Salon Antiquaires Art Contemporain Bordeaux 2012 - Antiquités et Oeuvres d'Art

Gironde
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Salon Antiquaires Art Contemporain Bordeaux 2012
Antiquités et Oeuvres d'Art

Pendant neuf jours, le Salon des Antiquaires et de l’Art Contemporain de Bordeaux–Lac renouvelle un rendez-vous attendu, où grand public et amateurs d’art se retrouvent pour apprécier la qualité des meubles d’époque et la production contemporaine. Ce salon où sérieux et compétences sont conjugués réinvente le plaisir de chiner et donne une occasion exceptionnelle de réunir dans un même lieu les passionnés du beau, de l’authentique et des arts.

Plus de 100 antiquaires et galeristes venus de France & d’Europe.

Le Salon des Antiquaires de l’Art Contemporain de Bordeaux-LAC est non seulement le grand événement de la région sud-ouest, mais aussi un grand salon national & international. Fort de cette réputation, ce salon est visité par des amateurs d’art venus de France et d’Europe. Sa vocation internationale attire également des visiteurs russes, asiatiques et américains.

L’éclectisme avoué de ce salon où exposent plus de 100 antiquaires et galeristes est un atout qui parle au plus grand nombre. La grande qualité des pièces exposées à la vente, comme le mobilier français des XVIIIème & XIXème siècles est aussi un gage de succès.

L’art des siècles passés et l’art contemporain trouvent ici un écrin prestigieux où s’exposer. Au cours des neuf jours du Salon des Antiquaires et de l’Art Contemporain de Bordeaux–Lac plusieurs milliers d’oeuvres seront proposés à la vente. Ce salon original est organisé par les professionnels du marché de l’art et de l’antiquité. Il accueille essentiellement les professionnels confirmés de ces commerces.

L'AME FAIT LE PRIX

Les objets ont une âme, tous les collectionneurs vous le diront et souvent à ce titre, ils accomplissent des folies. Qui se serait soucié de cette trousse de toilette adjugée cent trente-huit mille sept cents francs voici quelques années si elle n'avait appartenu à Elisabeth d'Autriche? - l'illustre Sissi  Alors, on repense à cette allégation ironique mais pleine de bon sens d'un célèbre marchand : "Je vends une généalogie, une histoire et je donne le tableau." Ainsi, le savoir des choses devient lui-même objet de négociations.

Par nature, le collectionneur aime à nimber ses trouvailles d'une biographie. Alors aussi modestes soient-elles, ces trouvailles lui parlent d'un passé dont elles transportent l'âme. Mais pour qui ne sait pas, il n'y a rien à voir.  "L'histoire des objets, c'est-à-dire le récit de leurs vicissitudes et l'inventaire des significations qui leur ont été successivement assignées est riche d'enjeux, d'intérêts ou d'implications idéologiques" remarquait l'écrivain Dominique Poulot. Voici qui résume parfaitement la quête romantique du collectionneur : trouver l'objet dont l'histoire lui "parlera". Mais attention, comme le souligne toujours D.Poulot : "il faut prendre garde à la “fétichisation” qu'opère la quête des vies de l'objet de collection".

Par conséquent, on s'en doute, aussi simple soit elle, tout objet à son histoire et se collectionne. Aussi, cette valeur ajoutée peut faire tout le prix d'une pièce. Alors de tout temps il s'est trouvé quelques amateurs dont l'esprit romanesque s'est embrasé face à l'acquisition du portefeuille de Pauline Bonaparte, ou plus récemment du blouson de cuir de John Lennon, ou encore cet automne de la combinaison de plongée du Commandant Cousteau adjugée 19 000€. Lorsqu'il ne reste rien, il y a toujours un objet pour faire revivre ce qui n'est plus. Aussi à la question de Lamartine "Objets inanimés avez-vous une âme...?" on ne saurait répondre que par l'affirmation animiste de Victor Hugo "Tout vit, tout est plein d'âmes".

Salon des antiquaires et art contemporain Bordeaux 2011

LE RÔLE DE L’EXPERT

La qualité d’un Salon d’Antiquaires s’évalue autant, sinon plus, par l’authenticité de la marchandise proposée à la vente que par sa rareté. La principale mission de l’expert, avant l’arrivée du public, est d’examiner les meubles et les objets de chaque stand. Il propose aux organisateurs de retirer de la vente tout ce qui ne correspond pas au niveau qualitatif du salon. Il veille également à ce que les antiquaires présentent les meubles et les objets pour ce qu’ils sont et les visiteurs peuvent lui demander des renseignements quant à l’authenticité (époque, style, restauration…) des meubles ou objets qui les intéressent. Il n’intervient en aucune manière dans les transactions entre les marchands et les clients, et notamment jamais sur les prix. Il peut, en cas de vente, délivrer gracieusement un certificat d’authenticité.

