Performance gourmande Speed Food Cenon

Gironde
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Performance gourmande Speed Food Cenon
Performance gourmande : un concept au succès grandissant
Programme Performances Gourmandes Cenon

Performance gourmande speed food 2010 CenonPerformance gourmande speed food est un périple gustatif accueillant 800 convives dont 400 issues des associations d’entraide cenonnaise, invitées par la ville.  Les  chefs présents bénévolement doivent chacun leur tour réaliser en 20 minutes, en direct et sur scène une recette à partir du produit mis à l’honneur, cette année "la patate".

« La patate » : un thème qui va de soit pour fêter les 5 ans de la performance gourmande speed food. D’abord parce que la patate, assurément les chefs, fournisseurs et bénévoles qui s’activent chaque année autour de la manifestation l’ont. Mais surtout parce que la patate est aussi emblématique du concept de l’événement : faire à manger vite, bien et pour pas cher !


Mise en Bocuhe avec cette vidéo de Performance Gourmande 2010 from elements films on Vimeo.

Une performance de chefs

Le speed food c’est avant tout une performance de chefs cuisiniers. 5 chefs réputés de la région se plient au jeu depuis plusieurs années : sur un thème imposé, cette année « la Patate », chacun réalise devant 800 personnes, en direct et en 20 minutes une recette digne des grandes tables. Avec quelques contraintes, notamment le choix de produits bon marché et accessibles à tous. Parti seul dans l’aventure, le chef étoilé de la Cape, Nicolas Magie, s’entoure depuis plusieurs années, de chefs enthousiastes à l’idée de faire partager leur vision de la gastronomie.Performance-Gourmande-Cenon-2011-02

Démocratisation de l’art et art du partage

Le 17 décembre, ce sera Noël avant Noël ! En prélude aux fêtes de fin d’année, cette soirée portée par la ville de Cenon et Nicolas Magie réunit plus de 800 personnes, dont 400 issues des associations d’entraide cenonnaises, invitées par la ville. Car la performance gourmande c’est un concept mais aussi des valeurs : accessibilité, partage et solidarité. Eriger la gastronomie en art populaire, l’expurger de ses codes et ambiances tamisées pour n’en garder que la substantifique moelle : l‘élaboration et la dégustation d’une cuisine inventive et savoureuse. Une volonté portée par la ville à travers sa politique culturelle mais aussi par les chefs soucieux de partager leur savoir faire et de le rendre accessible. Avec un prix d’entrée serrée à 6 euros pour les Cenonnais (9 euros pour les hors commune), la performance n’est pas que gourmande ! Elle est aussi solidaire.

Partenaires généreux, bénévoles investis

L’événement suscite une chaîne de solidarité qui se développe et se renforce à chaque édition. En effet, les années passent et les partenaires restent, l’événement en accueillant chaque année de nouveaux. D’un côté des fournisseurs de matière première et de matériel, professionnels aux relations étroites et fidèles avec les chefs. Tous animés par la même envie de faire découvrir, initier, partager. De l’autre des adhérents d’associations, qui joignent l’utile à l’agréable. A l’instar des adhérents de la cyber base (structure d’initiation et de perfectionnement aux TIC), qui participent plusieurs semaines en amont de l’événement en réalisant certains des supports de communication (mise en page, édition, impression…) diffusés le soir même aux 800 convives.

Cette année les Ateliers culinaires de Philippe et Catherine Allaire sont entrés dans la danse en accompagnant les concurrents du premier concours de cuisine, le Cenon cook challenge, qui réunissait 16 adhérents des associations d’entraide de la ville.

La culture dans tous les sens

Pour la seconde année c’est le Rocher de Palmer, scène numérique des cultures du monde, qui accueille la performance gourmande. Les 800 convives sont invités à déambuler dans le Rocher pour un périple mettant les 5 sens en éveil. Le goût, l’odorat et le toucher bien sur, mais aussi la vue et l’ouïe. Car les performances gastronomiques seront ponctuées d’intermèdes artistiques : musique avec la fanfare déambulatoire Mangui dem Taf taf, exposition de photographies sur les préparatifs de la performance, réalisées bénévolement par Gaëlle Hamalian Testud, et création Vjiing mêlant musique et projections numériques.

