Salon Antiquités Art Contemporain Bordeaux

Gironde
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Salon-Antiquites-Art-Contemporain-Bordeaux-2010-01L'éclectisme haut de gamme qui caractérise l"esprit du Salon Antiquités & Art Contemporain de Bordeaux est un point fort qu"apprécient les amateurs généralistes autant que les collectionneurs thématiques. Pour sa 38e édition, le Salon célèbre la femme.

 En effet, l’art ancien, français et étranger a laissé son empreinte sur les salons précédents, mais ce salon est devenu aujourd’hui, une vitrine pour l’art contemporain dont l’intérêt auprès du public va croissant.

Inspiratrice, égérie des créateurs, la femme tient un rôle fondamental dans l’art. Mais elle est aussi artiste et nombreuses sont celles qui se sont emparé des disciplines artistiques pour les marquer de leur sensibilité féminine. Frida Kahlo, ou Berthe Morisot, illustrent par leur art et leur personnalité la peinture des XIXe et XXe siècles. Designer elles le sont aussi, Eileen Gray radicalise le mobilier art déco. Quant à Claude Cahun, ses photographies avant-gardistes sont autant d’autoportraits qui préfigurent l’art de la métamorphose. Ses oeuvres redécouvertes dans la seconde moitié du XXe siècle inspirent toujours et plus que jamais sont exposées de par le monde. Ces femmes sont d’immenses artistes mais aussi une source intarissable d’inspiration.

salon-bordeaux-antiquite-art-2011Pour elle, les hommes parfois rivalisent de génie. Ils créent des objets, des bijoux, inventent des vêtements. Serait-elle à l’origine de leur vocation d’artiste ? Auprès de chacun d’eux, brille une muse, telle une étincelle indispensable dont la seule présence est gage d’émulation créatrice.

Leur seul nom évoque déjà l’artiste, la légende

Olga Khokhlova, Jacqueline Roque, sont liées à l’oeuvre de Picasso. Évoquer Kiki de Montparnasse revient à parler de Modigliani, de Man Ray, ou de Soutine. De son vivant, Luisa Casati inspire Van Dongen, mais aussi Karl Lagerfeld pour le magazine The New-Yorker en septembre 2003, Tom Ford pour Saint Laurent Rive Gauche en 2004, ou encore Alexander McQueen en 2007! Ou encore les panthères du joaillier Cartier. Quant à Misia Sert, on peut la voir sur les toiles de Toulouse- Lautrec, de Renoir ou encore d’Odilon Redon…
Les artistes rivalisent de talent pour exprimer leur vision de la féminité. Certains inventent un mobilier recherché, coiffeuse, psyché. D’autres créent des objets, des bijoux qui participent au quotidien des femmes et magnifient leur beauté. Quelques réalisations fabuleuses pour femmes d’exception jalonnent l’histoire. Les meubles ornés de plaques de porcelaine de Sèvres sont au XVIIIe siècle la manifestation d’un très grand luxe. Ainsi, l’ébéniste Martin Carlin réalise pour Marie-Antoinette un somptueux coffret à bijoux, plaqué de porcelaine et rehaussé d’un décor floral délicat.

En effet, l'art ancien, français et étranger a laissé son empreinte sur les salons précédents, mais ce salon est devenu aujourd'hui, une vitrine pour l"art contemporain dont l"intérêt auprès du public va croissant. Ces journées exceptionnelles font de ce salon un véritable lieu d'échange pour les amateurs d"art. Le Salon Antiquités & Art Contemporain de Bordeaux affiche une envergure internationale, qui en fait un rendez-vous majeur du marché de l"art dans le Sud-Ouest.

Nombreux sont ceux qui encouragent la production artistique, la connaissent et en font revivre l"histoire. Ce 38 ème salon célèbre la femme, l’inspiration qu’elle a suscité et suscite toujours ainsi que sa sensibilité d’artiste. Toutes sont là peintes, sculptées, célèbres ou anonymes. Au fils des époques elle apparaît tel un révélateur des évolutions de la société de ses moeurs, de ses modes et de ses obsessions…salon-bordeaux-antiquite-art-2011

Gages d’amour et oeuvres d’art

À la fin du XIXe siècle, la femme la plus en vue du Tout-Paris est sans doute la Marquise de Païva. La Païva aime le luxe et ses différents maris répondent à cette attente. Pour elle, l’un fait construire un hôtel particulier dans le style Renaissance. Rien n’est trop beau pour la « reine » de Paris. L’onyx jaune de l’escalier d’apparat atteste encore de ce grand luxe et de la dévotion dont elle bénéficiait. Pour une femme, l’amour de sa vie trop tôt emportée, l’empereur mongol Shâh Jahân ivre de chagrin érige le Taj Mahal et engloutit le trésor d’un empire. Les travaux commencent à Âgrâ en 1631 et s’achèvent quelque treize années plus tard. Aujourd’hui, Il est l’une des sept merveilles du monde.

