'SOS Save our Sources' Marquèze

Landes
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save-our-sources-09-01.jpg Le Pavillon des Landes de Gascogne  à la gare de Sabres accueillera du 9 janvier au 22 mars "SOS Save our Sources" consacrée à la relation entre développement durable et patrimoine rural, dans un objectif de sensibilisation et de responsabilisation du citoyen.
 
Cette exposition ludique confronte objets anciens et contemporains venus de 3 pays, présente des photos et des films inédits témoignant des techniques et moyens autrefois employés pour économiser les ressources. Enfin, un lit incite le visiteur a contempler le monde d'une autre manière et à s'interroger sur l'avenir de la planète. L'un des aspects originaux et inédits de l'exposition réside dans la mise en commun des œuvres de 3 pays, la France, la Suède et la Hongrie, ainsi que dans la confrontation et la complémentarité des points de vue qui y sont exprimés. save-our-sources-09-04.jpg
 
Cette exposition internationale a été réalisée par le MUCEM (Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée) en partenariat avec l'AFMA (Fédération des musées d'agriculture et du Patrimoine rural) et avec l'aide des musées de plein air de Marquèze, de Hongrie et Suède. Elle sera ouverte en avant première en France, à l'Ecomusée de Marquèze du 9 janvier au 22 mars 2009 avant d'être exposée en Hongrie puis en Suède.

Un programme européen
Le MuCEM, musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, en partenariat avec l’AFMA, fédération des musées d’agriculture et du patrimoine rural, sont les partenaires français du programme européen CULTURE 2000 intitulé CULT-RURAL.
Sept pays participent à ce projet (la France, l’Italie, la Grèce, la Suède, la Hongrie, la Pologne et la Bulgarie), dont la thématique, « Patrimoine rural et développement durable », est abordée autour de trois expositions développant chacune un axe privilégié : le paysage, le patrimoine immatériel, et le patrimoine matériel. La France, la Suède et la Hongrie ont choisi ce dernier axe, qui permet, d’une part, de revisiter un patrimoine caractéristique des écomusées et musées de société, en le mettant en dialogue avec des questions d’actualité du développement durable.
D’autre part, l’angle du patrimoine rural permet d’interroger notre rapport aux ressources naturelles, et d’en tirer des enseignements pour aujourd’hui et demain. Il n’est pour autant pas ici question de mythifier les pratiques d’hier, lesquelles étaient « durables » non par choix mais par nécessité. Enfin, l’objectif est de s’adresser à un public large et notamment le jeune public (10-15 ans), en l’alertant sur des problèmes environnementaux dont il doit prendre conscience dès aujourd’hui ; cette prise de conscience, en place depuis plusieurs années déjà au niveau politique et citoyen, doit s’ancrer dans notre quotidien, et notamment celui des adolescents, citoyens de demain.

Le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée : l’Europe à Marquèze
Le MuCEM, héritier du Musée national des Arts et Traditions populaires s’inscrit dans une logique euro-méditerranéenne, en termes d’acquisition comme de diffusion de ses collections. Le choix de Marquèze pour inaugurer le parcours européen de l’exposition itinérante « S.O.S, Save Our Sources » s’est imposé de lui-même ; en tant qu’écomusée Marquèze explore mucem.jpgdepuis près de quarante ans les rapports d’interdépendance entre une société et son environnement. Une exposition consacrée au développement durable et au patrimoine rural ne pouvait trouver meilleur hôte que le Parc naturel régional des Landes de Gascogne, qui oeuvre à la préservation et la valorisation de son patrimoine naturel et culturel, pour et avec les acteurs de son territoire. L’Écomusée, tout récemment doté par le Parc naturel régional des Landes de Gascogne d’un bâtiment HQE® en pin maritime conçu par l’architecte Bruno Mader, est en ce sens le lieu idéal pour accueillir une telle exposition.
Enfin, le MuCEM et Marquèze, tous deux fondés par Georges-Henri Rivière, sont heureux de prolonger une filiation historique, au travers d’une exposition qui met en valeur et réunit, sous un même toit, des collections allant du XIXe siècle au XXIe siècle. Pourquoi des musées de société interviennent-il dans une telle problématique ? En tant que musées de société, le MuCEM tout comme Marquèze ont pour mission de traiter des questions majeures interrogeant nos contemporains, en s’appuyant notamment sur des objets. L’angle du patrimoine rural apporte un éclairage nouveau et nécessaire à la question environnementale, permettant de mettre en regard les savoir-faire anciens, « premiers », avec les savoirs hypersophistiqués des technologies de pointe.

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Parcours de l’exposition  La scénographie
Sur une superficie de 300m², l’exposition est conçue autour d’un parcours alliant le sensible au pédagogique, basé sur des ambiances fortes (alerte, peur, bien-être, ludique), traduites par une scénographie faisant appel aux objets (collections provenant des trois pays participants), à l’audiovisuel, ou encore à des procédés scénographiques interactifs.

