Anglet : exposition Ben, Robert Combas et Jean-Luc Parant - Villa Beatrix Enea

  • Catégorie : Euskal Herria - Pays Basque - Pyrénées Atlantiques
Terrain de Je, portraits et autoportraits : OEuvres historiques à la Villa Beatrix Enea de Anglet
Terrain de Je, portraits et autoportraits : OEuvres historiques à la Villa Beatrix Enea de Anglet

Réunis pour la première fois dans la même exposition, Ben, Robert Combas et Jean‐Luc Parant, figures majeures de la scène artistique française et amis dans la vie, se prêtent au jeu de la création à quatre et six mains. Un ensemble d’œuvres communes sont réalisées spécifiquement pour .....

.... l’exposition Terrain de “Je” ‐ Portraits et autoportraits organisée par La Villa Beatrix Enea, centre d’art contemporain d’Anglet. Des œuvres appartenant à leurs collections respectives seront également présentées. Un rendez‐vous artistique inédit sur la Côte basque pour une exposition que Combas qualifie lui‐même d’historique.

Terrain de Je  Vue de l'exposition  4 © Studio Z

En invitant ces trois figures majeures de la scène artistique française à croiser leurs  univers singuliers dans une création commune, La Villa Beatrix Enea met à leur  disposition un terrain de jeu inédit. Rendez‐vous artistique d’exception, l’exposition Terrain de “Je” s’annonce comme une exposition historique.

Terrain de Je  Vue de l'exposition  1 © Studio Z

Un Terrain de “Je” inédit pour une création à quatre et six mains

Imaginée comme un terrain de jeux, un endroit permettant aux artistes de jouer  avec les œuvres, les mots, les objets, l’exposition suit le fil conducteur de la représentation de soi et des autres pour mettre en valeur la singularité des univers artistiques. Il y est bien sûr question d’ego, de la rencontre d’individualités, mais aussi de générosité et d’amitié.

Les artistes, qui se connaissent très  bien, se prêtent ainsi au jeu de la  création à quatre et six mains d’un ensemble d’œuvres communes réalisées spécifiquement pour Terrain de « Je ». Aussi, chacun partageant un peu  de son intimité avec les autres, se sont‐ils échangé notes, pages de brouillon,  fragment d’œuvres encore en gestation et toiles inachevées, pour laisser l’autre les terminer.

Terrain de Je  Vue de l'exposition  3 © Studio Z

Bras de fer artistique, joute picturale, entre perte d’identité, effacement devant l’autre et envie irrésistible d’exister, chacun exprime aussi son « je ».

Des œuvres historiques et des créations spécifiques pour Anglet

L’exposition comporte un ensemble de pièces originales – papiers, dessins,  peintures, sculptures et objets ‐ créées spécifiquement pour les lieux ; elle accueille également des œuvres de collection prêtées par les artistes, des portraits et  autoportraits, des œuvres des uns appartenant aux autres. Seront notamment  présentées deux œuvres de Ben : « Je perds la boule » de la collection Parant et  « Sans toit je meurs » de la collection Combas.

ROBERT COMBAS L'archer © Studio Z PARANT Autoportraits aux mains © Studio Z BEN et JEAN LUC PARANT J'ai les boulles   Au secours je n'ai plus de place © Studio Z

Ben

Né en 1935 à Naples, Italie. Vit et travaille à Nice.

Site Internet : ben‐vautier.com  lara‐vincy.com

Ben, de son vrai nom Benjamin Vautier, est l’un des artistes majeurs du XXe siècle,  connu pour ses actions, performances, installations et ses peintures. Sa production,  à la fois réflexion sur l’art dans ce qu’il a de plus fondamental et intégrant notre  quotidien dans ce qu’il a de plus particulier, réussit à faire de la vie un art. Sont ainsi  entrés dans son œuvre des univers aussi éloignés du champ artistique que l’ethnisme, l’ego ou la vérité. Ben bénéficie d’une incroyable popularité auprès du  grand public grâce à ses « écritures » qui allient la plus grande impertinence et la plus grande justesse.

À la fin des années 1950, Ben ouvre à Nice une petite boutique qui devient  rapidement un lieu de rencontres et d’expositions où se retrouvent les principaux  membres de ce qui deviendra l’école de Nice : César, Arman, Martial Raysse…  Proche d’Yves Klein et séduit par le Nouveau Réalisme, il est convaincu que « l’art  doit être nouveau et apporter un choc ». Admirateur d’Isidore Isou et de la peinture  lettriste, Ben réalise dès 1958, ses premières peintures écritures et développe l’idée d’Art Total.

