Musique en Côte Basque Roberto Benzi avec l'ONBA - Roberto Benzi - Béatrice Uria-Monzon

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Musique en Côte Basque Roberto Benzi avec l'ONBA
Roberto Benzi - Béatrice Uria-Monzon
Orchestre National Bordeaux Aquitaine

BIOGRAPHIES Roberto Benzi

Roberto Benzi est né de parents italiens le 12 décembre 1937 à Marseille (France) où son père enseigne le solfège. Ses aptitudes musicales, en particulier « l'oreille absolue », se manifestent très tôt ; on commence à lui apprendre le solfège dès l'âge de 3 ans et il travaille le piano à 4 ans. André Cluytens lui donne ses premières leçons de direction d'orchestre à Paris alors qu'il n'a pas encore 10 ans. En 1948 il débute comme chef d'orchestre en France et poursuivra définitivement dans cette voie.

Le cinéma lui consacre deux films musicaux, tournés par Georges Lacombe : « Prélude à la Gloire » (1949) primé au Festival de Cannes (1950) et « L'Appel du Destin » (1952) avec comme partenaire Jean Marais. Recueillant un immense succès à travers toute l'Europe, ces films sont en partie à l'origine de sa célébrité précoce et susciteront même un certain nombre de vocations musicales. Roberto Benzi passe le baccalauréat avec mention, puis fréquente la Faculté des lettres (Sorbonne) et termine en privé les études d'analyse et d'écriture musicale.

Roberto-BenziEn plus de 50 ans de carrière, il a dirigé les plus célèbres orchestres du monde : Orchestre de Paris, Orchestre National et Orchestre Philharmonique de Radio France, Ensemble Orchestral de Paris, Philharmonia Orchestra (Londres), London Symphonic, London Philharmonic, Royal Philharmonic, English Chamber Orchestra, Scottish Chamber Orchestra, Tonhalle Orchester Zürich, Orchestre de la Suisse Romand Accademia Santa Cecilia di Roma, Wiener Symphoniker, Philharmonie Tchèque Prague, Orchestre Symphonique de Prague, Philharmonie Slovaque Bratislava, Philharmonie de Leningrad (Saint Pétersbourg), Philharmonie de Moscou, Orchestre d'État d'URSS (Russie), Orchestre de Radio Moscou, Philharmonies de Stockholm et d'Oslo, Orchestre de la Radio suédoise, Chapelle Royale de Copenhague, Concertgebouw d'Amsterdam, Rotterdam Philharmonic, Orchestre Philharmonique de la radio hollandaise, Netherlands Philharmonic, Orchestre d'État de Bavière (Opéra de Munich), Berliner Philharmoniker, Bayerischer Rundfunk, Bamberger Symphoniker, Staatskapelle de Dresde, Philharmonic de Dresde, Gewandhaus de Leipzig, Gürzenich Orchester Köln, NDR Hamburg et Hannover, Orchestres des Radios belges, Orquesta Nacional Madrid, Orchestre de la Radio de Madrid (RTV), Israël Philharmonic, Jerusalem Symphony orchestra, Tokyo Philharmonic, Yomiuri Nippon Symphony Orchestra, the Philadelphia orchestra, Cleveland orchestra, Minnesota orchestra (Minneapolis), Pittsburgh Symphony, Montreal Symphony.

Il a participé aux Festivals de Vienne, Prague, Saint-Petersburg, Besançon, Aix en Provence, Montreux, Saratoga (N.Y./USA), Robin Hood Dell (Philadelphia), Ambler (Pa.) etc. Sa première direction lyrique, à Marseille en 1954, est « le Barbier de Séville » avec la célèbre coloratura Mado Robin dans le rôle de Rosine. Il a été engagé par de nombreux Théâtres d'Opéra : Metropolitan Opera de New York, Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, Théâtre National de Prague, Opéra de Sofia, Grand Théâtre de Genève, Teatro Verdi de Trieste, etc. En 1959/60, il est chargé de la Direction musicale de « Carmen » à l'Opéra de Paris lors de la première production de l'ouvrage sur cette scène.

À partir de 1960, il enregistre de nombreux disques pour le label Philips dont il sera artiste exclusif pendant 15 ans, puis également pour E.M.I., Forlane et Naxos. Comme chef permanent, il a été Directeur et fondateur de l'Orchestre Bordeaux-Aquitaine (1972-1987) ; Directeur musical et conseiller artistique de l'orchestre Philharmonique d'Arnhem aux Pays-Bas (Het Gelders Orkest, 1989-1998) ; Surintendant artistique et chef de l'Orchestre National des Jeunes (NJO) aux Pays-Bas (1991-1995). Depuis 1973, il enseigne la Direction d'orchestre à l'occasion de Masterclasses (France, Suisse, Pays-Bas, etc.). Il a publié des orchestrations chez divers éditeurs : Peters/Frankfurt, Salabert , Lemoine, Leduc et Billaudot.

