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| Inspirafrica en Pays Dogon |
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| 24-02-2008 | ||||||
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Contexte du projet
La malnutrition est un problème majeur pour le Mali où plus d’un enfant sur trois souffre de carences alimentaires entraînant déficiences physiologiques et/ou maladies infectieuses. Il s’agit donc d’une question essentielle de santé publique nécessitant la mobilisation de toutes les énergies.
Selon la dernière enquête démographique et de santé réalisée en 2001, entre 30 et 50% des enfants entre 1 et 5 ans souffrent d’insuffisance pondérale. 40 à 60% de ces mêmes enfants accusent un retard de croissance. Selon cette même enquête, 38% des enfants de moins de 5 ans sont à moins deux écarts-types de la norme taille/âge et 33% sont à moins deux écarts-types de la norme poids/âge. L’anémie, dont il faut rappeler qu’elle conduit notamment à une insuffisance en globules rouges, est très largement répandue : 80% des enfants de 0,5 à 5 ans présentent des symptômes d’anémies (18% souffrent d’anémie légère, 53% d’anémie moyenne et 11% d’anémie sévère). On pourrait multiplier les illustrations, l’accès des enfants de moins de 5 ans à la vitamine A est très problématique car seulement 30 à 40% de ces enfants ont accès à des aliments riches en vitamine A et/ou des compléments de vitamine A. Ces chiffres sont particulièrement préoccupants quand on connaît le rôle majeur de la vitamine A dans la croissance et les conséquences d’une carence en cette vitamine sur le système oculaire.
15% des enfants de 0 à 35 mois présentent des cas de malnutrition chronique 10% des enfants de la commune souffrent de cas malnutrition aigu. 5% des femmes en âge de procréer ont un déficit énergétique aigu
La malnutrition est un phénomène largement invisible: les 3/4 des enfants qui meurent de causes liées à la malnutrition sont affectés de ce que les spécialistes appellent malnutrition modérée et légère et ne présentent aucun symptôme aux yeux des observateurs. Les carences les plus importantes répertoriées en termes de micro-nutriments sont le FER, la VITAMINE A et l’IODE. De plus, l’accès aux soins de santé pour les plus démunis est partout extrêmement difficile voire impossible du fait de l’éloignement des centres de santé et faute de moyens financiers suffisants des classes les plus pauvres.
Notre souhait est d’aider Fifi TEMBELY, Présidente de YA-G-TU (YAM-GIROBOLO-TUMO) association pour la promotion de la femme à Bandiagara. Cette femme lutte pour l’amélioration et la diversification de productions agricoles (traditionnelles et maraîchères) sur le plateau Dogon qui souffre d’un déficit céréalier. En novembre 2007, nous avons effectué une étude de faisabilité ayant pour but de vérifier la possibilité de lancer le projet de création d’une ferme de production de Spiruline dans la région du pays Dogon au Mali et plus précisément dans le village de Bandiagara. Lors de notre séjour, nous avons visité deux fermes, l’une à Safo au Mali, l’autre à Loumbila au Burkina Faso, afin de nous permettre de voir une chaîne complète de récolte de spiruline. Notre association œuvre notamment pour l’atteinte de l’un des objectifs du millénaire, à savoir : aider à éliminer l’extrême pauvreté et la faim.
Crédit Rédactionnel Association Inspirafrica - Crédit Photo Antenna technologies France
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Nature de la malnutrition constatée


