Eric Quilleré, Directeur de la danse de l'Opéra de Bordeaux

  • Catégorie : Les Gens d'Ici : Artisant - Créateur - Artistes - Portaits

A l’issue de ses études à l’Ecole de Danse de l’Opéra de Paris, Eric Quilleré est engagé en 1984 dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris par Rudolf Noureev. Repéré par Maurice Béjart, ce dernier l’invite à Vienne dans la « Compagnie du 20e siècle » pour danser le ballet Wien Wien.

Il est promu Choryphée (1986), puis Sujet (1988, et danse Etudes de Lander au Metropolitan Opera de New York lors de la tournée de l’Opéra de Paris aux Etats-Unis et danse également au Bolshoï en tournée. Il est finaliste du prestigieux concours de Varna. Promu Premier danseur en 1991 par Patrick Dupond alors Directeur de la Danse à l’Opéra de Paris. Eric Quilleré danse le répertoire classique et crée le pas de deux des Vendangeurs dans Giselle de P. Bart et E. Poliakov, le Bouffon du Lac des cygnes à l’Opéra Bastille (DVD Pietragalla Dupond 1992) mais aussi l’Idole dorée dans La Bayadère de R. Noureev, Frantz dans Coppélia de Pierre Lacotte, Mercutio dans Roméo et Juliette et Cendrillon de Rudolf. Noureev. Il danse également Puck dans Le Songe d’une nuit d’été de J. Neumeier, 

Eric Quilleré danse aussi le répertoire néo-classique : Agon, Apollon, Capriccio et Le Fils prodigue de G. Balanchine mais également Jerome Robbins Shy Boy dans The Concert (1992/93), ou Kenneth Mac Millan Le Chant de la Terre. Il danse également le  répertoire  contemporain : Point In Space et Un Jour ou deux avec Merce Cunningham, Push Comes to Shove avec TwylaTharp, Sinfonietta avec Jirí Kylián. Il danse Le Sacre du printemps de Pina Bausch lors de sa création à l’Opéra de Paris puis celui de Maurice Béjart, Debussy pour sept danseurs et dans la création de Rythmes de valse de Roland Petit. Il travaille également avec Karole Armitage et Rudy Van Dantzig. .

Eric Quilleré est alors engagé comme Danseur Etoile par Pierre Lacotte au Ballet de Nancy où durant six mois il danse, entre autres, les rôles du Prince dans Giselle et le rôle-titre dans Marco Spada de Pierre Lacotte. 

En 1995, avec l’accord de Brigitte Lefèvre, Directrice de la Danse à l’Opéra de Paris, Eric Quilleré partage son temps entre cette maison et le Miami City Ballet - dirigé alors par E. Villella – où il danse la plupart des ballets de Balanchine. Tout en poursuivant sa carrière de danseur, il commence à remonter des ballets pour le Miami City Ballet : Le Lac des cygnes, Coppélia, Giselle et Paquita. En 2001, il est invité par M.C Pietragalla pour monter sa version de Giselle au Ballet National de Marseille. En 2002, il est nommé Conseiller artistique pour la MBC School de Miami où il enseigne et organise des stages d’été avec les plus grands directeurs d’école de danse.

En 2003, Charles Jude lui demande de rejoindre le Ballet National de Bordeaux comme Maître de Ballet. Il collabore sur les créations de Charles Jude : Don Quichotte, Roméo et Juliette, qu’il remonte seul à Astana au Kazakstan, et aussi Coppélia qu’il remonte seul à Toulouse pour le Ballet du Capitole dirigé par K. Bellarbi.

Eric Quilleré donne régulièrement des cours et est entre autres invité à Tel Aviv en Israël (Israël Ballet) et à Florence en Italie (Ballet de Florence)

Sur proposition de Marc Minkowski, il est nommé Directeur de la danse de l’Opéra National de Bordeaux par Laurence Dessertine (15 décembre 2017). Il propose, pour la saison 2018/2019, un partenariat avec l’Opéra national de Paris et le chorégraphe Angelin Preljocaj.

