Exposition Palais-Gallien à Bordeaux

palais-gallien-bordeaux"AD ARENAS ! Histoires du Palais-Gallien de Bordeaux ", une exposition sur le Palais-Gallien, suite aux travaux de fouilles menées par l'Institut Ausonius à l'emplacement des vestiges et mandatées par la ville de Bordeaux.

Dans le cadre de la dynamisation de son patrimoine, la ville de Bordeaux a décidé de lancer un programme d’études et de mise en valeur du Palais-Gallien.

A cet effet, la mairie s’est tournée vers Ausonius, institut de recherche spécialisé dans l’étude de l’Antiquité et du Moyen Âge. Par délibération du Conseil Municipal du 25 janvier 2010, il est décidé la signature d’une convention entre la Ville de Bordeaux, l’Etat et l’institut Ausonius (Unité mixte de recherche 5607 du CNRS / Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3) pour un programme de recherche sur l’étude et la compréhension du Palais-Gallien.

« AD ARENAS ! 
HISTOIRES DU PALAIS‐GALLIEN DE BORDEAUX »


Exposition présentée à l’Archéopôle d’Aquitaine
du lundi 23 janvier au vendredi 08 juin 2012
Une nouvelle convention a été signée entre les mêmes partenaires pour l’année 2011. Axé autour de l’histoire et de l’architecture du Palais-Gallien, le programme (2010-2012) s’articule autour de quatre objectifs principaux :

  • dater l’édifice,
  • étudier son évolution, ainsi que celle du quartier qui l’entoure, depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine,
  • mettre en lumière l’originalité de ses techniques de construction,
  • restituer l’édifice en 3D sous forme numérique.

Palais Gallien de Bordeaux

(fouilles 2011 dirigées par D.Hourcade - Institut AUSONIUS)

L’EXPOSITION « "AD ARENAS ! Histoires du Palais-Gallien de Bordeaux "
Exposition réalisée par l’Institut Ausonius (UMR 5607 du CNRS et de l’Université de Bordeaux3 – Directrice Valérie Fromentin), en collaboration avec la Mairie de Bordeaux, la DRAC Aquitaine et les partenaires de l’exposition (Archives municipales de Bordeaux, Musée d’Aquitaine) et avec pour Commissaire de l’exposition David Hourcade, Institut Ausonius.

A la suite des fouilles archéologiques effectuées en juin et août 2010 et de juillet à septembre 2011, l’institut Ausonius, en collaboration avec la Mairie de Bordeaux, la DRAC Aquitaine et en partenariat avec les Archives municipales de Bordeaux et le Musée d’Aquitaine, présente l’exposition « AD ARENAS ! Histoires du Palais-Gallien de Bordeaux ».
palais-gallien-bordeauxCette exposition a pour objectif de présenter les résultats des recherches récentes menées sur le site, d'immerger le visiteur dans l'ambiance des fouilles de l'été 2011, mais également de retracer l’histoire de l’amphithéâtre antique à travers les siècles. Une maquette du Palais-Gallien, sa restitution numérique 3D ainsi que des visites virtuelles sont présentées. 

Les visiteurs peuvent découvrir l’histoire de ce monument à travers les thèmes suivants :

  • Le Palais-Gallien dans la ville
  • Le Palais-Gallien dans l’Antiquité
  • Le Palais-Gallien à travers les âges
  • Le Palais-Gallien restitué
  • Le Palais-Gallien et l’archéologie bordelaise
  • Le Palais-Gallien en cours de datation

Scénario de l’exposition

L’exposition « AD ARENAS ! Histoires du Palais Gallien de Bordeaux » a pour but de mettre en valeur la connaissance du patrimoine archéologique et historique de Bordeaux tout en proposant au public de découvrir l’histoire de l’amphithéâtre à travers les siècles en le replaçant dans le tissu urbain de Bordeaux. L’exposition contient cinq thèmes :