On passe ainsi d’un sentiment d’alerte (section « Toujours Plus ») à un sentiment de responsabilité citoyenne (appel au vote en fin d’exposition), ou encore à une sensation d’équilibre entre savoirfaire d’hier et d’aujourd’hui qusave-our-sources-09-03.jpgi culmine avec le « lit rond » ; il s’agit d’un espace privilégié où la position horizontale du corps, inhabituelle dans un musée, permet une symbiose avec les images projetées au plafond, telles que des photos de paysages de conservatoires du littoral, de Parc naturels régionaux, d’Écomusées et autres lieux de préservation et de mise en valeur de l’environnement.

Cet espace où l’on se ressource autant que l’on se pose, est en quelque sorte le noyau de l’exposition, par lequel il faut passer pour aller d’un espace à l’autre. Il appelle le visiteur à se « poser » et réfléchir sur son rapport plus général à la nature et à la biodiversité. La volonté affichée de s’adresser à un public d’adolescents se traduit par l’utilisation de média « pub » et de slogans très courts, en anglais, pour être compris dans l’ensemble des pays participants : Move...or not, Keep eyes open...or not, Think over...or not, You have choice...or not, Together...or not, Recycle....or not, Eat season...or not, Flash back...or not, Use local... or not, Less is more... or not, Keep time.... or not, Feel better...or not.
Ainsi, 12 messages jalonnent l’exposition et la rythment avec des posters grand format. Ces messages se retrouvent à la fin de l’exposition comme un « pense-pas-bête » sur des rubans offerts à chaque visiteur.

  • 1. Comment en est-on arrivé là ?
    L’objectif de cet espace introductif est de resituer dans l’espace et dans le temps l’évolution des moyens technologiques mis en oeuvre par l’Homme pour répondre à ses besoins vitaux, jusqu’à mettre en péril sa propre existence au travers de la surexploitation de cette même Terre.   L’exploitation intensive des ressources naturelles est notamment évoquée par des outils grandeur nature mais également par des maquettes d’engins agricoles. Cette section se termine par une « impasse » suscitant l’interrogation vis-à-vis du devenir de la Terre, si rien n’est fait pour y remédier. La section suivante, intitulée « Comment a-t-on réagi ? » présente les différentes formes de réactions, prises de conscience voire réponses proposées tant par les institutions, les politiques, ou encore les philosophes, que les mouvements associatifs ou les simples citoyens.
  • 2. Toujours plus
    Cet espace présente les excès de nos sociétés occidentales, tant au travers des catastrophes provoquées par l’Homme, que de la surexploitation de nos ressources (déforestation dans certaines régions save-our-sources-09-02.jpgdu monde), ou encore les déséquilibres de consommation (malbouffe versus sous-nutrition). Ces thématiques sont illustrées par des images projetées en saccade, l’accumulation de déchets, de films ou encore d’objets symboles de notre société de consommation. L’ambiance sombre et grave de cette section est relativisée par les procédés scénographiques qui laissent place au recul et à l’interpellation.
  • 3. Puiser aux sources
    Deux espaces développent cette thématique : l’un, intitulé « Ici on cultivait son jardin ! » se réfère au grand thème de la ressource locale (construction bois, torchis), aux énergies renouvelables et au recyclage (poudres à laver, linge etc.). L’autre, intitulé « Et si on cultivait un nouveau regard ? » propose des modèles de développement rural autour de la ressource locale, qu’il s’agisse de pratiques paysagères ou alimentaires. Ainsi, dans cette dernière section, le visiteur est invité à s’asseoir autour d’une table, dressée de paysages agricoles durables en guise de mets et d’outils de jardinage en guise de couverts ; il est ainsi invité à « cultiver son jardin » en allant puiser aux sources d’une alimentation plus saine, pour lui-même et son environnement. Il s’agit dans ces deux espaces de « puiser aux sources », de s’inspirer des technologies et savoir-faire traditionnels, sans pour autant les figer ; bien au contraire, il n’est de tradition que perpétuellement réinventée, et c’est en cela que la notion de savoirs « traditionnels » revêt tout son sens. Là encore, différents registres scénographiques sont utilisés, alliant multimédia et dialogues entre objets d’hier et d’aujourd’hui.
  • 4. Fin du Parcours : solidaire et pas solitaire !
    Enfin, tout comme le visiteur aura dû passer à chaque changement de section par l’espace et le temps de « pause » du lit rond, il y repasse une dernière fois afin de rejoindre l’espace conclusif de l’exposition. Cet espace est en quelque sorte un isoloir, où le visiteur se positionne comme citoyen ; au-delà du simple geste de déposer son bulletin dans l’urne, c’est l’ensemble de ses gestes au quotidien qui sont interpellés ; à travers son parcours dans l’exposition mais également ses parcours individuel et collectif. Le lien social, notamment au sein des territoires ruraux, est ici plus que jamais réaffirmé.

Source : Ecomusée de Marquèze - 40630 Sabres
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