ZINA-O Sculpteur - Conteur

  • Catégorie : Les Gens d'Ici : Artisant - Créateur - Artistes - Portaits

INDEX DE L'ARTICLE

Zinao-2011-01 La terre grès et porcelaine sont ses matières, et donnent vie à des personnages. Au coeur des Chartrons à Bordeaux, les portes de l'atelier de Zinao restent ouvertes pour découvrir ses oeuvres. Sophie ZINA-O tient à partager son cheminement artistique avec le public. Samouraï et Geisha vous content des histoires proposées dans des livres illustrés. Expositions ...

"J’aime ma terre. Celle de toutes les origines. Celle que foule le passant sur la rive des mondes invisibles. Celle qui porte toutes essences, toutes métamorphoses, tous les possibles.
Terre friable, tu es aussi poussière. Tu retournes non pétrie à ta première demeure, toi ma Terre. Et, bien après des cycles écoulés un jour je t’y rejoindrais. Je serais passée par le feu qui me rendra mon essence première : poussières d’argile, poussières d’étoiles. Un jour sous ma main tu t’es posée. Je suis entrée en toi, sous mes doigts je t’ai pétrie et j’ai construit les reflets des parcelles de mon âme."

Sculptures

« En 1982, lors de mes études d’Arts Plastiques, orientation philosophie-histoire de l’Art, je rédigeais une étude sur « Le théâtre Nô ». Trente ans plus tard, je suis devenue sculpteur et je puise toujours dans cette étude un fragment important de mon imaginaire. Cette recherche et ma culture Européenne, accompagnée d’une démarche spirituelle, me permettent aujourd’hui d’éclairer mon travail avec ces mots : La terre est ma matière La Ligne, la Forme, le Mouvement, l’ossature de ma sculpture. Le Personnage s’inscrit et prend sens de la fragilité des porcelaines ou des papiers à la pérennité des bronzes. J’oscille ainsi entre Terre source de toute Vie et Immortalité dans ce Métal particulier, entre Intimité de l’espace intérieur et Existence du cadre de vie, entre Temporel et Divin. Chaque strate de la Création conduit alors à une Histoire et le souffle du Verbe vient vous la conter...

Zinao

Une sculpture naît

D’aucun mette en matière et en couleur sur la toile, or, j’ai souhaité le volume, l’architecture de l’espace, celui où toujours une face reste invisible et se cache, mais qui pourtant existe. Je tourne autour, te regarde, t’observe, te découvre et suis surprise. Ton dos devient-il ta face ? Te dérobes-tu aux regards ? Ne souhaites-tu ne dévoiler qu’un fragment de ton humanité ? Regardes-tu en ton sein un ultime secret qu’aucun ne doit découvrir ; cette lumière qui juste éclaire sans éblouir ?

zinao-poete-sculpteurTu me surprends..

Tour à tour ton vêtement se pare de différentes textures. Lisse, plissée, damassée, cramoisie, striée, mais déchirée jamais, plutôt fendue ou ouverte sur d’invisibles espaces. Le manteau t’enlace, t’embrasse et pourtant tu avances élégante altière. Debout allant, toujours allant. Et parfois tu te poses. Vêtements en corolle au sol déployés, corsages ouverts sur la nudité vide dévoilée, le corps s’est envolé, seul l’esprit subsiste. Il est là et pourtant si profondément immatériel. La ligne toujours se poursuit. Le pas allonge la jambe, et la cuisse par la robe confondue prend place dans la marche légère. Où es-tu corps matière invisible ?
L’enveloppe miroir de ton essence est à ce point fidèle, qu’il n’est nul besoin que tu te révèles. Tu es existant, pourtant absent. J’aime cela, être et pourtant se défaire, prendre de la distance, se regarder grandir et laisser à chaque pas une enveloppe vide et pourtant habitée de l’esprit de l’instant Instant que j’ai peine à tenir, qui m’échappe, tourbillon de multiples facettes. Multitudes feuilles d’arbres qui peu à peu à l’automne se déposent. Mes personnages sont-ils ces feuilles au vent transportées, qui, dans leur chute trouvent leur équilibre et qui peu à peu se recroquevillent ? Non ils gardent leur stature, la noblesse de la vie, regardent en face le combat qui s’annonce, prennent ce recule qui n’est certes pas de l’indifférence, mais qui permet d’accepter avec calme défaites et victoires. Alors ils se posent : guetteurs, veilleurs, gardiens des seuils de l’humanité. Aujourd’hui en Samouraï et Geisha ils reprennent leur marche et debout avancent vers l’éternité. Mais toi seule, Ma Terre tu les portes, les crées, Toi qui sous mes mains es matrice première.
Merci, O Toi Ma Terre, MATER-MERE Sophie ZINA-O

