Une Flûte Enchantée Enneigée !
Gironde
20 Janvier 2010
... Mozart sont bien tels que la postérité les a dépeints, cette nouvelle
production de La Flûte enchantée proposée par l‘Opéra National de
Bordeaux, dans une mise en scène de Laura Scozzi devrait le réjouir.
Les 10 représentations données à Bordeaux du 22 Janvier au 7 Février
2010 , sur la scène du Grand-Théâtre de Bordeaux, seront interprétées
par Alec Shrader, Edgaras Montvidas, Eve Christophe-Fontana, Caroline
Fevre, Delphine Haidan, Thomas Dolié, Florian Sempey, Aline Kutan,
Sophie Desmars, Doug Jones, Maria Bengtson, Nathalie Gaudefroy,
Jean-Manuel Candenot, Brindley Sherratt, Natacha Kowalksi(1).
L‘Orchestre National Bordeaux Aquitaine sera placé sous la direction du
jeune chef Darrell Ang - Premier Prix du 50ème Festival international
des jeunes chefs d'orchestre de Besançon, et qui dirigera sa première
production lyrique à Bordeaux.
Si la dernière Flûte enchantée donnée en 1982 sur cette même scène pour
la réouverture du Grand-Théâtre (après rénovation de sa salle) était
d‘une facture plus traditionnelle, cette nouvelle production dont la
création allemande a eu lieu le 14 novembre 2009 au Staatstheater de
Nüremberg, évolue sur des sommets neigeux, sur fond d‘univers à la
James Bond et de références aux sixties.
Chorégraphe qui a signée notamment quelques collaborations avec Laurent
Pelly, Laura Scozzi présente sa deuxième mise en scène lyrique,
associée à Natacha Le Guen de Kerneizon pour les décors et à
Jean-Jacques Delmotte pour les costumes.
VENDREDI 22 JANVIER 2010 A 20H (A) – DIMANCHE 24 JANVIER 2010 A 15H (B) - MARDI 26 JANVIER 2010 A 20H (A) – MERCREDI 27 JANVIER 2010 A 20H (B) – JEUDI 28 JANVIER 2010 A 20H (A) – MARDI 2 FÉVRIER 2010 A 20H (B) – MERCREDI 3 FÉVRIER 2010 A 20H (A) – JEUDI 4 FÉVRIER 2010 A 20H (B) – VENDREDI 5 FÉVRIER 2010 A 20H (A)(2) – DIMANCHE 7 FÉVRIER 2010 A 15H (B)(2)
(1) TAMINO, Alec Shrader(A), Edgaras Montvidas (B) - PREMIERE DAME, Eve Christophe-Fontana - DEUXIEME DAME, Caroline Fevre - TROISIEME DAME, Delphine Haidan - PAPAGENO, Thomas Dolié, Florian Sempey (27 janvier et 4 février) - LA REINE DE LA NUIT, Aline Kutan, Sophie Desmars (27 jan. et 4 fév.) - MONOSTATOS, Doug Jones - PAMINA, Maria Bengtsson(A), Nathalie Gaudefroy (B) - LE RECITANT, Jean-Manuel Candenot - SARASTRO, Brindley Sherratt - PAPAGENA, Natacha Kowalksi
(2) Audio-description proposée aux déficients visuels
LA FLÛTE ENCHANTÉE - Ppéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart - Livret d’Emmanuel Schikaneder
Créé le 30 septembre 1791 à Vienne, au Freihaus Theater auf der Wieden
Créé le 30 septembre 1791 à Vienne, au Freihaus Theater auf der Wieden
Coproduction Staatstheater Nürnberg et Opéra National de Bordeaux
Entretien avec Laura Scozzi, metteur en scène. Propos recueillis en novembre2009 avant la création allemande
- Pour votre deuxième mise en scène lyrique, est-ce votre choix de monter La Flûte enchantée ?
