Le Démon au Grand-Théâtre de Bordeaux

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Découvrez à Bordeaux un grand chef-d’œuvre lyrique de la Russie du XIXe siècle dans une mise en scène audacieuse et une scénographie spectaculaire
Découvrez à Bordeaux un grand chef-d’œuvre lyrique de la Russie du XIXe siècle dans une mise en scène audacieuse et une scénographie spectaculaire

Cela faisait 109 ans que la France attendait le retour du Démon dans une version scénique complète. Quelle chance pour le public de l’Opéra National de Bordeaux de découvrir en ce début d’année la vision de l’œuvre de Rubinstein ....

....par Dmitry Bertman, dans le cadre d’une grande coproduction internationale ! Une distribution de premier plan, deux chœurs (Bordeaux et Limoges) et l’ONBA sous la baguette de l’irrésistible maestro Paul Daniel : il n’en fallait pas moins pour redonner vie à ce Démon oublié.

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© Demon-by-A-Bofill-teatro-liceu

Bordeaux fait renaitre le Démon, véritable tube en Russie a la fin du XIXe

Parmi les engagements de l’ONB : faire redécouvrir à son public des chefs-d’œuvre rares et oubliés. Créé en 1875 au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, Le Démon est un bijou étonnement méconnu de nos jours. C’est pourtant l’un des opéras les plus joués en Russie à la fin du XIXe siècle, qui deviendra d’ailleurs l’un des ouvrages favoris du génial Fédor Chaliapine, interprète régulier du rôle, et qui donnait fréquemment la grande aria « Sur un océan d’air » en concert.

mailledemon1.003Composé par Anton Rubinstein (frère du pianiste Nicolaï Rubinstein) et inspiré du poème oriental de Lermontov, l’opéra déploie une somptuosité musicale hors du commun. Ce drame romantique en 3 actes dévoile toute la richesse d’une musique, qui allie le lyrisme de l’âme russe à des sonorités occidentales audacieuses.

Rubinstein, père du Conservatoire de Saint-Pétersbourg, mentor de Tchaïkovski, est autant fasciné par Wagner, Liszt et Brahms qu’inspiré par Glinka : avec un mode de composition nourri du leitmotiv allemand, sa musique est aussi complexe qu’accessible, ses mélodies restant dans la tête dès la première écoute.

Deux chœurs, l’ONBA, et une distribution internationale sous la direction de Paul Daniel

Ce grand ouvrage choral sera donné pour la première fois à Bordeaux dans une production spectaculaire avec les chœurs de l’Opéra National de Bordeaux et de l’Opéra de Limoges réunis. Affiche Demon 2020AUn casting international alliera sa virtuosité à celle de l’ONBA sous la baguette du chef Paul Daniel, son directeur musical.

Parmi les stars de cette distribution, la soprano russe Evgenia Muraveva, qui « sauva » Lady Macbeth de Mzensk au Festival de Salzbourg en 2017, suite au retrait de Nina Stemme. Elle a récemment brillé dans Tosca à l’Opéra de Vienne. Nicolas Cavallier est aussi très attendu dans cette prise de rôle démoniaque, un challenge pour le baryton-basse français déjà très remarqué dans son interprétation d’autres diables, ceux des Contes d’Hoffmann à Bordeaux cette saison.

Après avoir été Lenski aux côtés d’Anna Netrebko au Metropolitan Opera de New York, le jeune ténor sibérien Alexey Dolgov campera pour la première fois à Bordeaux le Prince Sinodal, à la fois puissant et émouvant.

Le prince Goudal sera interprété par Alexandros Stravrakakis, 1er prix du Concours Tchaïkovski en 2019 et lauréat du Concours du Belvédère en 2018.

Une redécouverte résolument moderne, dans une mise en scène impressionnante

C’est la première fois depuis 1911 – où l’œuvre était donnée au Théâtre Sarah Bernhardt - que la France présente Le Démon dans une véritable production scénique. Depuis, seule une version mise en espace par Lev Dodin avait été présentée en 2003 par la troupe du Théâtre Mariinski sous la direction de Valery Gergiev au Théâtre du Chatelet. Avec un mapping 3D et un décor d’envergure, ce spectacle impressionnant - mis en scène par Dmitry Bertman - fait entrer l’œuvre dans le nouveau millénaire, en accordant une large place aux nouvelles technologies. Après avoir conquis le Gran Teatre del Liceu, Le Démon arrive à Bordeaux plus contemporain que jamais. A noter: ce spectacle est un hommage au grand baryton Dmitri Hvorostovsky –décédé en 2017 - pour qui il fut initialement conçu.

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