1 – Le Palais-Gallien dans la ville

  • L’amphithéâtre de Burdigala
    Le Palais-Gallien est un amphithéâtre d’époque romaine, datant vraisemblablement du IIe siècle ap. J.-C. Il est le seul témoin de l’antique ville de Burdigala, chef lieu de la cité des Bituriges Vivisques et capitale de la province romaine d'Aquitaine. L’édifice est implanté à la périphérie nord-ouest de l’agglomération, au milieu des tombes des nécropoles voisines. Sa position excentrée lui permet néanmoins d’être liée aux centres administratifs et politiques de la ville qui se situaient, selon les hypothèses, à proximité de la place des Grands-Hommes ou sur le mont Judaïque, à l’arrière de la place Gambetta. Vers 300 ap. J.-C., la construction d’une muraille autour du centre-ville, isola l’amphithéâtre qui fut alors abandonné.
  • Les ruines du Palais-Gallien dans Bordeaux
    Durant tout le Moyen Âge, les ruines de l'ancien amphithéâtre se dressent dans la campagne, à l’écart de la ville et entourées de vignes. Le quartier du Palais-Gallien commence à s’urbaniser dans la seconde moitié du XVIIe siècle, mais ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le bâti conquiert peu à peu les abords immédiats du monument. La vente et le lotissement de l'intérieur de l'édifice interviennent au début du XIXe siècle. Le Palais-Gallien est alors véritablement englouti dans la ville et les artisans qui s'y installent détruisent inexorablement la plupart des vestiges encore conservés. Vers 1870, le quartier s'embourgeoise peu à peu et seules subsistent les ruines associées à la porte nord.

2 – Le Palais-Gallien dans l’Antiquité

  • Plan et architecture de l’amphithéâtre
    Le Palais-Gallien, dont ne subsistent aujourd’hui que les vestiges de la porte Nord et quelques arcs des murs Est, mesurait à l'origine environ 132 m de long, 110 m de large et 25 m de hauteur. Il pouvait accueillir près de 22000 spectateurs. Bien que ses dimensions soient comparables à celles des autres amphithéâtres de la région, il était presque deux fois plus petit que le Colisée de Rome. Inspiré des amphithéâtres d'Arles et de Nîmes, notamment pour sa façade extérieure composée de deux étages de galeries à arcades surmontés d'un attique, le Palais-Gallien présente plusieurs originalités architecturales : absence de galerie périphérique, murs en moellons calcaires et en briques, emploi massif du bois pour les gradins et les étages.
  • Les spectacles de l'arène
    Le Palais-Gallien était un amphithéâtre destiné aux combats de fauves et de gladiateurs. Les spectacles, souvent gratuits pour le public, étaient offerts par les magistrats ou de riches mécènes. Après l’ouverture des jeux par une grandiose procession, la journée se déroulait en trois temps : la matinée était réservée aux combats d’animaux sauvages ou aux chasses, la mi-journée était occupée par des divertissements, dont des condamnations à mort, alors que l’après-midi était réservée aux combats de gladiateurs. Les duels se déroulaient sous contrôle d’un arbitre et en présence de soigneurs. A la fin du combat, la sanction de l’organisateur tombait en fonction des acclamations du public. Les mises à mort étaient rares.

3 – Le Palais-Gallien à travers les âges

  • Du « Palais de Galiène » au « Palais-Gallien »
    Le nom de "Palais-Gallien" est dû à des légendes médiévales et modernes. À la fin du XIIIe siècle, on racontait qu'il s'agissait de la demeure de la princesse Galiène, épouse du roi Cénebrun ou concubine de Charlemagne, mais c'est au XVIe siècle que l'édifice est associé, également à tort, à l’empereur romain Gallien (253-268 ap. J.-C.). Pendant toute la durée du Moyen Age, les ruines de l'amphithéâtre se dressaient au milieu de la campagne où, abandonnées, elles servaient de carrières. A l’époque moderne, elles deviennent le repère des marginaux de la ville avant d'être transformées en décharge municipale. Dès 1760, les projets d’aménagement se multiplient, mais l’édifice reste dans un piteux état de délabrement.
  • De la privatisation à la conservation
    Au lendemain de la Révolution française, les ruines du Palais-Gallien sont vendues au titre des biens nationaux afin d’être démantelées et loties. Les parcelles sont petit à petit achetées par des artisans et des particuliers dont les activités conduisent à la destruction de la porte sud et des murs voisins. En 1840, date de l'inscription des ruines au classement des Monuments historiques, seules la porte nord et une partie des arcs orientaux sont conservées. Les projets de sauvegarde se multiplient des les années 1860, mais il faut attendre les années 1880 pour que les vestiges soient dégagés par expropriation et mis en valeur par l’aménagement d’un square et d’un jardin public.