Salon des antiquaires et art contemporain Bordeaux 2011Qu’il s’agisse d’un achat “coup de coeur”, d’un achat “amateur” ou encore d’un achat « investisseur », le souci bien légitime de tout acheteur est d’être assuré que l’objet sur lequel il a porté son dévolu est authentique et correspond bien à la définition qui en a été faite par le vendeur. Sans cette nécessaire transparence, point de transaction. Dans ce contexte, l’expert sur salon se révèle l’auxiliaire indispensable pour la réussite de toute manifestation de qualité. Par son indépendance et son professionnalisme, il apporte la protection et les garanties recherchées et concourt ainsi à établir le climat de confiance idéal entre acheteurs et exposants.

L’ART VALEUR REFUGE

Les bourses dans le monde entier jouent au yoyo et sont malmenées, conséquence d’une période de crise, Une vraie valeur refuge existe-elle encore? L’art semble bien répondre à cette question, comme le confirme la lecture de différentes informations parues dans le magazine économique les Echos. En effet, plus sélectif que jamais, le marché de l’art offre actuellement de remarquables opportunités d’acquérir une oeuvre tout en profitant d’un prix avantageux. Cette décote temporaire s’explique par le recul des acheteurs américains et japonais, qui ces dernières années portaient le marché à la hausse. La période que nous traversons depuis 2008 connaît une multiplication des transactions privées, elles donnent la préférence au marché traditionnel plus discret et plus rassurant aux yeux des vendeurs potentiels. Ces derniers se tournent d ‘avantage vers les marchands d’art. de nombreux records ont été battus, notamment avec le tableau « Les Coucous, tapis bleu et rose » d’Henri Matisse, parti à 35,9 millions d'euros lors de la dispersion de la collection YSL Bergé.

Ce record est significatif d’un retour du grand classicisme comme l’observent de nombreux professionnels. Les tableaux anciens tiennent leurs promesses et s’avèrent de bons investissements, mais aussi le mobilier des XXe et XXIe siècle ou les estampes. Tamyo Tanayaka, spécialiste de l’estampe japonaise constate cette autre tendance en matière d’investissement : Depuis le premier trimestre 2009, il observe le retour de financiers, dotés de budgets importants. Pour ceux qui s'intéressent aux investissements judicieux, voici un domaine qui reste, depuis plusieurs années abordable et dont les premiers prix avoisinent les 3.000 euros. En revanche, dans son ensemble, l’art contemporain marque une pause. Toutefois, de « jeunes » artistes affichent une hausse remarquable. En effet, en 2008 une des première oeuvre de l’artiste américain Sterling Ruby, est estimée entre 35.000 et 80.000 et vendue 360.000 dollars. une autre de ses oeuvres estimée entre 80.000 et 120.000 dollars, part à146.000 dollars courant 2010  Les prévisions sont optimistes, la presse économique nous dit: le second semestre, comme l'année qui débute seront des périodes de consolidation du marché. L’art sort de la crise.

Salon des antiquaires et art contemporain Bordeaux 2011

ACHETER, MAIS QUOI ?

Plus que jamais, l’art apparaît comme une vraie valeur refuge. À condition de faire les bons choix au bon moment. Le prix d’une oeuvre répond à un mécanisme bien connu, celui de l'offre et de la demande. Aussi, pour constituer une collection ou un investissement judicieux il faut orienter son choix vers des oeuvres confirmées qui illustrent des pans de l’histoire de l’art qui n’ont pas encore connu les feux de la rampe, ou bien qui en sont sortis.   L’art contemporain n’a pas tout dit. Le peintre abstrait Zao Wou Ki, ou encore l’artiste japonais Takashi Murakami dont l’oeuvre puise bon nombre de ces références dans l’imagerie manga sont deux valeurs à la cote soutenue, à suivre de près. Mais encore, les bijoux Art déco de bonne qualité s’avèrent des achats pertinents. La peinture classique offre aussi des surprises.

Certaines niches sont encore sous-estimées, comme la peinture florentine du XVIIIe siècle. Certaines de ces oeuvres partent désormais entre 5.000 et 8.000 €. La production française de cette époque souffre aussi d’un désaveu du marché. Un portrait « Homme en buste » 1690, par Nicolas de Largillière, un des peintres de Louis XIV s’est vendu en juin dernier 12.500 €. Le marché du livre ancien réserve aussi de belles occasions, ce que confirme l’expert Jean-Baptiste de Proyat dans le magazine économique Les Echos. « Certaines oeuvres sont encore sousestimées. C'est le cas par exemple des 35 volumes de 1751 de l' Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Une publication qui, à certains égards, a changé l'histoire de l'humanité et se négocie aujourd'hui entre 70.000 et 400.000 euros. " conclue cet expert indépendant. En bref, parfois il faut acheter à contre-courant.


En savoir plus : http://www.salon-antiquaires-bordeaux-lac.fr



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