Nouvelle-Aquitaine : focus sur les métiers du sport et de l’animation

  • Catégorie : Sud-Ouest - Nouvelle-Aquitaine
Les métiers du sport et de l’animation davantage présents dans les zones touristiques et les grandes agglomérations en Nouvelle-Aquitaine
Les métiers du sport et de l’animation davantage présents dans les zones touristiques et les grandes agglomérations en Nouvelle-Aquitaine

Face à la diversification des pratiques sportives et de loisirs, les activités marchandes se développent et créent de l’emploi en Nouvelle-Aquitaine. Dans les métiers du sport et de l’animation, les associations restent les premiers employeurs, suivies des entreprises et des collectivités locales.

Malgré une population en augmentation et relativement jeune, ces emplois sont sous-représentés dans la périphérie des grandes villes comme dans les territoires à moindre densité de population, à l’exception des zones touristiques.

En Nouvelle-Aquitaine, 28 000 salariés exercent un métier du sport ou de l’animation au cours de l’année 2015. La moitié de ces emplois sont occupés par des animateurs socioculturels et de loisirs, 35 % par des moniteurs, éducateurs sportifs ou sportifs professionnels et 15 % par des cadres de l’intervention socio-éducative ou directeurs de centres socioculturels. Ces salariés sont plutôt jeunes (45 % ont moins de 30 ans) ; les femmes sont majoritaires dans l’animation et les hommes dans le sport (respectivement 64 % et 25 % de femmes). Le poids de ces métiers dans l’emploi total est proche de la moyenne des régions métropolitaines (1,2 % de l’emploi total)

Dans ces métiers, la multi-activité des salariés est fréquente : elle concerne plus souvent les femmes, particulièrement dans le sport. Les activités indépendantes progressent fortement, portées par le micro-entrepreneuriat.

Métiers du sport

Le non-salariat dans les métiers du sport et de l’animation

Entre activité principale et de complément

En 2016, 4 300 Néo-Aquitains exercent une activité indépendante essentiellement tournée vers le sport, majoritairement dans l’enseignement de disciplines sportives et d’activités de loisirs (78 %) et, dans une moindre mesure, dans la gestion d’installations sportives, les activités des clubs de sport et des centres de culture physique. Ces travailleurs indépendants ont un profil généralement plus âgé et moins masculin que leurs homologues salariés.

Pour certains, il s’agit de leur activité principale, pour d’autres d’une activité de complément. Leur nombre a fortement progressé ces dernières années : ils sont deux fois plus nombreux qu’en 2010. Cette hausse s’explique par une forte évolution de la demande de pratiques sportives et de loisirs de nature et le boom du micro-entrepreneuriat pour l’accompagner. Près de 64 % des non-salariés ont opté pour ce statut, soit deux fois plus que dans l’ensemble des métiers de l’économie régionale. On en dénombrait 38 % en 2010. On trouve ensuite des entrepreneurs individuels (23 %) et des gérants majoritaires de société (13 %).

Des revenus d’activité particulièrement bas

Les revenus d’activité des non-salariés sont trois fois moins élevés que pour l’ensemble des activités non salariées de l’économie régionale. Les micro-entrepreneurs retirent en moyenne 400 euros par mois de leur activité non salariée. Les trois quarts gagnent moins de 1 400 euros et un sur quatre moins de 300 euros. Les niveaux de revenu sont très corrélés au volume d’activité parfois concentré sur une partie de l’année (activités saisonnières). Il s’agit pour beaucoup d’une activité d’appoint. Les entrepreneurs individuels hors statut de micro-entrepreneur et les gérants majoritaires de société ont des revenus d’activité plus élevés (respectivement 1 300 euros et 2 000 euros en moyenne par mois).

Un non-salarié sur deux exerce une activité indépendante en complément d’une activité salariée

La moitié des non-salariés cumulent leur activité avec un emploi salarié. Parmi eux, plus d’un tiers exercent leur activité salariée dans le même métier en qualité de moniteurs et éducateurs sportifs ou en s’y rapprochant (animateurs socioculturels et de loisirs, agents des collectivités territoriales et enseignants). Les non-salariés qui cumulent une activité salariée touchent en moyenne un salaire de 1 025 euros par mois et un revenu d’activité non salariée de 370 euros. En revanche, ceux qui n’ont pas d’activité salariée perçoivent en moyenne un revenu d’activité plus élevé (1 050 euros).

Tous les résultats de l’étude réalisée en partenariat avec la DRDJSCS Nouvelle-Aquitaine dans l’Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine n°79 : "Les métiers du sport et de l'animation davantage présents dans les zones touristiques et les grandes agglomérations"
Consultable et téléchargeable sur le site www.insee.fr

Source INSEE

Articles similaires

Recherche et développement en Nouvelle-Aquitaine : une progr... En 2015, en Nouvelle-Aquitaine, les dépenses intérieures de recherche et de développement s’élèvent à 2,3 milliards d’euros, soit 1,4 % du produit intérieur brut de la région. La France, bien que...
Nouvelle-Aquitaine : projection du besoin en logement d'ici ... L’évolution future du nombre de ménages est une donnée essentielle aux réflexions des décideurs pour anticiper les besoins de la population, notamment en matière de logements. Si les tendances actuell...
Nouvelle Aquitaine : le mouvement des trajets domicile-trava... En 2016, deux tiers des actifs néo-aquitains travaillent dans leur intercommunalité de résidence. Parmi les 715 000 autres personnes dénommées navetteurs, 41 % se déplacent quotidiennement vers l’une ...
Landes : un pic du nombre de collégiens en 2021 Le département des Landes bénéficie d’une croissance démographique soutenue, cependant ralentie sur la période récente, à la fois par un moindre apport migratoire et la détérioration de son solde natu...
Nouvelle-Aquitaine : bilan économique 2018 en bref et en inf... En Nouvelle-Aquitaine, la croissance perdure en 2018, mais avec une moindre intensité, à l’image du PIB français qui augmente de 1,7 % après + 2,3 % en 2017. L’essor des créations d’entreprises et le ...