Roberto Benzi a été nommé Chevalier de la Légion d'honneur, de l'Ordre National du Mérite, des Palmes Académiques et dans l'Ordre Royal hollandais du « Nederlandse Leeuw ».

BIOGRAPHIES Béatrice Uria-Monzon

Béatrice Uria Monzon passe son enfance et son adolescence à Agen, sa ville natale. Baccalauréat en poche, mais pas encore fixée sur son orientation, elle décide de s'octroyer une année de réflexion et s'inscrit à nouveau en terminale au Lycée Saint-Jean de Lectoure. Un directeur d'établissement mélomane, P. Gardeil, et un professeur qui y anime une chorale, R. Fornerod, l'initient au chant qui s'impose alors comme une évidence...

Beatrice-Uria-MonzonAprès des études d'Histoire de l'Art et un an au Conservatoire à Bordeaux, elle entre au CNIPAL de Marseille en 1984. Elle perfectionne ensuite sa formation musicale à l'École d'Art Lyrique de l'Opéra National de Paris et débute rapidement sur les plus grandes scènes françaises. Lyon, Toulouse, Aix-en-Provence, Nancy, Marseille, et d'autres, l'accueillent dans un répertoire varié.

1993 marque un tournant avec ses débuts dans le rôle de Carmen à l'Opéra Bastille, dans la nouvelle production de J-L. Gomez, où son interprétation s'éloigne d'emblée des clichés et des archétypes du personnage. Elle reprend le rôle sur les grandes scènes nationales et internationales : Teatro Colon de Buenos Aires, Opéra de Miami, Teatro Regio de Turin, Arènes de Vérone, Chorégies d'Orange, Staatsoper de Vienne, Metropolitan Opera de New York, Opéra de Houston, Bayerische Staatsoper de Munich, Teatro Real de Madrid.

Elle aborde ensuite le répertoire italien avec Leonora de La Favorite et Eboli de Don Carlo. Elle chante sa première Dalila à l'Opéra de Zurich, puis interprète Béatrice de Béatrice et Bénédict à Nancy, Tours et Bordeaux, Giulietta des Contes d'Hoffmann au Chorégies d'Orange, à la Scala de Milan, au Teatro Real de Madrid et à l'Opéra National de Paris. Son répertoire comprend également les héroïnes de Massenet :

Hérodiade qu'elle incarne sur les scènes de Saint-Etienne et d'Avignon, Dulcinée (Don Quichotte) à l'Opéra National de Paris et Charlotte (Werther) à l'Opéra de Lyon. Autres rôles du répertoire français abordés : la reine Gertrude de Hamlet (Thomas) au Liceu de Barcelone, Julie (Fiesque de Lalo) au Festival de Montpellier et Didon des Troyens à l'Opéra National du Rhin, Eboli à Houston et au Staatsoper de Berlin.Au long de ce parcours, elle travaille avec des chefs tels que S.Ozawa, K. Nagano, A.Jordan, G. Prêtre, M. Plasson, A. Lombard, M-W. Chung, J-C Casadesus, G. Bertini, J. Conlon, M. Soustrot, L. Slatkin, N. Santi, A. Jordan, M. Janowski...

Parmi les metteurs en scène figurent : N.Joël, R Carsen, H.Kupfer, J-L Gomez, E.Sagi, L.Ronconi, G.Deflo, La Fura dels Baus, C Roubaud, P.Caurier et M.Leiser, JC.Auvray…

Il n'est pas rare non plus de retrouver Béatrice Uria-Monzon en récital, avec orchestre ou piano. A son actif : les mélodies françaises de Berlioz, Ravel, Duparc et Fauré, mais aussi espagnoles de Granados, De Falla, Montsalvatge et Monpou et des oratorios : Requiem de Verdi, Mozart, Fauré, Stabat Mater de Rossini, Pergolèse.

Béatrice Uria Monzon continue d'étoffer son répertoire avec de nombreuses prises de rôles récentes ou à venir, comme Venus de Tannhaüser qu'elle a interprétée au Liceu de Barcelone, à l'Opéra de Rome et à l'Opéra National de Paris sous la baguette de Seiji Ozawa, ou encore Amneris et Adalgisa, Judith (Le Château de Barbe-Bleue de Bartok) au Palais Garnier de Paris et Santuzza aux Chorégies d’Orange en août 2009.

Dans les mois à venir, les rôles de Sara dans Roberto Devereux (Donizetti), Chimène dans Le Cid de Massenet à l'Opéra de Marseille, Tosca à Avignon, Marina dans Boris Godounov et La Passagère de Weinberg au Teatro Real de Madrid enrichiront cette palette de nouvelles interprétations. Elle sera à nouveau Santuzza à Marseille, Carmen au Liceu de Barcelone, Eboli dans la version française de Don Carlos au Staatsoper de Vienne, Adalgisa à Lausanne, Judith dans la reprise du Château de Barbe-Bleue à l'Opéra National de Paris et à Tokyo.



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