Paroles

Sophie ZINA-O tient à partager son cheminement artistique avec le public ; ses écrits comme ses interventions contées en musique, lui permettent alors de faire « vivre » plus encore ses sculptures.
Les livres « L’an dernier, pour le « Printemps des poètes » 2010 enfin je couchais sur le papier les textes et contes qui sous-tendent et habitent ma création. J’acceptais que le Souffle de la voix leur soit ôté et que vivent sur la page blanche les mots qui construisent mon imaginaire et ma pensée. Que l’histoire soit offerte, partagée. La Barque des « Passeurs du Temps » vit le jour et les livres édités. Ils devinrent objets de mémoire, traces inanimées du Verbe exprimé précédemment oralement. Ainsi, le conte du « Maître de Musique-Maître de Ballet » s’imprègne sur la rétine du lecteur. »
 
Les livres édités : Bribes, Le Souffle, Maître de musique-Maître de Ballet, L’Echiquier.

Extrait du livre "Le Souffle"

...Nous sommes en 2008, ces mots m’ont depuis accompagnée. Nos routes se sont croisées, pour quelle destinée ?

" Seul le Temps nous dira les chemins accomplis.
Le demi-siècle a forgé mon destin, il est devant moi et doit perdurer.
Les mots cette fois ci seront mes ambassadeurs, ils voyageront dans l’air et seront portés par les oiseaux. Aux bruissements d’ailes du Temps, ils s’en viendront reposer au cœur de ceux qui écoutent et entendent. L’Immatériel prendra son sens et s’inscrira pour l’Eternité.
Quel est le bruissement d’aile qui vous porta ainsi à la porte de ma demeure ? La fenêtre est ouverte sur le ciel et l’espace, et l’astre réchauffe mon être incliné, une feuille blanche devant lui où les mots sont couchés.
A l’aurore ou bien était-ce au mitan du jour ou au clair-obscur de la nuit, j’ai perçu un pas, entendu le chant des oiseaux
dans le silence et le ressac de la mer. Les senteurs de l’Immortelle et des Lavandes des marais commencent à me conter l’Histoire.
Mais quand a-t-elle ainsi commencé ?
Lorsque au premier jour de ma destinée, le Souffle fut lancé, perceptible aux confins de l’Univers par moi déjà explorés, la trame s’inscrivait.
Il fut mon silence, ma source, ma joie, ma force, ma faiblesse et mon obscurité. Je le contrains en moi, des jours et des jours durant qui, ainsi, furent comptés.
Et, tel le nageur en eaux profondes qui vers la surface en un Temps défini doit surgir, peu à peu je franchis le seuil vers l’air qui me fit respirer. Enfin je mis au monde le Souffle tant de fois en silence prononcé.
L’espace noyé brutalement s’ouvrit au Jour, et le Plein par le Vide fut comblé.
Je suis Souffle au seuil de l’Humanité.
Et L’Enfant par ce son fut porté.
Le bruissement des ailes des oiseaux avait dans l’air déposé l’Esprit du Monde et par Lui accueilli en son sein il grandit.
Or, ce bruissement d’ailes dans les bourrasques fut emporté et le Souffle de nouveau noyé. Silence, source, joie, force, faiblesse et obscurité furent à nouveau sa demeure, mais les métamorphoses opéraient.
" Zinao
 
Les oeuvres de Zinao à découvrir aux Chartrons à Bordeaux au136 rue Notre Dame à Bordeaux
Contact : 06 84 18 57 60 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
zinao-poete-sculpteur
zinao-poete-sculpteur
 

Plus d'informations sur le site de Zina-O