Stem le censorisme à Bordeaux

Gironde
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censorismeUn autre regard sur l’art abstrait…. Du neuf en 2009 dans l’art contemporain à Bordeaux. Le "censorisme" offre un nouveau regard sur une toile contemporaine. C’est un concept déposé en 2008 par Stem, peintre né à Bordeaux en 68. Avec le censorisme, Stem donne ...
... une méthode pour comprendre l’abstrait. Il cherche le plaisir de rendre la toile accessible pour partager l’émotion, en jouant sur les sensations. Pour comprendre sa peinture, la méthode est simple : d’abord le titre pour guider, puis une notice explicative.
 

 Lancement du censorisme : « Les 4 saisons du censorisme, clin d’oeil à Arcimboldi… »

  • Bordeaux : 18 juin 2009, Passage Saint-Michel Exposition de 3 mois, itinérance « Les promenades du censorisme » (de Vinexpo aux Journées du patrimoine)
  • Paris : 27 juin 2009, Galerie Etienne de Causans 25, rue de Seine – 6° Exposition éphémère : 2 jours
  • Tokyo – Chiyoda-ku : 18 juin 2009, Mita Arts Gallery Boston – Wenham : 18 juin 2009, Private Mingo Gallery
 
Les expositions du censorisme s’accompagnent systématiquement de notices. Ainsi, on est en mesure de comprendre sa toile, « abstraite » au premier regard, « pleine de sens » aux suivants (double lecture de la toile). Pour parvenir à son but, le censorisme s’appuie sur une technique inédite : le trompe l’oeil contemporain. Il s’agit de jouer avec son sens de l’imagination, en acceptant de suivre les indications du titre et de la notice. Ce sont les règles du jeu. Mais le charme du censorisme est de rester dans la suggestion : on n’est jamais obligé de suivre le « mouvement ». Tout reste ludique. On peut continuer à voir dans la toile ce qu’on veut, mais on n’ignore plus ce que le peintre a peint. Le censorisme, c’est du contemporain qui a du sens. Une devise latine au-delà des mots : Stem est un guide, qui s’appuie essentiellement sur la double lecture de sa toile. Le tonneau des bordelaises : Un idéal du censorisme
Tout devient vite interactif. On dispose des règles du jeu, on s’amuse à comprendre la peinture : on est dans le partage. Mieux, quand on entend le mot, on s’interroge sur son orthographe. On joue sur l‘imaginaire et la confusion. En fait : on le reçoit comme on veut. Mettez un « c » ou un « s », l’essentiel est ailleurs puisqu’on joue sur les sens. C’est l’esprit du concept : s’affranchir de la règle tout en s’en revendiquant. Le censorisme est un trompe-l’oeil dont l’orthographe choisie par Stem, révèle le sens. C’est parce que c’est une méthode, qu’il l’écrit avec un « c », provenant du mot latin « CENSOR » : la règle. Au-delà des mots, la mystérieuse devise latine crée en 2008 résume tout :
CVM PLACITVM CENSOREM !
Enfin, avec le censorisme, on tend aussi vers un idéal. C’est alors l’envie de transmettre autre chose que le seul plaisir ludique de comprendre. Ce n’est pas le cas de toutes les toiles, mais à chaque exposition, une toile au moins sera en ce sens à la recherche de l’idéal du censorisme.
 
Ainsi en est-il du « Tonneau des bordelaises »
A Bordeaux, on pourrait imaginer un tonneau luxueux, une barrique de vin en acajou, témoin censoriste du commerce triangulaire dont la ville a profité (épices, essences rares…). C’est le fond de la toile qui nous rappelle cette barrique imaginaire de bois précieux. Les neuf cercles rouges forment une sorte de point d’interrogation. Quel est le sens de cette toile ? Elle nous apprend qu’à Bordeaux, on raconte qu’il existe neuf bouteilles de vin commercialisables, de la bordelaise (0.75 litre) au Melchior (24 litres). L’effet trompe l’oeil imaginaire joue à plein dès qu’on réalise que le plus petit cercle des 9, est le dessin d’un culot d’une bouteille de Bordeaux, qui a été posée sur la toile. On a du mal à le croire, car la toile est grande (140X100), faussant ainsi le jeu des proportions réelles.
C’est du censorisme pur : autrement dit une façon d’être surpris et de retenir enfin, peut-être, le nombre des bouteilles de Bordeaux, à défaut de leur nom : Bordelaise (0,75 litre - 1 bouteille), Magnum (1.5 litre – 2 bouteilles), Double Magnum ou Marie Jeanne (3 litres - 4 bouteilles), Jéroboam (5 litres - 2 bouteilles), Impériale ou Mathusalem (6 litres - 8 bouteilles), Salmanazar (9 litres - 12 bouteilles), Balthazar (12 litres - 16 bouteilles), Nabuchodonosor (15 litres - 20 bouteilles), Melchior (18 litres -24 bouteilles). Pour le « tonneau des pétillantes champenoises », ce sera une autre toile, et donc une autre histoire censoriste à raconter.
Influences du censorisme : Arcimboldi, Epicure, Horace, Hugon
En savoir plus : Chez Stem
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