La Femme modèle

Il n’y a pas un domaine dans l’art qui n’ait pris pour modèle la femme dans sa diversité : Pour les uns, elle est l’image de la maternité, celle qui a mis au monde l’artiste. D’autres retiendront l’amante, la maîtresse qui leur a fait découvrir les plaisirs de la vie, ou encore l’épouse qui les soutient dans les périodes de doute… Toutes sont représentées dans de nombreuses oeuvres.
Depuis les temps les plus reculés, jusqu’à nos jours, sa présence dans l’art est évoquée parfois de manière tacite. Lorsqu’elle n’est pas directement présente par son image, on la retrouve symbolisée à travers les décors. Il suffit de feuilleter une encyclopédie de l’histoire de l’art pour se rentre compte qu’il y a pléthore d’objets qui lui sont dédiés.
Reconnue ou anonyme, resplendissante de beauté ou plus ordinaire, riche et puissante ou bien modeste dans sa simplicité quotidienne, elle compte pour tous ses aspects. Chacune a été source d’inspiration :
Femmes de tous pays, d’ici, ou dans un ailleurs très lointain où Paul Gauguin les découvre à Tahiti et aux Iles Marquises. Ou bien directement sorties d’un imaginaire luxuriant et fantasmagorique telle «La Charmeuse de Serpents» 1907, ou encore «Le Rêve» 1910 peints par Le Douanier Rousseau.
Les femmes de toutes extractions inspirent aussi les artistes. Madame Vigée-Lebrun représente en 1790 Marie-Antoinette, reine de France. Giovanni Boldini peintre mondain s’installe à Paris, où il devient le portraitiste recherché de la haute société, il représente Sarah Bernhardt ou en 1885, la comédienne Réjane…Quant à Toulouse-Lautrec, il fit connaître un visage plus populaire de la femme et de la vie parisienne notamment lorsqu’il peint La Goulue.
Sainte, la voici glorifiée. Sainte Blandine jetée aux lions a suscité de nombreuses oeuvres, mais parmi les saintes la plus représentée est Marie avec l’enfant Jésus. Sculptées en pierre ou en bois, peintes sur la toile, ou parfois réalisées en céramique, toutes de Léonard de Vinci (1501) à Pierre et Gilles (2009) nous comptent la nativité. L’être cher lui aussi se voit immortalisé en médaillon émaillé ou gravé. La maîtresse, la femme ou la soeur est toujours là, figée dans la pierre dure ou dans l’ivoire d’un camée que l’on garde avec soi.

 salon-bordeaux-antiquite-art-2011Une femme nommée désir

Comme le disent avec humour les comédiennes de la troupe new-yorkaise Guerrilla Girls « moins de 3% des artistes exposés sont des femmes, mais 83% des nus sont féminins… »
Objet de désir, les nus aux modelés plantureux, aux attitudes souvent alanguies ont parfois été sources de scandale… L’histoire en retient deux événements marquants et rapprochés dans le temps. Tous deux indiquent la nouvelle soif d’un corps libéré, mais aussi le besoin de sortir d’un conformisme bourgeois dans lequel se tient l’art au second empire. Le premier de ce coup d’éclat est l’oeuvre d’Edouard Manet « Olympia », en 1863 : elle crée l’indignation car la toile représente une scène qui évoque la prostitution. Bien que la toile soit plutôt chaste son propos est jugé choquant. La seconde est nettement moins innocente, « l’Origine du monde » 1866 de Gustave Courbet représente l’intimité de Joanna Hiffernan ! Ce tableau érotique destiné à une collection privée, celle de Khalil-Bey, diplomate turc, sera plus tard la propriété du psychanalyste Jacques Lacan et de son amie l’actrice Sylvia Bataille. En 1995 la toile à scandale rejoint les collections du musée d’Orsay.
D’autres aspects de la femme s’expriment par le biais d’allégories. Certaines personnifient vertus et nobles sentiments. D’autres sont parfois morbides, déroutantes, comme les nombreuses illustrations art nouveau du jeune anglais Aubrey Beardsley.