ERIC QUILLERE, Directeur du Ballet de l’ONB présente...LA SAISON DE DANSE 2019-2020

« Mon fil rouge ? C’est justement de ne pas en avoir ! D’en servir pour tous les styles, toutes les sensibilités, et d’offrir aux danseurs du Ballet de multiples occasions de se dépasser, de créer, de se découvrir.
ERIC QUILLEREParmi les spectacles, je ne saurais en choisir un qui me tient plus particulièrement à coeur. La saison à venir est exceptionnelle ! S’il fallait cependant donner une couleur à cette saison 2019-2020, ce serait celle du renouveau et du défi. En effet, 100% des spectacles de danse donnés cette année seront dansés pour la première fois par le Ballet ! Que des entrées au répertoire…
Mon questionnement a été le suivant : comment renouveler le répertoire du Ballet de l’ONB, à savoir comment apporter à l’ONB à la fois les chorégraphes emblématiques de la danse d’aujourd’hui – comme Ekman et McGregor -, avec lesquels nos danseurs n’ont jamais travaillé. Et comment offrir au public un répertoire classique avec de grands titres, mais jamais abordés non plus en nos murs. Nous allions tout cela en une seule saison ! Nous allons travailler avec des chorégraphes qui viennent pour la première fois à Bordeaux. Et Cendrillon comme La Sylphide seront aussi des premières au Grand-Théâtre.
Ces défis font-ils peur aux danseurs ? Jamais, les challenges les excitent et les motivent. Il faut bien imaginer par exemple que la pièce de McGregor a initialement été créée pour les danseurs de Covent Garden…. Quelle fierté pour eux !
Si nous entamons une deuxième année de partenariat avec Angelin Preljocaj, le Ghost interprété par nos danseurs sera aussi une première pour eux. Ce sera également une deuxième année de collaboration avec L’OnP, et le soutien d’Aurélie Dupont est précieux quand il s’agit de faire venir de grands chorégraphes à Bordeaux. Je la remercie pour cela.
J’ai aussi tenu à mettre dans cette programmation un jeune chorégraphe émergent, Garett Smith. Il vient d’un univers qui me parle, très « Kylián », avec une musicalité et un sens du mouvement incroyables. C’est là où j’aimerais amener la compagnie, cela me permet aussi d’accompagner les danseurs vers un univers qui me touche… Quant aux compagnies invitées, elles sont choisies en fonction de ce que le Ballet ne fera peut-être jamais. Pour apporter un complément, non une redite. Il en va de même pour nos propres tournées.
Une saison de danse, c’est ainsi l’alliance de multiples critères : des danseurs qui nous inspirent, une vision personnelle, de grands chorégraphes qui les amènent à se dépasser, et le goût perpétuel d’aller là où l’on ne nous attend pas toujours. Est-ce un fil rouge ? Peut-être, rendez-vous à la rentrée pour en juger… »

En savoir plus https://www.opera-bordeaux.com/

Articles similaires

Vins des Côtes de Bourg : un terroir d’exception Les Côtes de Bourg sont non seulement une entité administrative et politique (situées sur un seul canton) mais surtout une entité géographique, de terroir et de climat, qui, malgré la présence de diff...
Station de ski dans les Pyrénés : se réinventer pour continu... Confortée par ses nombreux investissements en neige de culture depuis plusieurs années, dotée d’un parc de dameuses dernier cri et d’outils technologiques très pointus de mesure de hauteur de neige, l...
Les zones humides, trésors de biodiversité – Migné-Auxances ... La loi pour la reconquête de la biodiversité promulguée en août 2016 est le témoin d’une prise de conscience collective de l’importance de la préservation de la biodiversité. Elle prévoit d’appuyer le...
Rencontre avec Yoann Rousset, Esport Gaming School à Bordeau... Directeur de l'Esport Gaming School à Bordeaux, Yoann Rousset a vécu une longue vie d’entrepreneur émaillée d’embûches où la réussite notoire fricotait avec l’échec trébuchant, du genre de ceux qui in...
24 citoyen·n·es repeignent le CIVB pour dénoncer les pestici... Des activistes du collectif ANV Action Non Violente COP21 Gironde ont "repeint en vert" le CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux). Leurs objectifs, mettre en lumière l'utilisation massiv...