La gastronomie en partage

La performance aurait pu n’être que gourmande. Mais la spécificité et la richesse de l’événement résident avant tout dans la chaîne de bénévoles et de bonnes volontés qui grandit chaque année. Une organisation qui doit sa force et sa longévité à la rencontre entre Nicolas Magie, cenonnais d’origine, issu de cette génération de chefs désireux d’installer la gastronomie dans un univers accessible à tous, et Cenon, avec son réseau associatif dynamique et sa politique culturelle qui a donné naissance au Rocher de Palmer et à son ambitieux projet de démocratisation des cultures du monde, d’accessibilité à la culture tout court.

Un réseau de professionnels généreux

Depuis 2007, Nicolas Magie fédère ses chefs d’amis et les invite à donner leur temps et leur énergie, à partager leur savoir pendant une soirée entière. Michel Portos, Yohan Alias, Frédéric Lafon, Thomas Brasleret, Philippe Capdevielle répondent avec enthousiasme à l’appel et emmènent dans leur sillage leurs fournisseurs. Prêts à s’investir eux aussi, ils offrent généreusement les matières premières, prêtent le matériel (à l’instar de l’imposant et rutilant piano professionnel Bonnet qui occupera la scène centrale), mettent à disposition leurs locaux professionnels. Dans le salon de musiques, quelques châteaux offriront à la dégustation des vins délicats choisis pour accompagner au mieux les recettes des chefs. Tout un réseau de générosité qu’il fallait se faire rencontrer pour participer à une action collective.

 

Le Cenon cook challenge

La ville relève le pari chaque année et co organise l’événement, fait le lien avec les associations d’entraide de son territoire. Invite adhérents et bénévoles à participer à la soirée mais aussi à s’investir. Ainsi, pour la première année, et pour aller plus loin dans l’accompagnement des publics les plus éloignés des manifestations, la ville a impulsé un concours de cuisine. Une logique et une continuité dans l‘initiative des chefs soucieux de partager au mieux et au plus près leur passion de la cuisine. Avec le soutien bénévole des Ateliers culinaires de Philippe et Catherine Allaire, 16 adhérents du service de proximité, de l’épicerie solidaire « le panier des quatre saisons », du Secours populaire, des Maisons de l ‘animation et de la citoyenneté, et de la cyber base se sont lancés. Initiés aux techniques culinaires mais aussi à la gestion du temps, au respect du coût et du travail bien fait, les concurrents ont eu pour consigne la réalisation de tapas à partir d’un panier d’ingrédients qui leur était fourni. Après 4 sessions de 3 heures, 4 finalistes ont été sélectionnés par un jury, chargé de désigner le vainqueur. Parallèlement, les chefs de la performance gourmande participent sur la dernière ligne droite du concours et attribuent leur « coup de coeur » à l’un des 4 finalistes. A la clé, pour le Prix spécial du jury et le Prix coup de coeur, un stage dans les cuisines de la Cape et une session pratique et technique aux Ateliers culinaires de Philippe Allaire.

Gaëlle Hamalian-Testud capte « l’envers des cuisines »

leschefs2GH-TestudEst ce parce que son travail s’inscrit dans le « sillage de la photographie humaniste », parce qu’elle est une « photographe voyageur » attirée par les destinations lointaines et les cultures du monde, ou parce que son travail récent sur l’envers du décor pour l’Opéra de Bordeaux lui a donné des idées? Toujours est il que G. Hamalian- Testud a eu envie de rejoindre l’aventure cette année. Depuis plusieurs mois elle s’immisce discrètement dans les cuisines des chefs et capte des clichés d’ambiance, des moments d’intimité où se révèlent leurs passions secrètes. Un travail qui fera l‘objet d’une projection vidéo et d’une exposition « La tête dans les étoiles des grands chefs de cuisine » au Rocher le soir du 17 décembre.