Avant la Flûte enchantée, j‘ai mis en scène, toujours à Nuremberg, l‘année dernière «Benvenuto Cellini» de Berlioz. Et à chaque fois ce n‘est pas un choix, mais une proposition de la direction du théâtre. Cela ne me cause aucun problème : j‘aime l‘idée de plonger dans une oeuvre que je ne connais pas, puisque de cette façon j‘ai la chance d‘approcher un nouvel univers.
- Vos collaborations préalables avec Laurent Pelly laissent imaginer une « Flûte » assez déjantée. Est-ce le cas ?
Je ne sais pas. Ce sera au public d‘évaluer. Mais, venant de la danse, j‘aime le mouvement et la mise en scène de la flûte n‘échappe pas à cette règle de base qui est la mienne.
- Quel est votre parti pris de mise en scène ? Comment connectez-vous votre propre univers libéré des conventions à l’oeuvre initiatique de Mozart ?
L‘oeuvre laissait entrevoir plusieurs pistes. Un premier acte conçu comme un conte de fées et un deuxième comme un parcours initiatique dans lequel musique et livret diffèrent très clairement du premier. Trouver une cohérence dans une modernisation n‘a pas été chose facile. J‘ai privilégié la dualité homme/femme, qui parsème la totalité de l‘oeuvre, en laissant entrevoir une suprématie masculine (plusieurs affirmations clairement exprimées dans les textes et les airs, l‘épreuve du silence, qui occupe presque 20 minutes dans l‘oeuvre et qui consiste à ne pas parler aux femmes !, la nuit de la Reine et le soleil de Sarastro, la défaite finale de la Reine, l‘importance des voix masculines par rapport à leurs homologues féminins (Tamino/Pamina, Papageno/Papagena, Sarastro/Reine de la Nuit). Et en tant que femme, tout cela ne m‘a pas laissée indifférente !
Le conflit Reine/Sarastro oblige les deux jeunes Tamino/Pamina à subir une manipulation sans relâche. L‘initiation, essentielle à chaque être humain pour passer à l‘âge adulte en assumant ses responsabilités sociales et ses choix dans le respect des autres, leur sera d‘un grand secours. Les vraies épreuves consistent à prendre conscience personnellement (Tamino/Pamina) de ce qui est bien ou mal en écartant toute manipulation extérieure (Reine/Sarastro).
- Quels décors et quels costumes avez-vous imaginés avec Natacha Le Guen et Jean-Jacques Delmotte ?
Nous avions envie de transposer cette histoire dans une société actuelle, avec des personnages plus proches de nous. Ce qui nous a immédiatement éloignées des symboles d‘Egypte. Nous cherchions une unité spatiale et temporelle, nous permettant d‘évoluer d‘une façon cinématographique à travers les innombrables changements de lieux imposés par le livret. Le livret lui-même nous a donné une piste, évoquée à plusieurs reprises : montagnes et vallées. L‘idée de la montagne nous a paru intéressante aussi bien d‘un point de vue esthétique que symbolique (la difficulté d‘atteindre le sommet ...). Presque immédiatement, à l‘évocation de la montagne conjuguée aux innombrables changements de décors, l‘idée de James Bond s‘est vite frayé un chemin. Et qui dit 007, dit sixties. Notre unité spatiale et temporelle était née.
- Votre Flûte en chantier est actuellement en répétitions pour la création Allemande. Comment cela se passe t’il ?
Difficilement. Je lutte quotidiennement contre la tradition. Tous les allemands grandissent avec la flûte et ils se sentent en droit d‘estimer ce que l‘on peut en faire ou pas. Ils ont une idée très précise, disons même figée, de ce que les personnages devraient être et je peine à amener certains chanteurs vers d‘autres chemins… Mais à part ça, tout va bien !