Au début des années 1960, plusieurs artistes tentent de s’approprier le monde en  tant qu’œuvre d’art. Ben va signer tout ce qui ne l’a pas été : « les trous, les boîtes  mystérieuses, les coups de pied, Dieu, les poules… », reliant l’art et la vie,  expliquant que tout est art et que tout est possible en art. En 1962, à l’occasion  d’une exposition à Londres, il vit quinze jours dans la vitrine de la galerie et rencontre George Maciunas qui le fait entrer dans le groupe Fluxus.

Au début des années 1980, il rencontre de jeunes artistes : Robert Combas, Hervé  Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard…, groupe auquel il donne le nom de  Figuration Libre, mouvement d’art caractérisé notamment par l’absence du respect  des règles de la figuration classique, l’utilisation de matériaux hétéroclites et de couleurs discordantes.

Très impliqué dans la scène contemporaine, Ben soutient toujours de jeunes artistes.

Source : Galerie Lara Vincy

BEN Qui suis je BEN J'ai perdu la boule © Studio Z

Robert Combas

Né en 1957 à Lyon. Vit et travaille à Paris.

Site Internet : combas.com laurentstrouk.com

« Ma peinture, c’est du rock ». Ainsi résume son œuvre Robert Combas. Fou de  rock, la musique fonde véritablement son rapport à la peinture. Son œuvre,  inspirée du graff et de la bande dessinée, est à la fois désinvolte et humoristique, drôle et sensuelle.

À peine est‐il sorti des Beaux‐Arts de Montpellier que son travail est reconnu par le  monde de l’Art. Il devient ensuite très rapidement le chef de file de la Figuration Libre, mouvement dénommé ainsi par l’artiste Ben.  

Pour l’artiste, la Figuration libre « c’est faire le plus possible ce qu’on veut, le plus personnellement, le plus librement ».

Et cette liberté se manifeste dans la variété des thèmes abordés, se ressent dans le  moindre détail de ses œuvres. Il peint le réel, son réel, mais retravaille aussi des dessins académiques. Alors il dévergonde des sujets trop sages, trop convenables.

Ces tableaux sont un jeu de couleurs, de formes, de motifs, de visages, de corps. Il  y intègre des bas‐reliefs moyenâgeux, des personnages végétaux à la Arcimboldo, des scarifications. Chaque œuvre est un monde en soi. Chacune raconte une histoire sur la vie quotidienne… la stupidité, la violence, l’amour, la haine.

Combas n’est pas prisonnier d’une forme de peinture, son œuvre est en perpétuelle  évolution… évolution qui a fait l’objet, en 2012, d’une première grande rétrospective au musée d’art contemporain de Lyon.

Source : Galerie Laurent Strouk

ROBERT COMBAS Portrait de JLP en cocotte minute Studio Z JEAN LUC PARANT et ROBERT COMBAS Paroles de boules© Studio Z

Jean‐Luc Parant

Né en 1944 à Tunis, Tunisie. Vit et travaille entre Sète, Illiers‐Combray et la Normandie.

Site Internet : lara‐vincy.com - pacea.fr 

Depuis plus de cinquante ans, Jean‐Luc Parant continue de tourner en rond autour  d’une œuvre tout à fait singulière. S’étant intitulé « fabricant de boules et de textes  sur les yeux » dès la fin des années 1960, le travail poétique de Jean‐Luc Parant est  inséparable de son travail plastique. En effet, son œuvre, conçue dans la stricte  dualité de ses thèmes, est affaire de textes et de boules, de vision et de toucher, de jour et de nuit, d’infime et d’infini.      

Ayant pris conscience très tôt de son aveuglement sur ses propres yeux, les textes  de Jean‐Luc Parant sont le résultat – toujours provisoire – d’une recherche pour découvrir le visible insaisissable à partir de l’invisible de son propre regard.

Ayant pris conscience très tôt de l’espace sans fin qui explose sans cesse autour de  lui, Jean‐Luc Parant accompagne le bouleversement du monde de ses éboulements  de cire, de terre, d’encre ou de papier. Ses boules et ses tableaux sont autant de projections d’yeux dévorant l’espace et le monde.

Tournant autour de ses installations de boules dessinées, modelées, peintes,  sculptées, comme autour de ses compositions de textes sur les yeux ciselés,  malaxés, ajourés, ressassés, Jean‐Luc Parant chante l’espace, le monde et les yeux qui le voient. Il cherche en son œuvre un véhicule pour parcourir l’infini.

Ses monographies sont publiées par les éditions Actes Sud et La Différence. Ses  textes poétiques sur les yeux sont, entre autres, publiés aux éditions Argol,  Christian Bourgois, Fage, Fata Morgana, José Corti, La Différence, L’Atelier contemporain…

Source : Jean‐Luc Parant

COMBAS A la Basquèze Basquaise

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