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| Chantal Raguet à Monbazillac (24) |
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| 14-06-2008 | |
L’artiste Chantal Raguet expose cet été au Château de Monbazillac du 26 juin au 8 septembre 2008, à l’invitation de l’association "Les Rives de l’art" et de la cave coopérative du Château de Monbazillac, en partenariat avec le Frac Aquitaine.
Ultravirus : une exposition monographique de Chantal Raguet, à l'invitation de l'association « Les Rives de l'art » et de la cave coopérative du Château de Monbazillac, en partenariat avec le Frac Aquitaine. Le château de Monbazillac, monument historique classé du XVIe siècle entièrement meublé, offre un panorama extraordinaire sur la vallée de la Dordogne et présente une architecture unique, mêlant un esprit à la fois médiéval et « renaissant ».
A la faveur d’une visite du château, le public est amené à découvrir, au détour des pièces, des œuvres contemporaines offrant un dialogue « contrasté » entre le patrimoine d’hier et la création,d’aujourd’hui, une rencontre insolite prenant la forme d’un parasitage, à l’image du travail de Chantal Raguet qui bouscule les frontières entre le décor et le décoratif.
Plus précisément, Ultravirus est une contamination discrète des oeuvres à l’intérieur même du monument. En effet, tels des intrus microbiens, les oeuvres de Chantal Raguet se sont infiltrées à l’intérieur des espaces domestiques du château, depuis le sous-sol jusqu’à la chambre de la vicomtesse, en passant par plusieurs espaces d’apparat, sans oublier les tours latérales. Dans la cave, où se situaient jadis les cuisines, le public découvre au milieu des bouteilles de vin : Star Art Start (2003), un paillasson constitué de bouchons cloutés dessinant des comètes et des étoiles, jouant à la fois sur la banalité de l’objet et sur sa référence élogieuse à la noble activité agricole des vignobles alentour.
Au rez-de-chaussée, dans la tour des Blasons, l’artiste dévoile Eat Hit Color (2000-2006), œuvre composée d’une série de petits tableaux réalisés à partir d’emballages alimentaires. L’ensemble, patient travail de collecte, à l’image d’un archéologue des signes de la modernité, dessine, en trumeau, un écho colorimétrique à l’ensemble des blasons des différents propriétaires du château qui se sont succédé à Monbazillac.
Dans la salle protestante où sont rassemblés des souvenirs des Guerres de Religion, l’œuvre Disparition dog/Prolifération Dog est accrochée au-dessus de la cheminée. Ce ne sont pas des tableaux de facture classique : ces deux canevas à têtes de chiens de garde présentent des incrustations de colliers composés d’étranges amulettes. A l’étage, sur le lit de la Vicomtesse, l’artiste a déposé le Coussin Fakir (2000-2001), un coussin recouvert de cadrans de montres anciennes retournées, côté contre-émail, et brodés au fil d’inox. Cet ouvrage de dame, aux points à l’endroit pour un temps à l’envers, interroge les limites du décoratif et fait glisser l’objet familier vers un l’objet de contemplation, miroir de notre réflexion sur le temps et l’inconfort du passé à se remémorer.
Dans une autre salle, Chantal Raguet a suspendu Unchain my Light (2004-2006) au plafond. L’objet fait référence aux lustres classiques constitués de perles de cristal. Réalisé à partir de chaînes de manutention industrielle et artisanale, « ce petit lustre de pauvre » perd sa fonction de luminaire en projetant sur les murs un théâtre d’ombres, fait de chaînes démesurées, pouvant provoquer un sentiment de trouble.
Dans la tour de l’Oratoire, deux meubles à boutons, Chevet Louis Caisse (2005) et Ensemble Louis Caisse (2005-2006), apparaissent comme une forme de transgression au regard du mobilier baroque italien à proximité. Ces objets arrachés à l’univers quotidien sont ici victimes d’une contamination bactériologique, à l’image de la « pourriture noble » dans le processus de fermentation du vin : les boutons envahissent peu à peu les meubles jusqu’au sol où ils dégoulinent tels des touches de couleur.Au rez-de-chaussée, dans un petit salon au mobilier rustique périgourdin, sont suspendues les oeuvres les plus récentes de l'artiste, Influenza A (2008), sortes de bouquets floraux composés de plumes aux couleurs vives, prêts à «faire la poussière» au sens propre et figuré.
Chantal Raguet est née en 1973 à Cambrai, Vit et travaille à Bordeaux. L’exposition Ultravirus rassemble un ensemble d’oeuvres appartenant à l'artiste ainsi que deux acquisitions récentes du Frac Aquitaine. Commissariat Frac Aquitaine et les Rives de l'art.
Informations pratiques
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L’artiste Chantal Raguet expose cet été au Château de Monbazillac du 26 juin au 8 septembre 2008, à l’invitation de l’association "Les Rives de l’art" et de la cave coopérative du Château de Monbazillac, en partenariat avec le Frac Aquitaine.
Plus précisément, Ultravirus est une contamination discrète des oeuvres à l’intérieur même du monument. En effet, tels des intrus microbiens, les oeuvres de Chantal Raguet se sont infiltrées à l’intérieur des espaces domestiques du château, depuis le sous-sol jusqu’à la chambre de la vicomtesse, en passant par plusieurs espaces d’apparat, sans oublier les tours latérales. Dans la cave, où se situaient jadis les cuisines, le public découvre au milieu des bouteilles de vin : Star Art Start (2003), un paillasson constitué de bouchons cloutés dessinant des comètes et des étoiles, jouant à la fois sur la banalité de l’objet et sur sa référence élogieuse à la noble activité agricole des vignobles alentour.
Dans la tour de l’Oratoire, deux meubles à boutons, Chevet Louis Caisse (2005) et Ensemble Louis Caisse (2005-2006), apparaissent comme une forme de transgression au regard du mobilier baroque italien à proximité. Ces objets arrachés à l’univers quotidien sont ici victimes d’une contamination bactériologique, à l’image de la « pourriture noble » dans le processus de fermentation du vin : les boutons envahissent peu à peu les meubles jusqu’au sol où ils dégoulinent tels des touches de couleur.