Née à Milan, Laura Scozzi débute la danse à l’age de six ans et explore toutes les disciplines corporelles, du classique au contemporain, en passant par le jazz, les claquettes et les danses de salon. Elle poursuit ses études à l’Accademia d’Arte Drammatica de Rome, puis à l’Ecole du Mimodrame Marcel Marceau de Paris. Elle étudie également la sociologie et expérimente la photographie. En 1994, elle crée la Compagnie Opinioni in Movimento pour laquelle elle chorégraphie et met en scène plusieurs spectacles : Zapping Movies, FE.I.R –l’amour, l’Arrache Cœur, FE.I.R – la peur, Sol à sol avec poids, FE.I.R. – la colère, FE.I.R –le désir et le dégoût et Un jour mon prince viendra…
Par la suite, Laura Scozzi est amenée à créer, pour des ballets : la pièce chorégraphique la Dolce Vita pour le ballet du Grand Théâtre de Genève en 2001, les Sept péchés capitaux (Weill / Brecht) à l’Opéra Garnier pour le ballet de l’Opéra de Paris en 2002 et Mes relations avec les hommes n’ont jamais été très claires pour le Junior Ballet de Cannes en 2003.
A l’Opéra, elle chorégraphie Unter Donner und Blitz (la Chauve-souris / Strauss) à l’Opéra Bastille dans une mise en scène de Coline Serreau en 2000 et collabore avec Laurent Pelly pour Platée (Rameau) à l’Opéra Garnier, Anvers, Genève, Bordeaux, Montpellier, la belle Hélène (Offenbach) au Châtelet et au Festival de Santa Fé, la Périchole (Offenbach) pour les Opéras de Marseille, Nancy et Montpellier et la grande Duchesse de Gerolstein (Offenbach) au Théâtre du Châtelet. Laura Scozzi a également travaillé pour le théâtre en créant les chorégraphies du Salon d’été, spectacle écrit et mis en scène par Coline Serreau en 1998/99 et Théâtre sans animaux en 2001, spectacle écrit et mis en scène par Jean-Michel Ribes.
Elle crée également les chorégraphies pour plusieurs films dont les Enfants s’ennuient le dimanche (Poirot-Delpech) en 1994, Tu mi fai girar ... qu’elle réalise en 1994 (Nomination Catégorie Création et mention d’honneur du jury final au VIII Grand Prix Vidéo Danse 1995), la belle Verte (Serreau) en 1995, les Corps ouverts (Lifschitz) en 1996 et Monsieur Naphtali (Schatzky) en 1999.
A l’Opéra, elle chorégraphie Unter Donner und Blitz (la Chauve-souris / Strauss) à l’Opéra Bastille dans une mise en scène de Coline Serreau en 2000 et collabore avec Laurent Pelly pour Platée (Rameau) à l’Opéra Garnier, Anvers, Genève, Bordeaux, Montpellier, la belle Hélène (Offenbach) au Châtelet et au Festival de Santa Fé, la Périchole (Offenbach) pour les Opéras de Marseille, Nancy et Montpellier et la grande Duchesse de Gerolstein (Offenbach) au Théâtre du Châtelet. Laura Scozzi a également travaillé pour le théâtre en créant les chorégraphies du Salon d’été, spectacle écrit et mis en scène par Coline Serreau en 1998/99 et Théâtre sans animaux en 2001, spectacle écrit et mis en scène par Jean-Michel Ribes.
Elle crée également les chorégraphies pour plusieurs films dont les Enfants s’ennuient le dimanche (Poirot-Delpech) en 1994, Tu mi fai girar ... qu’elle réalise en 1994 (Nomination Catégorie Création et mention d’honneur du jury final au VIII Grand Prix Vidéo Danse 1995), la belle Verte (Serreau) en 1995, les Corps ouverts (Lifschitz) en 1996 et Monsieur Naphtali (Schatzky) en 1999.
Crédit Rédactionnel : CanalCom
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- 14-02-12 | 20h00 | Bordeaux Le roi des bons
- 15-02-12 | 10h00 | Marcheprime Petit Bond/ Teatro Gioco Vita
- 15-02-12 | 15h00 | Marcheprime Petit Bond/ teatro Gioco Vita
- 16-02-12 | 21h00 | Bègles Cie Les Labyrinthes - Silence compl...







Laura Scozzi