4 – Le Palais-Gallien restitué

  • Des relevés au modèle numérique
    La restitution 3D du Palais-Gallien s’est faite à partir de la documentation graphique déjà existante et des relevés tridimensionnels des vestiges effectués pour l’occasion. Plusieurs ébauches numériques ont été réalisées par la cellule Archéotransfert (CNRS, Archéovision) au fur et à mesure des avancées de la recherche jusqu’à l’obtention du modèle présenté.
  • Du modèle 3D à la maquette
    Le LaBRI (CNRS, IPB, Université de Bordeaux 1 et de Bordeaux 2) a réalisé la maquette du Palais-Gallien à partir d'une version simplifiée du modèle numérique 3D et à l'aide d'une imprimante à jet de résine. Deux types de résine ont été utilisés pour, à la fois, différencier les structures (gradins et murs) et permettre de lire le plan cadastral par transparence.

5 – Le Palais-Gallien et l’archéologie bordelaise

  • palais-gallien-bordeauxLes fouilles anciennes (1864-1964)
    Depuis son classement comme « Monument Historique » en 1840, le Palais-Gallien a fait l’objet de plusieurs campagnes de fouilles archéologiques. Les premières, dirigées par Louis Lancelin, ont lieu en 1864. Elles ont pour but d'identifier la nature des ruines. Les secondes, menées de 1886 à 1889 par Charles Durand, architecte en chef de la ville, visent à étudier, restaurer et mettre en valeur le site. Les plus importantes datent du milieu du XXe siècle. Elles sont dirigées par le professeur Robert Etienne de 1953 à 1964. Au terme de quatre campagnes de fouilles, il conclut que l’amphithéâtre date du début du IIIe siècle ap. J.-C et qu’il a été détruit par un incendie lors des invasions barbares de 276 ap. J.-C.
  • Les recherches en cours (2010-2012)
    Cette exposition s’inscrit dans le cadre d’un programme de recherche triennal (2010-2012), mis en place par l'Institut Ausonius (CNRS/Université de Bordeaux 3), la Mairie de Bordeaux et la DRAC Aquitaine, qui a pour but l’étude et la valorisation des vestiges du Palais-Gallien.

Ce projet se donne quatre objectifs principaux : dater l’amphithéâtre, reconstituer son histoire et son évolution depuis l’Antiquité, mettre en lumière son originalité architecturale et en proposer une restitution numérique 3D. Les fouilles en cours ont permis de proposer une nouvelle date de construction pour l'amphithéâtre (IIe siècle ap. J.-C.) et ont mis en lumière sa transformation en décharge municipale dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Informations pratiques

  • Exposition présentée à l’Archéopôle d’Aquitaine
    Campus universitaire, 8, esplanade des Antilles, 33607 PESSAC
    Tram B ‐ arrêt Unitec
  • Du 23 janvier 2012 au 8 juin 2012 , Ouvert du lundi au vendredi : de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30
    Entrée libre
  •  Visites pour les scolaires

L’exposition est ouverte aux groupes scolaires sur réservation. Des animations et ateliers pédagogiques sont prévus. Pour  tous  renseignements  complémentaires,  prendre  contact  avec  l’Archéopôle d’Aquitaine : Sonia Syllac  sonia.syllac@u‐bordeaux3.fr,  05 57 12 15 00

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Le Palais-Gallien de Burdigala à Bordeaux

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