Festival International des Arts de Bordeaux Métropole : l’heure du bilan

Le FAB 2020 : une édition épique, historique mais FANTASTIQUE !
Le FAB 2020 : une édition épique, historique mais FANTASTIQUE !

Le FAB s’est terminé samedi 17 octobre 2020 et l’on se souviendra longtemps de cette édition masquée mais joyeuse, solidaire et responsable, tenace et conviviale ! La cinquième édition du FAB a compté 77 rendez-vous publics  ....

.... sur les 93 annoncés, 10 compagnies internationales et 12 compagnies régionales accueillies et 4 journées professionnelles organisées. Malgré leurs efforts, l’équipe du FAB et les habitants de la Fabrique Pola n’ont pas pu mettre en œuvre le lieu de retrouvailles souhaité mais le partenariat est reporté sur l’édition 2021.

De même que pour les spectacles qui n’ont pas pu être maintenus : 200 golpes de Jamón Serrano de Marina Otero, Every word was once an animal de Ontroerend Goed et Symphonie pour klaxons et essuieglaces de La Martingale – tous sont d’ores et déjà reportés pour l’édition 2021 du FAB.

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Le FAB : un succès professionnel et populaire

380 professionnels du secteur ont été accueilli pendant cette édition : 180 à l’occasion de la journée de rencontres de l’Observatoire des Politiques Culturelles, 40 pour le salon d’artistes co-organisé avec l’OARA et 160 sur les 15 jours de festival. Preuve que le festival est devenu un rendez-vous professionnel incontournable et attendu par toute une profession, grâce aussi aux nombreuses créations néo-aquitaines présentées, après un temps de pause forcé de 6 mois, sans possibilité de montrer et voir des spectacles.

Mais le FAB est aussi, surtout, un succès populaire : + de 8 300 spectateurs ont été accueillis en salle (quasiment toutes combles !) et dans l’espace public soit un remplissage de 98 %.

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Premier rendez-vous culturel et artistique d’envergure à avoir pu se dérouler depuis le mois de mars, le FAB a été l’événement espéré des retrouvailles et a réussi son pari de faire se rencontrer à nouveau artistes, professionnels, publics et habitants, bénévoles et équipes. Nous avons vécu, toutes et tous, une expérience extra-ordinaire nous rappelant la nécessité du faire et du vivre-ensemble. Le FAB a permis de se croiser, de partager des émotions, de vibrer malgré un contexte particulier.

Plus de 200 bénévoles et participant-e-s ont été à nouveau mobilisé-e-s pour permettre la tenue de l’événement, certain-e-s comme volontaires dans l’organisation du festival, d’autres comme participant-e-s actif-ves à un projet artistique, comme c’est le cas pour une vingtaine d’habitants et commerçants de SaintMédard qui ont prêté leur silhouette au projet Pas de porte ou sortie miraculeuse d’après confinement de Julie Chaffort et Agnès Pelletier ; ou encore les 50 danseurs et non-danseurs fédérés dans Panique Olympique / Troisième de la Compagnie Volubilis (prochaines représentations à Cognac en mars 2021).

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Le spectacle de danse de la compagnie ivoirienne N’Soleh, en guise d’inauguration du FAB, a su donner l’élan et insuffler une énergie sans pareil pour débuter cette édition. Les italiens de Pippo Delbono et d’Emma Dante ont ému le public au TnBA. L’expérience inédite online de #Virus et son jeu (d)rôle en présentiel Virus en aura dérouté plus d’un-e ! L’on se souviendra des inventions capillaires de Musique à poil, de la mélancolie de Façade, des improvisations du collectif Denysiak… Nous aurons baladé à trois reprises dans la Métropole Le récital surprise de l’opéra, adoré l’ingénieuse mise en scène de la célèbre BD de Fabcaro par la compagnie néo-aquitaine Mash-Up Production ou encore les trouvailles bricolées et musicales du Piston Errant et les attractions foraines qui ont ravies petites et grands enfants au Garage moderne.

L’on retiendra l’engagement fort du travail de certaines compagnies et leur regard sur le monde contemporain qui nous entoure, à l’image de The mountain, la dernière création des catalans de Agrupación Señor Serrano, de la danse engagée de Wanjiru Kamuyu, ou encore les histoires dans l’Histoire de Tout dépend du nombre de vaches. Les hypnotiques chorégraphies de Wax ou de Crépuscule, la danse joyeuse et colorée de Trottoir ou encore la nouvelle création du Cheptel Aleikoum nous ont toutes fait l’écho de nos vies, présentes ou futures (plus ou moins proches et réelles). La vidéo de Flatland, œuvre ô combien militante a été présentée dans l’écrin du hall de l’Opéra national de Bordeaux. Et enfin, finir cette édition avec Freeze, un objet poétique et méditatif, comme une pause hors du temps par le performeur Nick Steur. 

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La cinquième édition du FAB a tenu bon et a fait preuve de résistance ! En mettant en avant les productions régionales et en permettant l’accueil des compagnies internationales, avec des salles (en demie-jauge) combles. Cette nouvelle édition du FAB a su (re)trouver un public avide de nouvelles aventures artistiques et a permis aux artistes une visibilité plus que nécessaire en cette période compliquée.

« La crise ne rend pas la culture moins nécessaire au contraire elle la rend plus indispensable. La culture n’est pas un luxe dont en matière de disette il faudrait se débarrasser. La culture c’est l’avenir, le redressement, l’instrument de l’émancipation. »  - Jack Ralite

SAVE THE DATE :  6e édition du FAB  du 1er au 16 octobre 2021  

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