Nicolas Magie, cuisinier militant

Natif de Cenon, alors que son passage par le Crillon le prédestine aux beaux quartiers, Nicolas Magie ouvre en 1999 son établissement « La Cape » dans le quartier la Morlette à Cenon. Une fidélité à ses valeurs et à ses parents restaurateurs, depuis quatre générations. Il appartient à la nouvelle vague des jeunes chefs du Sud Ouest qui mélangent avec succès terroir et modernité. Artiste gastronomique, il s’attache à partager sa passion et travaille à démocratiser « la grande cuisine ». Un travail d’artisan chercheur qui lui valu une étoile Michelin en 2004.

Michel Portos, une cuisine ouverte sur le monde

Arrivé au Saint-James à Bouliac en 2002, ce chef a trouvé un espace à la dimension de son talent qui s’exprime dans une cuisine métissée où se mêlent parfums méditerranéens, saveurs exotiques et terroir du sud-ouest. A la recherche d’authenticité, le chef joue l’audace et fait confiance à son instinct pour explorer des contrées gustatives inattendues. Persévérant et inspiré par ses nombreux voyages, son inventivité est récompensée par une deuxième étoile Michelin attribuée en mars 2010 au Saint James. Hyperactif et toujours enclin à prêcher la bonne parole gastronomique il entre dans l’aventure de la performance gourmande en 2007. En novembre 2011, le guide Gault & Millau le consacre « cuisinier de l’année ».

Frédéric Lafon, réinventer le goût du terroir

Frédéric Lafon a traversé la Garonne en avril 2008 pour venir installer ses fourneaux sur la rive droite de Bordeaux. Le chef de l’Oiseau bleu n’en demeure pas moins fidèle aux produits du terroir et s’amuse des saveurs et des textures des spécialités du Sud Ouest qu’il réinvente avec créativité. Les grands classiques n’échappent pas davantage à son imagination : il en revisite les recettes avec originalité, à la manière d’un auteur qui nous ferait partager sa dernière oeuvre.

Yohan Alias, jeune chef du Café maritime

Meilleur apprenti de la Gironde et d’Aquitaine, le jeune chef a fait ses armes auprès du traiteur Philippe Capdevielle, lui même formé par Alain Ducasse. L’ancien chef cuisinier des Rives de Fieusal à Bruges, s’est installé il y a deux ans au Café Maritime. Il laisse s’y exprimer sa cuisine inventive et moderne, pour servir une « gastronomie débridée » dans une ambiance bois et grand écran !

Thomas Brasleret investit Ze Rock

Ex second de Nicolas Magie à la Cape Thomas Brasleret est désormais l’associé et le Chef de la brasserie Ze Rock, attenante au Rocher. Poursuivant les préceptes qui ont fait la renommée de la Cape – inventivité, plaisir des papilles et ludisme, sélection de produits frais et de saison, Thomas colore sa cuisine aux saveurs du monde, offrant une cuisine « cuisinée ».

Philippe Capdevielle, Traiteur de France

Cuisiner traiteur depuis 1989, Philippe Capdevielle s’est formé chez les grands, tel Alain Ducasse, à l’école du terroir et du produit sélectionné pour son origine et sa qualité. Des principes qui guident toujours l’esprit de cet entrepreneur philanthrope. Investi dans la performance gourmande depuis 2007, Philippe Capdevielle est de l’aventure pour la philosophie et les valeurs qu’elle porte. Pour le plaisir de partager un savoir faire avec un public inhabituel et curieux. Il est aussi le garant des règles d’hygiène relatives au transport et à la chaîne du froid. Ses locaux fonctionnels et adaptés sont mis à disposition des chefs qui le désirent et qui manquent de place pour dupliquer en 800 exemplaires les recettes présentés le soir du 17 décembre.



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