Monumentale

Femme de bronze, patinée, antique ou contemporaine voici la femme monumentale. Depuis l’Antiquité, les bronzes la représentent dans toute sa splendeur de courbes et d’arrondis. Rodin comme Maillol lorsqu’il sculpte Dina Vierny » ont ainsi magistralement exprimé cette démesure. Dans le Paris des années 30, la mode est aux danseuses exotiques, le sculpteur Demeter Chiparus, travaille alors dans la capitale où il réalise ses fameux bronzes art déco de femmes virevoltantes. Autre danseuse maintes fois immortalisée pour ses chorégraphies et ses longs voiles Loïs Fuller a inspiré en 1895 Toulouse-lautrec, le sculpteur Girondin natif de Saint-André-de-Cubzac François Raoul Larche en 1901, ou le peintre céramiste Pierre Roche la même année.

salon-bordeaux-antiquite-art-2011Femme aux champs ou pin-up . . .

Loin des déesses et des gloires d’une époque, la femme ordinaire, celle qui est sans histoire marquante peut aussi accéder à la postérité. Femme au foyer, mère de famille, à l’atelier ou aux champs, le quotidien de la gent féminine est représenté par les artistes jusque dans son intimité.
Pour l’illustrer, des scènes de genre relatent des moments de la vie de ces héroïnes anonymes. Les travaux de la ferme, les femmes aux champs ont inspiré de nombreux artistes comme les scènes de bains et de toilette de Suzanne Valadon, d’Auguste Renoir, ou encore de Pierre Bonnard…
Toutes ces représentations, peintures, sculptures, nous montrent les femmes accompagnées d’accessoires qui leur sont propres, parfois indispensables, souvent indissociables de leur féminité ou de leurs activités.
Après la seconde guerre mondiale, la représentation de la femme évolue rapidement, elle devient un faire valoir qui par sa présence séduit largement les publicitaires. Son image se vend bien. Aussi plus que jamais, elle accompagne différents produits de consommation et de vie courante. Puis elle s’érotise, se diffuse et alimente les fantasmes, la pin-up s’affiche en maillot. Quelques artistes français l’ont immortalisée sous la forme d’affiches, de dessins, de peintures.
Deux de ces artistes les plus célèbres sont bordelais. Asian de son vrai nom Alain Gourdon se fait connaître pour ces nombreuses illustrations et ses affiches glamours pour les cabarets parisiens comme les Folies Bergères, le Crazy Horse ou encore le Casino de Paris. Mais c’est le buste de Marianne qu’il sculpte en 1968 à l’effigie de Brigitte Bardot qui lui vaut une notoriété populaire. L’autre bordelais clame haut et fort « Je suis l’inventeur de la « pin-up ». Il s’appelle Jean-Gabriel Domergue et voit le jour à Bordeaux en 1889. La Parisienne est le sujet favori de ce peintre mondain. Il a pour modèle Nadine Lhopitalier, future Nadine de Rothschild et il réalisa quelques magnifiques affiches dans les années d’après guerre qui vantaient l’été à Monte Carlo, ou la station balnéaire de Deauville. De belles affiches avec de jolies femmes en maillots.
Plus près de nous, Kiraz, de son vrai nom Edmond Kirazian, crée les Parisiennes. Élancées, modernes et libres elles sont le reflet de la jeune femme d’aujourd’hui. En 1959, Marcel Dassault remarque ces dessins dans Ici Paris. Il demande alors au dessinateur d’assurer deux pages de dessins humoristiques dans son hebdomadaire, Jours de France. C’est aussi lui qui propose de baptiser ces élégantes « Les Parisiennes ».
Artiste telle la célèbre bordelaise Rosa Bonheur ou muse inspiratrice, chère aux artistes, la femme est indissociable de toutes formes d’art. Elle est le thème de ce 38è Salon de Bordeaux  « Antiquités et Art Contemporain » .

Cet automne, plus de soixante antiquaires et galeristes sélectionnés présenteront un choix remarquable de pièces nouvellement acquises. Ces nombreux objets d'art seront proposés à la vente durant les neufs jours de ce salon et sa nocturne. 

Informations pratiques

  • Situation : Quai des Chartrons - hangar 14 - 33000 Bordeaux
  • Dates : Du samedi 8 au dimanche 16 octobre 2011
  • Horaires : Tous les jours, de 10h à 19h
  • Entrée : 8€, gratuite jusqu'à 15 ans
  • Nocturne : Le mercredi 12 octobre de 19h à 22:30h

Source : DLM COM -Daniel Le Moal - daniel.lemoal@orange.fr

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Les Bordeaux

Les Bordeaux Diffusée à 120000 exemplaires dans 1000 points distincts de Gironde, consultez ici la version interactive du dernier millésime 2012-2013 de notre brochure des vignobles du Bordelais
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