Nouvelle-Aquitaine : 787 000 vivent sous le seuil de pauvreté

  • Catégorie : Sud-Ouest - Nouvelle-Aquitaine
30 % des familles monoparentales néo-aquitaines sont exposées à un risque accru de pauvreté monétaire en Nouvelle-Aquitaine
30 % des familles monoparentales néo-aquitaines sont exposées à un risque accru de pauvreté monétaire en Nouvelle-Aquitaine

En Nouvelle-Aquitaine, la pauvreté monétaire et les inégalités de revenus sont moins fortes qu’en France métropolitaine. Les ménages les plus exposés sont ceux confrontés au chômage, les familles nombreuses et monoparentales.

Les enfants sont ainsi particulièrement touchés. Les ménages pauvres néo-aquitains résident surtout dans les territoires ruraux ainsi que dans les quartiers prioritaires des pôles urbains.

Dans la région, la moitié des personnes pauvres ont un niveau de vie inférieur à 821 euros mensuels. Les ménages dont les revenus principaux sont issus du chômage sont les plus touchés par la pauvreté monétaire : plus de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté, soit 100 000 personnes en Nouvelle-Aquitaine.

Les ménages pauvres sont davantage présents dans les territoires ruraux et dans les quartiers prioritaires des grandes agglomérations

Nouvelle-Aquitaine "787 000 Néo-aquitains vivent sous le seuil de pauvreté, les deux tiers sous l'influence des grandes aires urbaines

Définitions

Le taux de pauvreté correspond à la proportion d’individus (ou de ménages) dont le niveau de vie est inférieur pour une année donnée à un seuil, dénommé seuil de pauvreté (exprimé en euros). L’Insee mesure la pauvreté monétaire de manière relative : le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. On privilégie en Europe le seuil de 60 % du niveau de vie médian.

La pauvreté touche une personne sur huit en Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes

L’intensité de la pauvreté est un indicateur qui permet d’apprécier à quel point le niveau de vie de la population pauvre est éloigné du seuil de pauvreté. L’Insee mesure cet indicateur comme l’écart relatif entre le niveau de vie médian de la population pauvre et le seuil de pauvreté.

Le revenu disponible d’un ménage comprend les revenus d’activité (nets des cotisations sociales), les revenus du patrimoine, les transferts en provenance d’autres ménages et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), nets des impôts directs. Le foyer fiscal désigne l’ensemble des personnes inscrites sur une même déclaration de revenus. Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d’unités de consommation (UC).

Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d’un même ménage. Les unités de consommation sont généralement calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’OCDE modifiée qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville sont des territoires d’intervention du ministère de la Ville, définis par la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014. Leur liste et leurs contours ont été élaborés par le Commissariat général à l’égalité des territoires. Ils ont été identifiés selon un critère unique, celui du revenu par habitant.

Les statistiques présentées sont issues du Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi) de 2015. Les données issues de ce fichier proviennent du rapprochement : – des données fiscales (déclarations de revenus des personnes physiques, taxe d’habitation et fichier d’imposition des personnes physiques) fournies à l’Insee par la Direction générale des finances publiques ; – des données sur les prestations sociales émanant des principaux organismes gestionnaires de ces prestations : Caisse nationale des allocations familiales, Caisse nationale d’assurance vieillesse, Mutualité sociale agricole. Ces données fournissent de l’information sur le revenu déclaré des ménages fiscaux et permettent de reconstituer leur revenu disponible (c’est-à-dire après la prise en compte des impôts ainsi que des prestations sociales et des revenus financiers non déclarés) à différents niveaux territoriaux.

Tous les résultats de l’étude de l’Insee Analyses Nouvelle-Aquitaine n°70 "787 000 Néo-aquitains vivent sous le seuil de pauvreté, les deux tiers sous l'influence des grandes aires urbaines" sont consultables et téléchargeables gratuitement sur le site www.insee.fr

Articles similaires

Nouvelle-Aquitaine : Coup de frein sur l'emploi salarié néo-... Au 3ᵉ trimestre 2018, les incertitudes nationales et internationales pèsent sur la création d’emploi. Cette tendance au ralentissement de l’activité impacte l’emploi salarié néoaquitain malg...
Recensement 2019 en Nouvelle-Aquitaine Le recensement de la population c'est utile : les chiffres aujourd'hui permettent de construire demain. L’Insee lance l’enquête de recensement de la population 2019. Pour illustrer l'utilité des ...
La vulnérabilité énergétique en Nouvelle-Aquitaine Loin des pôles urbains, chauffage et carburant pèsent fortement dans le budget. En Nouvelle-Aquitaine, plus de 350 000 ménages sont exposés à la vulnérabilité énergétique au logement, soit 13,9 % de l...
5 935 603 habitants en Nouvelle-Aquitaine : qui sont-ils ? L’Insee vient de publier en cette fin décembre 2018 les chiffres de population, pour chaque commune, canton, arrondissement, département et région. Avec 5 935 603 habitants au 1er janvier 20...
Parc locatif : un rôle majeur dans les trajectoires résident... En Nouvelle-Aquitaine, un locataire occupe son logement 5 ans en moyenne dans le secteur libre et 7,5 ans dans le secteur social, alors qu’un propriétaire le conserve 13 ans. La mobilité résident...