement des feuilles ou le chant des oiseaux ?

Toute réponse positive à l’une de ces questions doit entraîner un contrôle de l'audition.

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