Ariane à Naxos - Création mondiale à Bordeaux

Gironde
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Ariane à Naxos transposée par Roy Rallo à BordeauxL’Opéra National de Bordeaux présente une nouvelle production d’« Ariane à Naxos » transposée par Roy Rallo dans l’univers new-yorkais de l’art contemporain. Présentée sur la scène du Grand-Théâtre de Bordeaux du 23 février au 3 mars 2011, l’opéra de Richard Strauss « Ariane à Naxos » ....

.... sera donné sous la direction de Kwamé Ryan, dans une mise en scène de l’américain Roy Rallo qui signera-là sa première création française, après avoir remonté Alcina de Haendel, conçue par Jossi Wieler et Sergio Morabito, il y a quelques années à Lyon.

L'argument  : Un « nouveau riche » donne une soirée dans sa demeure viennoise. Afin de divertir ses invités, il a commandé une oeuvre à un jeune compositeur, Ariane à Naxos. Craignant que cet opéra contant les malheurs d’Ariane abandonnée par Thésée sur son rocher, ne soit pas assez divertissant, il impose qu’une pantomime dans l’esprit de la commedia dell’arte- y soit ajoutée. C’est ainsi qu’en un même spectacle, Zerbinette et ses quatre amants rejoignent Ariane, ses trois nymphes et Bacchus.

Roy-RalloNouvelle production de l’Opéra National de Bordeaux, présentée sur la scène du Grand-Théâtre de Bordeaux du 23 février au 3 mars 2011, l’opéra de Richard Strauss « Ariane à Naxos » sera donné sous la direction de Kwamé Ryan, dans une mise en scène de l’américain Roy Rallo qui signera-là sa première création française, après avoir remonté Alcina de Haendel, conçue par Jossi Wieler et Sergio Morabito, il y a quelques années à Lyon.

L’espace scénique s’inspire notamment de la Factory de Warhol, du laboratoire de création de Robert Wilson, The Watermill Center, et de la tendance actuellement en vogue chez les gens extrêmement fortunés de construire chez eux leur propre galerie. L’installer dans un laboratoire contemporain où voisinent art conceptuel et performances semble en quelque sorte refléter l'esprit même d’Ariane à Naxos, qui, avec sa vision ironique et délibérée des formes culturelles européennes, et sa façon de mélanger des éléments contradictoires, est en fait une oeuvre d’art conceptuel ] précise Roy Rallo, qui - après leur collaboration sur Don Pasquale de Donizetti en 2009 pour le Deutsche Nationaltheater Weimar - a fait appel à Marsha Ginsberg et Doey Lüthi pour la création des décors et des costumes.

La soprano Heidi Melton –déjà entendue à Bordeaux pour sa prise de rôle dans Tannhäuser (Elisabeth) - interprètera le rôle-titre pour la seconde fois, après l'avoir chanté au Curtis Institue of Music il y a quelques années. Martin C. Turba, reprendra le rôle du Majordome précédemment interprété à l'Opéra Royal de Wallonie. Elza van den Heever, qui a déjà effectué une prise de rôle pour l'Opéra National de Bordeaux en 2008 dans Idomeneo (Elletra) de Mozart, effectuera sa prise de rôle du Compositeur.

…[ j'ai la chance de très bien connaître à la fois Elza van den Heever, notre compositeur, et Heidi Melton, notre Ariane, et je peux dire que ma vision de ces personnages est d’une certaine façon adaptée à leur considérable talent d’actrices chantantes. ] Roy Rallo

Maquette-Decors-Ariane-Naxos

Direction musicale, Kwamé Ryan - Mise en scène, Roy Rallo - Décors, Marsha Ginsberg - Costumes, Doey Lüthi - Lumières, Christopher Akerlind

Par ordre d’entrée en scène, Le Majordome, Martin C. Turba Ariane, Heidi Melton - Le Compositeur, Elza Van Den Heever - Le Maitre de Musique, Olivier Zwarg - Le Maitre à danser, Olivier Dumait - Scaramouche, François Piolino - Ténor/Bacchus, Arnold Bezuijen Zerbinette, Brenda Rae - Harlequin, Thomas Dolié - Brighelia, Xin Wang - Truffaldin, Andrey Zemskov - Naïade, Mélody Louledjian - L’Echo, Eve Christophe - Dryade, Katharina Magiera.

  • Conférence – Grand-Théâtre - Tous publics – mardi 15 février à 18h30 - Entrée libre et gratuite
  • De cour à jardin – mardi 22 février à 18h au Grand-Théâtre - Rencontre avec les artistes de la production – Entrée libre et gratuite
  • Mercredi 23, Vendredi 25 Février, Mardi 1er, Jeudi 3 mars à 20h et le Dimanche 27 février à 15h
  • Tarif 2 - de 8 à 80 € - Durée 2h30

Genèse et création
Pour remercier le metteur en scène Max Reinhardt d’avoir sauvé la création du Chevalier à la rose, Hofmannsthal et Strauss envisagent dès 1911 de concevoir un spectacle hybride, destiné à mettre en valeur toute la palette des talents de Reinhardt, au théâtre comme à l’opéra. L’idée : jouer le même soir Le Bourgeois gentilhomme de Molière dans une adaptation d’Hofmannsthal avec une musique de scène de Strauss, et un opéra sur le thème mythologique d’Ariane abandonnée par Thésée sur l’île de Naxos.
Dès mars 1911, librettiste et compositeur s’accordent sur l’idée d’ajouter aux personnages grecs des acteurs de la commedia dell’arte pour apporter un contrepoint comique. Pour lier la pièce et l’opéra, Monsieur Jourdain exprimait le souhait d’assister à une représentation mêlant l’histoire d’Ariane aux divertissements proposés par une troupe de comiques. Outre les quinze numéros de sa musique de scène pour la pièce de Molière, Strauss devait composer un « petit opéra d’une demi-heure » pour compléter la représentation théâtrale. En fait, c’est une bonne heure et demie que dure l’opéra, si bien qu’avec la pièce de Molière, la première création à Stuttgart le 25 octobre 1912, avec Maria Jeritza dans le rôle-titre et Hermann Jadlowker en Bacchus, parut interminable au public, les amateurs d’opéra et de théâtre s’ennuyant à tour de rôle et conduisant Strauss et Hofmannsthal à reconsidérer leur projet.
La Première Guerre mondiale, la composition du ballet La Légende de Joseph et de la Symphonie alpestre, le travail sur La Femme sans ombre retardent la version définitive, qui est créée le 4 octobre 1916 à Vienne avec à nouveau Jeritza en Ariane, Lotte Lehmann en Compositeur et Selma Kurz en Zerbinette : la pièce de Molière y est remplacée par un prologue de la plume de Strauss et de Hofmannsthal, qui resserre le lien logique avec l’opéra proprement dit. Sous cette forme, l’oeuvre, qui devait au départ n’être qu’une récréation dans leur travail, est une des créations les plus achevées de Strauss et Hofmannsthal, et s’est toujours maintenue au répertoire.
Extrait de « Richard Strauss, mode d’emploi » de Christian Merlin - Ed. L’Avant Scène OPERA
Texte reproduit avec l’autorisation de l’auteur

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